Javascript is disable - http://www.supportduweb.com/ - Générateur de ribbons(Bandeaux) web 2.0

  accueil siteaccueil siteaccueil siteaccueil siteminiaccueil siteCD bestof Claude Barzotti "Top 40 This Ultimate Collection" (6 juillet 2018) Belgique accueil site  

 CLAUDE BARZOTTI   23 juillet 1953   -   24 juin 2023   

La voix du Nord, Pour Vincent Handrey " Claude Barzotti c'est 30 ans d'amitié"

Le 28/06/2023 0

Dans Articles de presse

La voix du nord mercredi 28 juin 2023 p1miniLa voix du nord mercredi 28 juin 2023 p16mini

 

Pour Vincent Handrey, «Barzotti, c’est 30 ans d’amitié» et des chansons à la pelle

 

Claude Barzotti est décédé samedi. Une nouvelle qui a particulièrement touché Vincent Handrey, compositeur onnaingeois (personne n’a oublié Arenberg), mais aussi auteur de chansons pour « le Rital ».

Claude et vincent handrey

Une amitié de longue date.

Vincent Handrey s’était rendu chez son ami Claude Barzotti, atteint d’un cancer, il y a quelques jours encore. « Mais cette fois, lui comme moi savions que c’était la dernière fois que nous nous voyions. On est resté en tête-à-tête, on a ri, on a parlé de notre amitié », se souvient l’auteur d’Arenberg et de La Fiancée du poilu.

Sauvé de la poubelle

 

Ces deux-là s’étaient trouvés autour d’un texte qui avait bien failli passer à la trappe, parce que « Claude en recevait plein et les jetait tous ». Une amie de Vincent Handrey, Martine Alexandre, avait pourtant transmis au chanteur belge des textes de l’Onnaingeois. Jetés, donc. Et pourtant, tout à fait par hasard, l’œil de Claude Barzotti s’est arrêté sur le titre d’une des chansons inscrit en haut d’une page qui dépassait. « Il a sorti le papier de la poubelle, a adoré la chanson. Il m’a appelé et moi… j’ai cru à la blague d’un ami ! » Le fameux texte, signera la première collaboration entre les deux hommes. « On était en 1994, j’avais 25 ans, j’écrivais déjà pour C Jérôme depuis cinq ans. Il m’a mis en confiance en tant qu’auteur, moi qui suis musicien à la base ».

Claude et vincent handrey1

Lorsqu’il venait dans le Valenciennois, Claude Barzotti montait parfois sur scène avec son ami onnaingeois.

Une collaboration devenue une amitié forte. «  Comme moi, Claude avait des origines simples. On partageait des choses ». Les liens se resserrent encore autour du titre Papa, en 1997 : « C’était une chanson d’album. Nous l’aimions beaucoup, mais je ne m’imaginais pas qu’elle serait un succès. Et on en est à dix millions de vues sur YouTube ! ».

Une signature vocale

 

Ce que Vincent Handrey retient du chanteur Claude Barzotti, c’est une tessiture de voix, « une signature vocale qui ne ressemblait à personne. Et puis c’était un grand mélodiste, comme souvent les Italiens. On n’était pas dans le romantisme mais dans l’émotion. C’était un chanteur populaire ».

Claude et vincent handrey2

Du temps de leurs premières collaborations. «Comme auteur, il m’a mis en confiance».

Des couples se sont formés sur ses slows ; Le Rital est un tube indémodable ; jusqu’en 2019 date à laquelle Claude Barzotti avait arrêté la scène, des milliers de fans allaient l’applaudir en concert.

« Il a vendu douze millions d’albums ! Et il n’a jamais refusé un autographe, une photo. Claude avait le cœur sur la main, même s’il était timide ». Un trait de caractère qu’il a parfois caché dans les vapeurs d’alcool, même si sa famille et ses amis l’ont toujours aidé à s’en éloigner. Parmi eux, Vincent Handrey : « Claude était toujours là pour les premières de mes spectacles. Je l’invitais parfois à monter sur scène. Il était bon public, mais savait aussi me dire quand ça n’allait pas. Un ami fidèle ».

L’émotion comme moteur

 

En 2007, Claude Barzotti est invité chez son amie Dominique Cantien. Vincent Handrey l’accompagne. L’ancienne directrice des programmes de TF1 lui parle avec émotion de sa fille adoptive, Jada. « Quand on est reparti, dans la voiture, Claude et moi on s’est regardés. Il m’a dit "Tu penses comme moi ?" J’ai dit oui : on savait qu’il fallait écrire une chanson sur cette histoire touchante ». Jada deviendra l’un des titres de l’été, promu trois fois par jour par TF1.

Des anecdotes sur des chansons, Vincent Handrey n’en manque pas. « Il m’avait demandé d’assurer la direction artistique pour son spectacle à l’Olympia, en 2004. La veille de son passage, je regarde la façade de la salle, je vois son nom écrit en rouge. Je dis à Claude : j’ai une chanson. Il ouvrira son spectacle avec En lettre rouge à l’Olympia. C’était fou, sans doute un peu inconscient ».