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Dans Hommages

Belmondo le magnifique, le professionnel, Bébel Adieu...

Le 22/09/2021

Claude et belmondo 1

Hommage à Jean-Paul Belmondo

France Télévisions propose, sur ses antennes, un hommage à Jean-Paul Belmondo, dont la disparition suscite une vive émotion en France et au-delà de nos frontières.

Belmondo 2

Jean-Paul Belmondo© Gamma

Le célèbre acteur a profondément marqué le cinéma français durant plusieurs décennies. Sa carrière, sa personnalité, son charisme laissent une empreinte indélébile dans la mémoire collective et le cœur des Français.
Tout au long de la semaine, films exceptionnels, rendez-vous d’information et magazines reviennent sur le parcours de ce « monument national » et monstre sacré du cinéma. Adieu, « le Magnifique » !
France 2 aménage ainsi ses programmes pour diffuser, notamment lundi et mardi soir, trois de ses films cultes, qui appartiennent au patrimoine cinématographique français.

Lundi 6 septembre 

C à vous sur France 5 dès 19.00 
Dans la partie actualité, Anne-Élisabeth Lemoine reçoit :
– Daniel Auteuil, dont Jean-Paul Belmondo était l’icône
– Bernard Murat, réalisateur, qui a fait jouer Jean-Paul Belmondo dans Désiré en 1996
– Michel Drucker, ami de Jean-Paul Belmondo

Soirée spéciale hommage surFrance 2
À 21.05 : L’As des as, un film de Gérard Oury (1982) – Scénario Gérard Oury et Danièle Thompson
Avec Jean-Paul Belmondo, Marie-France Pisier, Rachid Ferrache…
1936, Jo Cavalier, entraîneur national, doit accompagner l’équipe de boxe aux JO de Berlin. Durant le voyage, il prend en charge un enfant de 10 ans poursuivi par la Gestapo.

À 22.55 : Un jour, un destin : Jean-Paul Belmondo, l’enfant terrible, présenté par Laurent Delahousse
Un film d’Agnès Hubschman (2017) – Sur une idée originale de Laurent Delahousse – Production Magnéto Presse
Disponible dès à présent sur la plateforme france.tv
Son nom est une légende du septième art. Jean-Paul Belmondo a tourné près de soixante-quinze films avec les plus grands cinéastes, tenu dans ses bras les plus belles actrices, joué dans une trentaine de pièces de théâtre… Roi du box-office, icône de la Nouvelle Vague, cascadeur hors norme, acteur caméléon capable de passer de Jean-Luc Godard à Gérard Oury, d’À bout de souffle à L’As des as. Sa gouaille sympathique, sa nonchalance pétillante et son style flamboyant ont marqué un demi-siècle de cinéma français. Voici l’histoire d’un jeune homme de bonne famille qui n’a jamais cessé de vouloir plaire à son père.

Mardi 7 septembre dès 21.05

À 21.05 surFrance 2
Le Professionnel, un film de Georges Lautner (1981) – Scénario Michel Audiard et Georges Lautner
Avec Jean-Paul Belmondo, Jean Desailly, Robert Hossein…
Issu de l’élite de l'armée française, Joss Beaumont est chargé d'exécuter le président de la Malagawi. Un contre-ordre tombe, la cible est devenue un ami de l’État. Pour l’empêcher de nuire, Beaumont est incarcéré, mais ne tarde pas à s’évader, décidé à mener à bien l’opération, malgré l’opposition de sa hiérarchie.

À 22.55 À bout de souffle, un film de Jean-Luc Godard (1960) – Scénario Jean-Luc Godard et Claude Chabrol
Avec Jean Seberg, Jean-Paul Belmondo, Daniel Boulanger…
Marseille, un mardi matin. Michel Poiccard vole une voiture de l’U.S. Army et prend la route nationale en direction de Paris. Énervé par une 2CV qui n’ose pas dépasser un camion, Michel double en plein virage et se fait prendre en chasse par un motard. Paniqué, il abat le policier d’un coup de revolver et s’enfuit. Le lendemain, en arrivant à Paris, Michel retrouve une jeune étudiante américaine, Patricia, avec laquelle il a une liaison amoureuse libre. 

 

Jeudi 9 septembre - Hommage national à Jean-Paul Belmondo

L'hommage national à Jean-Paul Belmondo présidé par le Président de la République, Emmanuel Macron, aura lieu jeudi à 16h30 à l'hôtel des Invalides. La rédaction nationale de France Télévisions se mobilise pour faire vivre cette cérémonie d'hommage aux téléspectateurs, en direct sur France 2 et franceinfo canal 27.

À 16.05 sur France 2
Edition spéciale présentée par Julian Bugier accompagné de Nathalie Saint-Cricq, en direct devant l'hôtel des Invalides au plus près du public venant rendre hommage au légendaire Jean-Paul Belmondo.
Les envoyés spéciaux de la rédaction Jean-Baptiste Marteau, Anne Bourse, Benjamin Delombre nous feront vivre la cérémonie de l'intérieur au côté des proches et des membres du gouvernement présents.

Franceinfo canal 27
À 14.00-  Naoufel El Kaouafi et Madjid Khiat recueilleront les réactions et témoignages des Français, en direct depuis les Invalides et les rues de Paris.
À 16.00 - édition spéciale présentée par Djamel Mazi, reviendra sur la vie de l’acteur et suivra l’hommage national qui lui sera rendu.

Vendredi 10 septembre à partir de 23.00 sur France 3
 

" Stavisky ": un film d'Alain Resnais (1974) - Scénario : Jorge Semprún 
Avec : Jean-Paul Belmondo, François Périer, Anny Duperey, Michael Lonsdale 
En France, dans les années 1930. Alexandre Stavisky, conseiller financier, est propriétaire d'une écurie, d'un groupe de presse et d'un théâtre. Ses affaires marchent bien, ce qui lui permet de mener une vie agréable, sans souci. Ses quelques démêlés avec la justice ne le troublent pas, car il bénéficie du soutien occulte de nombreux notables et du gouvernement.
Pourtant, un énorme scandale couve ....

