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Joe Dassin

Dans Joe Dassin

Interview hommage de Jonathan DASSIN à son papa (Ici Paris & Gala)

Le 31/07/2021

Retrouvez l'interview de Jonathan Dassin dans Gala n°1468, du jeudi 29 juillet 2021. (cliquez sue cette ligne)

Joe est parti subitement ce 20 août 1980 et depuis 41 ans tu nous manques...

Tu resteras "ma bonne étoile" et ton image du chanteur populaire en "costume blanc" aux chansons romantiques ne cessera de voiler mon regard.

 

Joe 41 ans

Joe 20aout

 

Ci-dessous la chanson que j'écoutais en août 1980 sur mon tourne-disques

 

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Joe Dassin : le récit des dernières heures avant sa mort [Photos]

 

Par Linda Bouras 

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Ce 21 août 2017, France 3, rend au hommage au chanteur Joe Dassin, avec le documentaire Joe Dassin, le roman de sa vie à 20h50. L' occasion, de revenir sur le destin tragique de cette star de la variété française disparue à l'âge de 41 ans.

Lagon turquoise, sable blanc, le cadre est idyllique. C'est en Polynésie française que Joe Dassin entouré de ses amis, de sa mère Bea, de sa nouvelle compagne Nathalie, et surtout de ses deux fils chéris, est venu tourner la page. Il est arrivé deux jours plus tôt, bien décidé à voir le bout du tunnel. Ses proches sont rassurés : Joe, souffrant déjà d'un ulcère à l'estomac, semble se remettre de son accident cardiaque survenu le 17 juillet. Un malaise qui l'avait obligé à interrompre sa tournée estivale dans le midi de la France. Joe paraissait enfin heureux. Cela faisait si longtemps...

Julien et jonathan

Comme Jacques Brel, il avait trouvé à Tahiti son havre de paix. Là-bas, sa condition de star ne lui pesait pas. Et ce mois d'août, entre parties de billard américain, de golf, et câlins avec Julien, 5 mois, et Jonathan, 18 mois, le chanteur avait bel et bien décidé de profiter des plaisirs simples de son île. En 1973, il y avait même acheté un terrain de vingt hectares à deux cents kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahaa, avec l'espoir d'y faire construire un faré, une maison typique. Et ainsi pouvoir vivre d'amour et de tamouré. En attendant, il  séjournait dans la résidence d'une amie, perdue au milieu des cocotiers.

 

La rumeur d'une overdose

 

Le matin du 20 août 1980, il se lève vers 10 heures. Enfile un pantalon blanc, forcément, et une chemise rouge à fleurs. A 11 h 30, il rejoint ses copains pour un apéro dans un bar de Papeete. Au coeur des discussions, une prochaine randonnée à Rangiroa, un atoll de rêve connu pour sa faune sous-marine exceptionnelle. Joe s'en réjouit, tout en sirotant un verre de vin blanc. Imprudent, il s'accorde même une cigarette. Présent, un ami médecin le sermonne. Il sourit. Midi, direction le restaurant Chez Michel et Eliane, son préféré. Chacun fait la queue au buffet. Pour Joe, ce sera poisson cru à la tahitienne, riz à la noix de coco, papaye et jus d'ananas. A table, l'ambiance est joyeuse.

Quand soudain, le chanteur se met à transpirer, devient pâle. Une douleur indescriptible lui déchire le visage. Son regard se fige, sa bouche reste ouverte. Joe s'écroule. Un docteur dans la salle tente aussitôt de le réanimer. Son verdict est cruel : "Il n'y a plus d'espoir." Ses amis essayent un dernier massage cardiaque. Plusieurs minutes s' écoulent, il n'y a plus rien à faire. Le cœur de Joe a lâché. Il est 12h30. Joe, à 41 ans, s'en est allé rejoindre dans le ciel son fils Joshua, mort en 1973, à 5 jours à peine ...

A Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe, et réveille les vacanciers de leur torpeur estivale. Les radios s'empressent de passer en boucle les tubes du chanteur. La rumeur d'une mort par overdose circule. "Non, Joe ne voulait pas en finir avec la vie", dira Claude Lemesle, l'un de ses paroliers. Mais il reconnaîtra que son coeur devait être usé par des abus. Oui, il fumait, buvait dix tasses de café par jour, aimait faire la bringue. Les vingt-quatre heures de vol pour se rendre à Tahiti n'ont pas dû arranger son état de santé. Ses médecins n'ont-ils pas été imprudents de le laisser effectuer un tel périple ? D'autant que, par souci d'économie, le chanteur avait pris un vol avec deux escales. Ereintant.

Joe Dassin, Jeane Manson et Carlos dans "Les aventures de Pearl White"

En tout cas, 1980 avait été éprouvante pour l'interprète des Dalton. Couvert de disques d'or en quinze ans de carrière, il a enregistré deux cents titres, entouré de groupies, le chanteur semblait mal supporter son statut d'idole. Sa santé, surtout, le préoccupait. Avant son infarctus en juillet, il avait déjà eu plusieurs malaises ... Autre sujet de tourment, la fin de son histoire d'amour avec Christine Delvaux, sa seconde épouse, rencontrée en 1970 dans une station de ski, et pour laquelle il avait divorcé de Maryse, sa fidèle assistante qui lui avait ouvert les portes de la chanson. Malgré la naissance de Julien, en mars 1980, Christine a déserté le domicile familial de Feucherolles.