Suivi de ... " La Viaccia " (Le Mauvais chemin) dans Le Cinéma de Minuit  présenté par Patrick  Brion - Un film d'Mauro Bolognini (1961) - Scénario :  Vasco Pratolini et Pasquale Festa Campanile
Amerigo quitte sa campagne italienne pour Florence, où il va travailler auprès de son oncle. Son chemin ne tarde pas à croiser celui de la belle Bianca, une prostituée. Mais sa liaison avec la jeune femme lui vaut d'être renvoyé. Amerigo se voit contraint de regagner son village natal. En proie à l'ennui, il reprend bientôt le chemin de Florence et, afin d'être encore plus proche de l'élue de son coeur, il se fait engager dans la maison close où elle officie. La jalousie vient s'en mêler, envenimant leur relation ...

 

Dimanche 12 septembre à 15.10

À13.35 sur France 3
" Une chance sur deux " : un film de Patrice Leconte (1998) - Scénario de Patrice Leconte et Serge Frydman
Avec : Jean-Paul Belmondo, Alain Delon et Vanessa Paradis
Les géniteurs potentiels d'une voleuse de voitures font taire leur inimitié et unissent leurs forces pour délivrer leur «petite», enlevée par la mafia russe.

À15.10 sur France 2
Vivement dimanche et Vivement dimanche prochain sur France 2
Rediffusion de l’émission proposée à l’occasion des 80 ans de Jean-Paul Belmondo.

 

Dans Goldorak

Goldorak revient en BD

Le 15/09/2021

 

Publié le 10 septembre 2021 à 18h00

43 ans après, Goldorak reprend des couleurs… bretonnes

 

Goldorak revient. Cocorico, il est français. La série culte des années 80 trouve un épilogue dans une BD, réalisée par une équipe de créateurs plus balèze qu’un Golgoth… Cerise sur le kouign amann : on y trouve même un Breton, qui donne des couleurs à Actarus et sa bande.

Les éditions Kana redonnent vie à Goldorak, avec derrière cet album, une machine de guerre française et une équipe des auteurs les plus en vue.

Les éditions Kana redonnent vie à Goldorak, avec derrière cet album, une machine de guerre française et une équipe des auteurs les plus en vue. (© Kana)

 

Il reprend du service, et il va régler les questions restées en suspens à coups de fulguropoing. Les plus de 40 ans (et même les autres) peuvent difficilement affirmer ne pas connaître. Goldorak, c’était la star des cours de récré pendant douze ans, de 1978 à 1990, le symbole de cette génération biberonnée à la nouveauté manga. « Plus de 3,5 millions de disques du générique vendus en France, 2 000 lettres quotidiennes envoyées à Antenne 2 par le public et une génération avec son verre à moutarde Goldorak », tease la maison d’édition Kana, qui rebranche le robot géant. L’œuvre du créateur Gô Nagai, le célèbre mangaka, également papa de Mazinger et de Devilman, va reprendre vie dans une bande dessinée à sortir le 15 octobre.

L'une des planches du retour de Goldorak, avec les couleurs du Breton Yoann Guillo.

Ce ne sera pas Gô Nagai qui versera le plutonium (ou le pulvonium, on ne sait plus trop…) dans le réservoir de sa créature. L’auteur passe les commandes à une équipe de créateurs français. Français ? Oui Monsieur. « Le projet est né d’une discussion entre Xavier Dorison (« Sanctuaire », « Le Troisième Testament », « Undertaker »…) au festival d’Angoulême et Christel Hoolans, directrice éditoriale de Kana », explique le Breton Yohann Guillo. Xavier, « fan absolu de Goldorak », lance une bouteille à la mer, propose d’écrire une lettre à Gô Nagai. Ça tombe bien, la maison Kana a son contact. La lettre est traduite, envoyée au Japon, début 2016. La réponse revient. Gô Nagai libère la bête.

« Cela a un peu surpris tout le monde. Les négociations ont encore pris un an, mais on y est enfin… Il ne faut pas se tromper, c’est vraiment une grosse production qui arrive. Goldorak, ça reste une référence qui n’a pas été oubliée en France, mais aussi en Italie et en Espagne, même si c’est vrai qu’il est peut-être un peu moins culte au Japon », se réjouit le coloriste de Plumergat, qui est monté dans le vaisseau en marche, un peu plus tard. « Avec Xavier Dorison, on a Denis Bajram (« Universal War One »), Brice Cossu (« Paradis perdu », « Franck ») et Alexis Sentenac (« Les Contes de Brocéliande », « Siberia 56 »). Tout ce petit monde avait l’habitude de se retrouver chaque jour pour échanger sur Discord, à travers L’Atelier virtuel. J’y étais aussi. Je me suis permis de faire quelques remarques sur la couleur - sachant que ce sont de super auteurs et qu’ils font les couleurs eux-mêmes - et ils m’ont proposé de les rejoindre sur le projet. »

Une autre planche, avant la découverte de l'album à sortir en édition nationale.

L’icone de fer et d’acier la plus pop de la galaxie sera de retour pour un one shot. Des suites ne sont pas envisagées. « C’est un travail intense sur plusieurs années. On voulait vraiment en faire un bel ouvrage ». Dans un album de 168 pages, avec le sens de lecture occidental, les auteurs redonnent des couleurs à Actarus et sa sœur, de retour sur Euphor. La guerre entre les forces de Vega et Goldorak est un lointain souvenir. Jusqu’au jour où…

1 Fulguropoing

2 Rétrolaser

3 Astérohache made in France

4 Cornofulgure vers le futur, mais pas au-delà

C’est lui qui fait monter le rouge sur la cuirasse de Goldorak : le coloriste Yoann Guillo est un spécialiste reconnu de la profession.

Ça représente quoi, d’être embarqué dans ce projet ?

Je suis fan depuis l’enfance de Goldorak. Gamin, je dessinais mes propres Golgoths. Participer à une telle production, avec ces auteurs, c’est énorme… Là, je sors d’un tunnel de plusieurs semaines où il a fallu assurer la couleur de l’album dans des délais assez courts… C’était intense. C’est toujours comme cela, les coloristes arrivent en bout de course et on a la pression qui monte, avec très peu de temps pour boucler. On est un peu la 5e roue du carrosse, dans la profession.

Que proposiez-vous de plus sur les couleurs de Goldorak ?

Je pense que j’ai apporté une touche plus pop. Sur les premiers dessins, je trouvais qu’il y avait quelque chose de très orageux et de très sombre. Avec cette série, on était dans les années 70-80 et au niveau de l’ambiance, il fallait quelque chose de plus coloré. Il ne fallait pas perdre ça, avec l’album. Je l’ai fait remarquer à l’équipe, ils m’ont mis au défi de faire les couleurs.

Qu’est-ce qui fait un bon coloriste ?

C’est une ambiance de cuisine fine : même si on est parfois satisfait du résultat, il faut y revenir à plusieurs fois, pour aller chercher une intensité de couleur, une atmosphère… La compréhension du dessin et du scénario est nécessaire. Il faut savoir travailler sur les effets de lumière, au service de la narration. Avec les couleurs, on détermine dans quelle atmosphère on va plonger le lecteur. J’assume des choix qui ne sont pas attendus, notamment avec des couleurs qui ne correspondent à rien, dans la réalité. Il s’agit de mettre une couleur vive en fond, pour évoquer le choc, la violence… Ou un vert qui n’a rien à faire dans le décor et qui plonge dans le malaise, un orange qui accentue la surprise… C’est une technique qui est très employée, dans les anciens « Lucky Luke », par exemple.

Bio bulles

Yoann Guillo a suivi des études d’architecture à Rennes puis de communication visuelle. C’est là qu’il s’est passionné pour la composition et les couleurs, ainsi que pour le fonctionnement de la lumière. En 2003, il rencontre Christian Paty et se lance sur la série « Les Blondes » (Soleil) en 2004. Yoann a aussi travaillé sur « Marlysa » (Soleil), « Le Collège invisible » (Soleil), « Les Arcanes » (Midi-Minuit) FRNCK » (Dupuis) et « Largo Winch » (Dupuis).

 

Le regard bleu acier…Photo Le Télégramme/Gwen Rastoll

L'une des planches du retour de Goldorak, avec les couleurs du Breton Yoann Guillo. (© Kana)

Une autre planche, avant la découverte de l'album à sortir en édition nationale. (© Kana)

 

 

Dhbe challenge Tennis Allan Sport

Le 04/08/2021

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Le Challenge Allan Sport-Télévie a récolté 40 000 euros:

"La générosité des gens m’épate chaque année"

Dhbe challenge televie 02© DR

Le 16e Challenge Allan Sport au profit du Télévie restera certainement l’un des plus particuliers dans la carrière d’Alain Allan, son organisateur. La crise sanitaire avait déjà rendu la tâche plus ardue qu’à l’accoutumée et pourtant, 44 clubs avaient décidé de l’accompagner dans cette aventure de récoltes de dons. Mais comme si le Covid ne suffisait pas, le ciel est tombé sur la tête de nombreux clubs de tennis avec les terribles inondations que notre pays a connu ces dernières semaines. "Sur les 44, nous en avons perdu 20 en cours de route, touchés pas ces intempéries et qui n’ont pas pu organiser leurs événements prévus mi-juillet", explique Alain Allan.

Malgré tout, dimanche au Léopold, responsables de clubs, personnalités et anonymes ont répondu présent pour la journée dédiée au Télévie. "Nous nous sommes battus comme des lions. Malgré le covid, les inondations, les vacances, les interclubs, nous avons traversé ces embûches pour vivre une journée pluvieuse, mais réussie. Avec une ambiance du tonnerre."

La présence de nombreuses personnalités a touché le responsable du Challenge Allan Sport. "Malgré toutes les circonstances qui étaient contre nous, les personnalités ont répondu présent. Ça me fait chaud au cœur car leur présence est très importante pour la réussite de notre journée. La générosité des gens m’épate chaque année et c’est ce qui nous pousse à poursuivre."

Au final, 40 000 euros ont été récoltés pour le Télévie, avec une enchère marquante d’un certain Claude Barzotti. "Même s’il n’était pas en grande forme, il a tenu à être présent. Il a fait une enchère à 5000 euros sur le dessin inédit de Philippe Geluck réalisé pour l’occasion."

Dhbe challenge televie 01

© DR

Le tennis fut bien entendu au centre des attentions, avec de beaux points sur les courts du club ucclois. "Ça a été une belle fête du tennis, les joueurs se sont donnés à fond, à l’image de cette finale qui a opposé Rochus et Moreels à Nicolas de Koh-Lanta et son partenaire de double. Ces derniers ont bien résisté mais le toucher de balle de Rochus reste royal. Un moment de grande classe savouré par les amateurs de tennis."

 

Dans Joe Dassin

Interview hommage de Jonathan DASSIN à son papa (Ici Paris & Gala)

Le 31/07/2021

Retrouvez l'interview de Jonathan Dassin dans Gala n°1468, du jeudi 29 juillet 2021. (cliquez sue cette ligne)

Joe est parti subitement ce 20 août 1980 et depuis 41 ans tu nous manques...

Tu resteras "ma bonne étoile" et ton image du chanteur populaire en "costume blanc" aux chansons romantiques ne cessera de voiler mon regard.

 

Joe 41 ans

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Ci-dessous la chanson que j'écoutais en août 1980 sur mon tourne-disques

 

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Joe Dassin : le récit des dernières heures avant sa mort [Photos]

 

Par Linda Bouras 

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Ce 21 août 2017, France 3, rend au hommage au chanteur Joe Dassin, avec le documentaire Joe Dassin, le roman de sa vie à 20h50. L' occasion, de revenir sur le destin tragique de cette star de la variété française disparue à l'âge de 41 ans.

Lagon turquoise, sable blanc, le cadre est idyllique. C'est en Polynésie française que Joe Dassin entouré de ses amis, de sa mère Bea, de sa nouvelle compagne Nathalie, et surtout de ses deux fils chéris, est venu tourner la page. Il est arrivé deux jours plus tôt, bien décidé à voir le bout du tunnel. Ses proches sont rassurés : Joe, souffrant déjà d'un ulcère à l'estomac, semble se remettre de son accident cardiaque survenu le 17 juillet. Un malaise qui l'avait obligé à interrompre sa tournée estivale dans le midi de la France. Joe paraissait enfin heureux. Cela faisait si longtemps...

Julien et jonathan

Comme Jacques Brel, il avait trouvé à Tahiti son havre de paix. Là-bas, sa condition de star ne lui pesait pas. Et ce mois d'août, entre parties de billard américain, de golf, et câlins avec Julien, 5 mois, et Jonathan, 18 mois, le chanteur avait bel et bien décidé de profiter des plaisirs simples de son île. En 1973, il y avait même acheté un terrain de vingt hectares à deux cents kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahaa, avec l'espoir d'y faire construire un faré, une maison typique. Et ainsi pouvoir vivre d'amour et de tamouré. En attendant, il  séjournait dans la résidence d'une amie, perdue au milieu des cocotiers.

 

La rumeur d'une overdose

 

Le matin du 20 août 1980, il se lève vers 10 heures. Enfile un pantalon blanc, forcément, et une chemise rouge à fleurs. A 11 h 30, il rejoint ses copains pour un apéro dans un bar de Papeete. Au coeur des discussions, une prochaine randonnée à Rangiroa, un atoll de rêve connu pour sa faune sous-marine exceptionnelle. Joe s'en réjouit, tout en sirotant un verre de vin blanc. Imprudent, il s'accorde même une cigarette. Présent, un ami médecin le sermonne. Il sourit. Midi, direction le restaurant Chez Michel et Eliane, son préféré. Chacun fait la queue au buffet. Pour Joe, ce sera poisson cru à la tahitienne, riz à la noix de coco, papaye et jus d'ananas. A table, l'ambiance est joyeuse.

Quand soudain, le chanteur se met à transpirer, devient pâle. Une douleur indescriptible lui déchire le visage. Son regard se fige, sa bouche reste ouverte. Joe s'écroule. Un docteur dans la salle tente aussitôt de le réanimer. Son verdict est cruel : "Il n'y a plus d'espoir." Ses amis essayent un dernier massage cardiaque. Plusieurs minutes s' écoulent, il n'y a plus rien à faire. Le cœur de Joe a lâché. Il est 12h30. Joe, à 41 ans, s'en est allé rejoindre dans le ciel son fils Joshua, mort en 1973, à 5 jours à peine ...

A Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe, et réveille les vacanciers de leur torpeur estivale. Les radios s'empressent de passer en boucle les tubes du chanteur. La rumeur d'une mort par overdose circule. "Non, Joe ne voulait pas en finir avec la vie", dira Claude Lemesle, l'un de ses paroliers. Mais il reconnaîtra que son coeur devait être usé par des abus. Oui, il fumait, buvait dix tasses de café par jour, aimait faire la bringue. Les vingt-quatre heures de vol pour se rendre à Tahiti n'ont pas dû arranger son état de santé. Ses médecins n'ont-ils pas été imprudents de le laisser effectuer un tel périple ? D'autant que, par souci d'économie, le chanteur avait pris un vol avec deux escales. Ereintant.

Joe Dassin, Jeane Manson et Carlos dans "Les aventures de Pearl White"

En tout cas, 1980 avait été éprouvante pour l'interprète des Dalton. Couvert de disques d'or en quinze ans de carrière, il a enregistré deux cents titres, entouré de groupies, le chanteur semblait mal supporter son statut d'idole. Sa santé, surtout, le préoccupait. Avant son infarctus en juillet, il avait déjà eu plusieurs malaises ... Autre sujet de tourment, la fin de son histoire d'amour avec Christine Delvaux, sa seconde épouse, rencontrée en 1970 dans une station de ski, et pour laquelle il avait divorcé de Maryse, sa fidèle assistante qui lui avait ouvert les portes de la chanson. Malgré la naissance de Julien, en mars 1980, Christine a déserté le domicile familial de Feucherolles.

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Trou de mémoire

 

L'heureux événement n'a pas réconcilié les parents. Trois semaines plus tard, Joe avait même demandé le divorce et la garde de ses fils. Pour ce faire, il s'était constitué un épais dossier. Titulaire d'un doctorat d'ethnologie obtenu dans une université du Michigan (Etats-Unis), il s'était mis à étudier la législation française en matière de garde d'enfants. Cette bagarre juridique et les multiples discussions avec Christine l'épuisaient.

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Avec elle, il avait vécu, dit-on, trois années de dérive. Physiquement, il en avait gardé des séquelles, il avait changé. Un peu bouffi, fatigué, irritable. En 1978, à Nantes, il donne un concert. Trop saoul, il a un trou de mémoire. Le public le hue. Lui, le gendre idéal, celui-là même qui enchante les soirées des Français dans les shows télé de Maritie et Gilbert Carpentier, semble en avoir assez. En ce début d'été 1980, la justice lui donne raison. Joe obtient la garde de ses deux fils. Et c'est à Tahiti qu'il décide de prendre un nouveau départ. Il avait demandé à son fidèle parolier Claude Lemesle de lui écrire de nouvelles chansons, plus classiques  que celle de son dernier album Blue Country, sorti en janvier 1980 et que le public traditionnel de Joe avait quelque peu boudé.

Joe104

Sa carrière, sa famille, il y tenait. Le destin est cruel... "Ma carcasse, je m'en fiche qu'on la mette à la poubelle", disait-il souvent. Mais c'est au cimetière israélite d' Hollywood que ses parents, le célèbre cinéaste Jules Dassin, sa belle-mère l'actrice Melina Mercouri, sa mère Bea et ses sœurs Julie et Richelle, ont choisi de l'enterrer, le 31 août 1980. Jusqu'au dernier moment, le lieu des obsèques aura été tenu secret. Autour de son cercueil, il n'y aura que la famille. Christine, sa veuve, n'a pas été conviée. Elle aurait aimé rapatrier le corps de Joe en France pour offrir au chanteur une cérémonie digne des plus grands. Jules Dassin lui a rétorqué que Joe était américain ! Né à New York et élevé à Los Angeles, il y reposera loin de ses fans... en paix à jamais

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Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive]

Par  

Joe101

Elle a été sa moitié pendant 13 ans. Maryse Grimaldi, la première Mme Dassin entre 1963 et 1977, fut à l'origine de la carrière du chanteur de "l'Eté indien" et son plus grand soutien. Alors qu'est diffusé, ce 17 novembre à 20h45 sur France 3, "Joe Dassin, le roman d'une vie", elle nous raconte son quotidien avec celui qui demeure « l'homme de sa vie ».

 

Télé Star : Qu'avez-vous ressentie la première fois que vous avez rencontré, en 1963, Joe Dassin lors d'une soirée costumée chez Eddy Barclay ?

Maryse Grimaldi : Ce qui m'a frappé c'est qu'il était barbu, ce qui était rare, à l'époque, pour un garçon de 25 ans. Au milieu de 2000 personnes, j'ai flashé sur lui d'autant qu'il était déguisé en pirate et portait un maquillage fait par un professionnel qui avait travaillé sur le film de son père, Topkapi. Ce qui est fou, c'est que lui aussi m'avait remarquée et que nous avons passé la soirée, l'un comme l'autre, à chercher des gens pour nous présenter. Finalement, il a réussi à trouver une personne qui me connaissait afin d'établir le contact !

Est-il vrai qu'il vous a définitivement séduite avec une chanson ?

M.G. : C'est-à-dire qu'il m'a invité en week-end quelques jours plus tard et, ayant apporté sa guitare, m'a fait la cour en chantant du folksong !

C'est sa voix chaude qui vous a fait craquer ?

M.G. : Il avait un timbre magnifique, mais son « plus » était son accent gommé. N'oubliez pas que le français n'était pas sa langue maternelle ! Du coup, il était très difficile à imiter. Patrick Sébastien s'y est essayé, sans y parvenir totalement.

Lorsque vous avez commencé à vivre ensemble, était-il ouvert à l'idée de devenir chanteur ?

M.G. : Non, il n'y avait jamais pensé ! Il chantait naturellement, chez lui, avec des copains. Mais quand une première proposition de contrat lui a été faite, Joe a commencé par refuser. J'étais d'accord avec lui, d'ailleurs... Pendant six mois, la maison de disques est revenue à la charge. CBS a dû écouter sa première bande en janvier 1964, et son premier single est sorti en mars 1965. Ça vous donne une idée du délai de réflexion !

Que voulait-il faire ? Être romancier, comme lorsqu'il écrivait des nouvelles pendant ses années d'université ?

M.G. : Absolument, il souhaitait écrire. Et, plus certainement, travailler dans le cinéma. Comme scénariste ou metteur en scène. Il avait même fait l'acteur pour son père, Jules Dassin...

Le déclic pour la musique est venu quand ?

M.G. : Pas immédiatement. Il a enregistré son premier disque fin 1964 et l'a trouvé mauvais. Le deuxième, quelques mois plus tard, était pire encore ! Il a songé à s'arrêter et c'est à ce moment que sont arrivés Jacques Souplet, le nouveau patron de CBS France, et le producteur Jacques Plait. Grâce à eux tout a changé, et Joe est devenu un professionnel.

Croyiez-vous en lui à cette époque ?

M.G. : J'adorais sa voix. Mais, au début, la chanson française n'était pas une passion pour moi, à part des classiques comme Brel ou Brassens. Cela dit, je percevais son potentiel et l'ai, bien sûr, encouragé ! Reste que c'est Jacques Plait qui a créé le ‘personnage' Dassin et a contribué à faire sa carrière...

Vous minimisez votre rôle, vous qui avez apporté sa première bande à CBS...

M.G. : Ce que j'ai fait, c'est dix ans de tournées avec Joe. C'est vrai que j'étais présente lorsqu'il choisissait les chansons, puis quand il les enregistrait. En outre, je pense qu'il avait une confiance totale en moi. Alors, oui, j'ai suivi sa carrière et j'y ai participé.

A part Georges Brassens, quel artiste français Joe Dassin admirait-il ?

M.G. : Bobby Lapointe ! Il en était fou. Au point de le prendre en première partie, quand il a fait sa première tournée en tant que vedette. C'était un plaisir pour Joe comme pour moi...

On sent que votre mari se faisait une haute idée de sa mission de créateur de chansons, même si celles-ci devaient apporter de la légèreté aux gens...

M.G. : Non, je pense plutôt qu'il était conscient de bien faire, d'être professionnel et honnête dans son travail. Maintenant, le doute, tous les artistes l'ont. Quand il sortait du studio d'enregistrement à 3-4h du matin, et qu'on en discutait, Joe pensait qu'il n'avait pas été bon et que ses chansons n'allaient pas marcher. Mais c'était normal comme réaction...

Vous ne l'avez jamais vu sortir d'un enregistrement content de lui ?

M.G. : Sûrement l'était-il parfois, intérieurement. Mais il ne me l'a jamais dit. Ça n'était pas dans son caractère.

Le vrai succès est arrivé, en mai 68, avec "Siffler sur la colline"...

M.G. : C'est vrai. Après ça, 1969 et 1970 ont été de grandes années !

Comment l'a-t-il vécu ?

M.G. : Il était hyper-heureux, et moi avec ! Mais il n'a pas eu la grosse tête et nous avons continué à vivre de la même façon. Alors c'est vrai qu'il surveillait ses ventes, mais il n'était pas dans le star-system. Après les spectacles, il ne trainait pas ; on rentrait tout de suite...

La contrepartie n'était-elle pas une certaine froideur à l'égard des fans ?

M.G. : Quand ça se présentait, il était très aimable. Mais il ne recherchait pas forcément ça. Il ressentait cette adulation comme dégradante. Pas pour lui, mais pour les gens ! Il trouvait qu'il n'y avait pas de quoi s'extasier. Il était très content qu'on achète ses disques et qu'on remplisse les salles, mais le reste ne l'intéressait pas. Il n'était jamais aussi heureux qu'à l'étranger, sans « surveillance » de nos faits et gestes...

Vous-même étiez extrêmement discrète !...

M.G. : J'étais déjà 24/24h avec lui, je n'allais pas en plus me mettre en avant ! Je n'étais pas une artiste ; je n'avais rien à vendre. Je ne me cachais nulle part, ni de personne. Je faisais juste partie de sa vie privée. Dès qu'un photographe nous pistait, on le sentait ! Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage. Joe d'ailleurs faisait très peu d'interviews...

Parce qu'il refusait de parler de son intimité ?

M.G. : Tout à fait. Il ne demandait rien à la presse et le payait en retour.

Fréquentait-il des collègues artistes ?

M.G. : Non, à part Carlos et, un peu, Michel Fugain. Mais quand on faisait des dîners chez nous, c'était auprès de la famille ou d'amis qui n'étaient pas du métier. Joe avait, notamment, gardé ses deux copains d'université, Bernard et Alain.

Quel était son caractère au quotidien ?

M.G. : Il était très slave. Du genre dépressif qui, dans la demi-heure qui suivait, me prenait dans ses bras pour danser ! Et puis, il avait aussi beaucoup d'humour...

Avant L'été indien, en 1975, il a connu un creux de la vague ?

M.G. : C'est vrai. Entre 1972 et 1974, Il a vendu moins de disques, mais restait présent à la télé. Et puis est arrivé l'Eté indien. Ce qui lui a fait le plus plaisir, c'était d'avoir le tube de l'été dont il rêvait depuis dix ans ! Dès qu'on a entendu la mélodie, on s'est dit que l'on tenait quelque chose. Le disque a été enregistré très rapidement, d'ailleurs...

Cette époque marque la fin de votre couple. Vous aviez, deux ans auparavant, perdu un bébé, peu après sa naissance...

M.G. : Ce fut traumatisant. Tout allait bien et, pour la première fois, la vie nous refusait quelque chose. Cette perte n'a pourtant rien à voir avec la rupture de notre couple qui s'est dissout en 1976, avant que nous divorcions en 1977. Mais la séparation fait partie de la vie d'un couple. Il y a eu un moment où Joe a voulu autre chose. C'est très humain...

Même si cela a impliqué pour lui une vie débridée ; les nuits en boîte, l'alcool, la drogue ?

M.G. : Il est certes parti dans une autre direction qui n'était pas un bon choix ; il a brûlé la chandelle, tiré la corde jusqu'à ce qu'elle cède. Je me souviens lui avoir dit, au moment de notre séparation, que s'il continuait ainsi il ne serait plus de ce monde dans cinq ans... Mais c'était son choix. Et je le respecte. Joe reste l'homme de ma vie et la seule preuve d'amour, c'est de comprendre les gens. A un moment, il a voulu que j'ouvre la porte pour qu'il puisse s'envoler...

Vous n'êtes pas plus vindicative à l'égard de celle qui l'a accompagné dans cette voie, Christine Delvaux, devenue la seconde Mme Dassin...

M.G. : Pourquoi serais-je agressive ? J'espère juste qu'il a été heureux dans cette relation, parce qu'il a payé l'addition très chère. Quant à moi, j'ai vécu treize années hyper-heureuses avec Joe, sans nuages, ni engueulades. Après, quand les choses changent, il faut en tirer les conséquences...

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

M.G. : Deux mois avant sa mort. Il était en plein marasme, en plein divorce, dans un état tragique. Mais nous avons pu remettre les pendules à l'heure. Et c'est bien...

Propos recueillis par Olivier Rajchman

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Mort de Joe Dassin : le bel hommage de Johnny Hallyday à son ami disparu voilà 35 ans [Photos]

Par Thomas Janua 

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Johnny Hallyday a rendu sur les réseaux sociaux un hommage simple et très beau à son ami Joe Dassin, disparu voilà 35 ans.

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Joe Dassin est mort d'un infarctus voilà 35 ans, le 20 août 1980 à Papeete. Le disparu avait 41 ans. Une grande star qui l'a bien connu, Johnny Hallyday a profité des réseaux sociaux Instagram et Twitter pour publier une photo émouvante du début des années 70 où il patientait, aux côtés de Joe Dassin à Saint Barth. Pas de trémolo ou de texte hommage : Johnny donne juste l'essentiel : "St Barth 1972" et touche au cœur les fans du disparu.

Au moment de sa disparition, Joe Dassin peinait à se remettre d'une épuisante tournée estivale et s'inquiétait à propos de l'intense bataille juridique à venir avec son ex-femme Christine, épousée en 1978. L'objectif pour le chanteur était de préserver la garde de ses deux fils, Jonathan et Julien, respectivement âgés de 1 an et demi et 5 mois.

Le chanteur est mort au beau milieu du déjeuner, à 12 h 30 dans un restaurant où tablaient avec lui Jonathan et Julien. Après la disparition de leur père, les deux garçons seront élevés par leur mère, dans une maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines. Jonathan, 36 ans aujourd'hui, raconte au Nouvel Observateur sa difficulté à faire découvrir sa musique.

Joe Dassin vu par son fils, 35 ans après sa mort

Sophie Delassein   

Gala 13 nov 2013b

"L'Obs" a rencontré Jonathan, l'un des fils chéris de Joe Dassin, mort il y a 35 ans. Lui aussi s'est mis à la musique.

"Qu’est-ce qui m’arrive ?", se demande-t-il à voix haute. Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin déjeune au restaurant "Chez Michel et Eliane", rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson.

Ce déjeuner à Tahiti, c’est un peu sa récompense, Dieu sait qu’il a tant et tant attendu ce moment. Il le vit comme un tournant dans sa vie, lui qui vient de passer des mois éprouvants émotionnellement et physiquement. Dassin contre Dassin : la guerre contre Christine, épousée en secondes noces le 14 janvier 1978, est déclarée.

Le divorce viendra en son temps, pense-t-il, l’enjeu, la priorité, est d’obtenir la garde de Jonathan et de Julien. Dans une vie antérieure, quand il était marié à Maryse Massiera, le couple avait perdu un bébé de 5 jours, Joshua. Traumatisé à jamais, il veut voir grandir ses fils. Absolument, passionnément. C’est son nouveau projet de vie, sa carrière d’étoile de la chanson passera désormais au second plan.

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En août 1979. (Christian Pinson / Sipa)

Avant de s’envoler pour ce voyage charnière à Tahiti, et même si le cœur n’y était pas tout à fait, il est monté sur scène pour une tournée d’été. Tout de blanc vêtu, il s’est montré tel que son public l’aimait, lui le pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, le bon client de Danielle Gilbert, de Michel Drucker.

Il est monté sur scène et il a enchainé ses tubes : "Et si tu m’existais pas", "Cécilia", "L’Amérique", "Les Champs-Elysées", "A toi", "Le petit pain au chocolat", "L’été indien". Il a souri, a attaqué ses chansons avec ce mélange de force et de tendresse qui fait son succès. Il s’est tenu droit, du moins il a essayé.

Tout est fichu

Ce long voyage jusqu’à Papeete n’est pas une bonne idée. Le trajet est long, déraisonnable, une folie, de l’inconscience brute. Il n’est pas en état de le faire et il ne peut l’ignorer. Les médecins et ses amis le lui ont répété mille fois. Il n’a rien voulu entendre. Déraisonnable et dangereux, quand on sait qu’un mois plus tôt... Un mois plus tôt, sa tournée d’été passait par Cannes. Ce soir-là, Joe Dassin n’a fait qu’essayer de chanter, jusqu’au moment où il a vacillé, et a dû quitter la scène au beau milieu d’une chanson. Il part, revient, repart. Définitivement. Le cœur commence à lâcher, le médecin pompier le contraint à l’hospitalisation. Il passe une semaine en soins intensifs à l’Hôpital Américain de Neuilly.

Il n’a toujours qu’un seul but : se mettre au vert pour s’occuper de ses enfants loin des feux de la rampe. Il songe à passer plus de temps dans son Amérique natale et à Tahiti, son île d’adoption. Nous sommes au mois de juillet. Et il part. Mais, déjà, lors de l’escale réglementaire à Los Angeles, il est victime d’un nouvel infarctus.

Il est 12h30, ce 20 août, Joe Dassin a 41 ans. Au beau milieu du déjeuner, il lâche "Qu’est-ce qui m’arrive ?" et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux, et son ambition primordiale : s’occuper de ses deux fils et s’émerveiller de les voir dessiner leurs premiers accords de guitare. Ça ne se fera pas, il faut que les vivants l’intègrent, l’acceptent, survivent à cette injustice. Au chagrin.

Les enfants, surtout. Jonathan et Julien, les fils chéris de Joe Dassin. S’ils ont du mal à parler de leur père, c’est qu’ils ne l’ont pas connu, n’ont pas de souvenirs avec lui. Un père célèbre, hyper populaire, qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. Jonathan Dassin a les mêmes initiales que son père, un air de famille flagrant, émouvant, et quand il chante, on entend parfois les intonations de cette voix familière qui a fait chanter la France des années 1960 et 1970.

Le fils chéri

Jonathan Dassin a sorti un premier album auto-produit il y a deux ans ; il est dans l’attente d’en faire paraître un deuxième prochainement. Il prend son temps, tente de nouer des contacts, de trouver des soutiens. A 36 ans, il n’a ni l’outrecuidance ni les réseaux des "fils de". Il raconte :

J’ai fait le tour des maisons de disques pour me heurter à une certaine incompréhension : souvent, les gens ne savent pas comment ils vont me présenter. Le fait que je sois le fils de Joe Dassin semble les gêner. Mon âge aussi, sans doute, alors que je pense au contraire que plus on avance et plus on a de choses à raconter."

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Jonathan Dassin en 2013. (PJB / Sipa)

A 36 ans, Jonathan Dassin mène une double carrière : développer ses projets musicaux personnels et gérer le catalogue de son défunt père au côté de Julien, son petit frère. A chaque commémoration du 20 août 1980, tous les cinq ans, les dix ans, les quinze ans, il leur faut imaginer un concept pour raviver la flamme et que vivent les chansons : une intégrale, un best of, un spectacle, un documentaire, pourquoi pas un biopic.

Mais qui est Joe pour Jonathan ? Il en parle à la fois avec émotion et distance, tant d’années ont passé depuis l’été meurtrier, depuis le déjeuner fatal de Papeete.

Je n’ai pas eu le temps de le connaitre, d’avoir des souvenirs, des anecdotes. Je ne le connais pas davantage que son public, puisque je ne l’ai finalement vu qu’à travers des photos, des vidéos. Ce que j’ai en plus, ce sont les témoignages de ses sœurs, mes tantes, dont je suis très proche. Mais lui, mon père, je ne l’ai jamais eu en face de moi".

Jonathan a ainsi grandi, dans l’absence et le fantasme, mais pas tout à fait comme les autres orphelins, justement parce que beaucoup de gens le connaissent mieux que lui, comme il dit.

Elevés par leur mère

Après la disparition prématurée et tragique de Joe Dassin, c’est leur mère, Christine, qui a repris ses droits sur les deux petits garçons. Elle les a élevés, seule, dans la grande maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines, à Feucherolles. Juifs par leur père qui les avait circoncis à la naissance, Christine les fait baptiser. Les liens avec la famille Dassin ne sont pas rompus pour autant. Au contraire. Depuis la Grèce où il vit avec Mélina Mercouri, Jules Dassin, le cinéaste de "Jamais le dimanche" et "Du rififi chez les hommes", veille sur ses petits-fils jusqu’au bout – il mourra à l’âge de 97 ans. Jonathan Dassin poursuit :

Dans la vie, on rencontre des hommes qui pourraient devenir des figures paternelles. Moi, des pères, j’en ai eu des tonnes, je pense surtout à mon grand-père. Je retrouvais Mélina et Jules environ trois fois par an, pendant les vacances scolaires. Il était très regardant sur ce qu’on devenait. Quant à Mélina, elle fut pour moi comme une grand-mère. Elle avait énormément de caractère, c’était une femme à poigne, mais je m’entendais très bien avec elle."

Une femme de tempérament, Christine en est une autre. Dans les livres et les documentaires, elle est souvent décrite comme celle qui, entre les disputes et toutes sortes d’excès, précipita la mort de Joe Dassin. Son fils est blessé :

C’est très compliqué de juger ce qu’on ne connait pas, comme le fonctionnement d’un couple. Certaines personnes ont pu être témoins de soirées arrosées et même davantage, mais qui peut affirmer que c’était leur quotidien ? Cela ne ressemble pas à ce que nous avons vécu, mon frère et moi. Malgré les circonstances, nous avons été bien élevés. Je tiens à dire que ma mère était une femme courageuse."

Mais, assez vite, dans la maison de Feugerolles, un autre drame se trame : Jonathan n’a que 16 ans quand Christine disparaît à son tour – la maintenance de la maison est assurée par un couple de Yougoslaves. Il est le premier à quitter les lieux, Julien attendra que la bâtisse soit vendue.

Jonathan n’a pas tardé à arrêter ses études pour s’engager dans une carrière de musicien. Il a continué à prendre des cours de trompettes, de piano, de solfège. Il a monté des groupes, jusqu’au moment où il s’est lancé en solitaire, en novembre 2013. Non sans difficultés…

Sophie Delassein

Il se marie à Cotignac dans le VAR avec Christine

 

Le "paradis blanc" de Joe Dassin

Par Olivier Rajchman 

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C'est le témoignage-choc de la semaine. Celui de l'ex-flic René-Georges Querry qui, dans un chapitre de son livre "De Mesrine à DSK" (Editions JC Gawsewitch), évoque une anecdote qu'on pouvait imaginer sans qu'elle ait été, jusqu'alors, racontée. Elle concerne un chanteur immensément populaire : Joe Dassin. Entre...

1977 et 1980, l'auteur-compositeur-interprète des "Champs-Elysées" et de "l'Eté indien" a plongé dans l'enfer des drogues dures. Une pratique qui a modifié son comportement -il devenait souvent difficile avec les autres et ingérable, en dépit de son grand professionnalisme- et a probablement précipité sa mort, d'une crise cardiaque, en août 1980.

Déjà, en 1977, Joe et son épouse, Christine Delvaux, avaient été interpellés par la police en possession de 20 grammes de cocaïne. La star avait alors déclaré à la presse : "Je ne me drogue pas". Sans vraiment convaincre... Querry, de son côté, rapporte dans son livre avoir arrêté le chanteur alors que ce dernier détenait une quantité impressionnante de 200 grammes de coke!

La scène a lieu alors que Dassin vient de se fournir chez son dealer. Il est accompagné d'une amie : "L'interpellation se passe dans le calme. Je me dis : "Ce n'est pas possible que ce type prenne de la came". Je le vois dans cet endroit presque minable (...) On l'emmène au 36 quai des Orfèvres. Il ne proteste pas. Sa copine se défend un peu. On l'emmène dans une pièce pour la fouiller. "Pas la peine !", elle sort de sa culotte 200 grammes de cocaïne. Lui : "Oui, je reconnais, c'est pour ma consommation personnelle".

Inculpé pour possession de drogue, Joe Dassin n'en voulut pas à Querry... au point de l'inviter à déjeuner.

Il faut dire que le flic avait su rester discret et que la presse de l'époque fermait volontiers les yeux sur ce genre d'affaires. Dassin, lui, malgré sa grande intelligence, ses nombreux dons, les exigences nouvelles de sa paternité (il eut deux fils en 1978 et 1980) et l'amour de son public ne s'en est pas remis. Un vrai gâchis...

Photo : France 3 (c)

ci dessous le lien vers les article sur Joe Dassin

LISTE DES ARTICLES JOE DASSIN

Top40 joe dassin 

 

 

 

 La Sélection Best Of 3 CD 
à paraître le 12 août 2016

Avec Les Champs-ÉlyséesL'été indienEt si tu n'existais pasÀ toiSiffler sur la colline...
Éditeur : Sony
EAN commerce : 0888751008625
Date sortie / parution : Disponible le 12/08/2016

La selection 0888751008625 0

sortie en presse dans closer Hors Série

Detail 

et dans Destins Brisés France Dimanche (8 pages sur Joe)

Destins brises

discographie

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Discographie Joe Dassin

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Gala n°1468, du jeudi 29 juillet 2021.

 

Jonathan Dassin orphelin à 16 ans : "40 ans après, Joe DASSIN est toujours là !"

 

 

Jonathan Dassin fait perdurer le souvenir de son père, Joe Dassin, icône de la chanson française. Devenu orphelin adolescent, il a depuis fondé sa propre famille. Le chanteur n'a désormais qu'un seul souhait, vivre le plus longtemps possible...

Jonathan Dassin n'a pas connu son père Joe Dassin, mort avant ses 2 ans. Il était encore adolescent lors du décès de sa mère, Christine Delvaux. Depuis ces deux tragédies, le chanteur est à son tour devenu parent. Il n'a qu'un seul souhait pour ses enfants : "vivre le plus longtemps possible" !

Jonathan Dassin s'est entretenu avec le magazine Gala. Le chanteur de 42 ans a raconté son enfance passée sans son papa Joe Dassin (mort le 20 août 1980 des suites d'un infarctus du myocarde, à l'âge de 41 ans), le souvenir de ce dernier et l'impact de sa musique. Jonathan a aussi évoqué sa mère Christine Delvaux, décédée d'une crise d'asthme à 46 ans, le 5 décembre 1995.

Jonathan est devenu orphelin à 16 ans. Il a depuis fondé sa propre famille, en accueillant deux enfants, Jana et Jahlil (11 et 5 ans), nés de sa relation avec Samira. Ces naissances ont-elle réveillé la douleur causée par l'absence de ses propres parents ? "Ça ne m'a pas ramené à ma propre histoire, répond Jonathan Dassin. En revanche, j'ai envie de vivre le plus longtemps possible pour mes enfants."

Même s'il n'a pas vraiment connu son père, celui-ci a une place importante dans la vie de son fils, ainsi que celle de sa petite famille. "On a grandi dans la maison de Feucherolles [dans les Yvelines, ndlr], qu'il avait fait construire. Tout faisait référence à lui, confie Jonathan à Gala. On regardait les émissions qui lui étaient consacrées, et les films de famille, les diapositives... Cela ne m'inspirait aucune émotion particulière, sinon l'envie de découvrir son histoire. En revanche, j'ai été très touché le 14-Juillet dernier lorsque, pendant le défilé militaire, la fanfare a repris Les Champs-Élysées. Cette chanson est un monument, comme l'Arc de triomphe ! J'étais très fier ce jour-là, mon père le mérite."

Il ajoute, concernant ses enfants : "Ils le connaissent, c'est quelqu'un d'important pour eux, mais on ne fait pas la messe autour du grand-père", explique Jonathan.

Devenu artiste à son tour, Jonathan Dassin fait perdurer le souvenir de son papa, icône de la chanson française. Il qualifie tout de même son patronyme de "lame à double tranchant". "J'ai déjà entendu des remarques désobligeantes sur mon nom et ça m'a parfois desservi. Mais il suscite aussi une certaine bienveillance qui m'a beaucoup apporté", précise-t-il.

Toutefois, la possibilité d'un nom de scène a vite été écarté : "J'y ai souvent pensé, encore dernièrement. Mais je suis fier de mon père, de mon grand-père [le réalisateur Jules Dassin, ndlr]. Il y a une tradition artistique dans la famille et je veux m'y inscrire."

 

 

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