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Trou de mémoire

 

L'heureux événement n'a pas réconcilié les parents. Trois semaines plus tard, Joe avait même demandé le divorce et la garde de ses fils. Pour ce faire, il s'était constitué un épais dossier. Titulaire d'un doctorat d'ethnologie obtenu dans une université du Michigan (Etats-Unis), il s'était mis à étudier la législation française en matière de garde d'enfants. Cette bagarre juridique et les multiples discussions avec Christine l'épuisaient.

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Avec elle, il avait vécu, dit-on, trois années de dérive. Physiquement, il en avait gardé des séquelles, il avait changé. Un peu bouffi, fatigué, irritable. En 1978, à Nantes, il donne un concert. Trop saoul, il a un trou de mémoire. Le public le hue. Lui, le gendre idéal, celui-là même qui enchante les soirées des Français dans les shows télé de Maritie et Gilbert Carpentier, semble en avoir assez. En ce début d'été 1980, la justice lui donne raison. Joe obtient la garde de ses deux fils. Et c'est à Tahiti qu'il décide de prendre un nouveau départ. Il avait demandé à son fidèle parolier Claude Lemesle de lui écrire de nouvelles chansons, plus classiques  que celle de son dernier album Blue Country, sorti en janvier 1980 et que le public traditionnel de Joe avait quelque peu boudé.

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Sa carrière, sa famille, il y tenait. Le destin est cruel... "Ma carcasse, je m'en fiche qu'on la mette à la poubelle", disait-il souvent. Mais c'est au cimetière israélite d' Hollywood que ses parents, le célèbre cinéaste Jules Dassin, sa belle-mère l'actrice Melina Mercouri, sa mère Bea et ses sœurs Julie et Richelle, ont choisi de l'enterrer, le 31 août 1980. Jusqu'au dernier moment, le lieu des obsèques aura été tenu secret. Autour de son cercueil, il n'y aura que la famille. Christine, sa veuve, n'a pas été conviée. Elle aurait aimé rapatrier le corps de Joe en France pour offrir au chanteur une cérémonie digne des plus grands. Jules Dassin lui a rétorqué que Joe était américain ! Né à New York et élevé à Los Angeles, il y reposera loin de ses fans... en paix à jamais

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Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive]

Par  

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Elle a été sa moitié pendant 13 ans. Maryse Grimaldi, la première Mme Dassin entre 1963 et 1977, fut à l'origine de la carrière du chanteur de "l'Eté indien" et son plus grand soutien. Alors qu'est diffusé, ce 17 novembre à 20h45 sur France 3, "Joe Dassin, le roman d'une vie", elle nous raconte son quotidien avec celui qui demeure « l'homme de sa vie ».

 

Télé Star : Qu'avez-vous ressentie la première fois que vous avez rencontré, en 1963, Joe Dassin lors d'une soirée costumée chez Eddy Barclay ?

Maryse Grimaldi : Ce qui m'a frappé c'est qu'il était barbu, ce qui était rare, à l'époque, pour un garçon de 25 ans. Au milieu de 2000 personnes, j'ai flashé sur lui d'autant qu'il était déguisé en pirate et portait un maquillage fait par un professionnel qui avait travaillé sur le film de son père, Topkapi. Ce qui est fou, c'est que lui aussi m'avait remarquée et que nous avons passé la soirée, l'un comme l'autre, à chercher des gens pour nous présenter. Finalement, il a réussi à trouver une personne qui me connaissait afin d'établir le contact !

Est-il vrai qu'il vous a définitivement séduite avec une chanson ?

M.G. : C'est-à-dire qu'il m'a invité en week-end quelques jours plus tard et, ayant apporté sa guitare, m'a fait la cour en chantant du folksong !

C'est sa voix chaude qui vous a fait craquer ?

M.G. : Il avait un timbre magnifique, mais son « plus » était son accent gommé. N'oubliez pas que le français n'était pas sa langue maternelle ! Du coup, il était très difficile à imiter. Patrick Sébastien s'y est essayé, sans y parvenir totalement.

Lorsque vous avez commencé à vivre ensemble, était-il ouvert à l'idée de devenir chanteur ?

M.G. : Non, il n'y avait jamais pensé ! Il chantait naturellement, chez lui, avec des copains. Mais quand une première proposition de contrat lui a été faite, Joe a commencé par refuser. J'étais d'accord avec lui, d'ailleurs... Pendant six mois, la maison de disques est revenue à la charge. CBS a dû écouter sa première bande en janvier 1964, et son premier single est sorti en mars 1965. Ça vous donne une idée du délai de réflexion !

Que voulait-il faire ? Être romancier, comme lorsqu'il écrivait des nouvelles pendant ses années d'université ?

M.G. : Absolument, il souhaitait écrire. Et, plus certainement, travailler dans le cinéma. Comme scénariste ou metteur en scène. Il avait même fait l'acteur pour son père, Jules Dassin...

Le déclic pour la musique est venu quand ?

M.G. : Pas immédiatement. Il a enregistré son premier disque fin 1964 et l'a trouvé mauvais. Le deuxième, quelques mois plus tard, était pire encore ! Il a songé à s'arrêter et c'est à ce moment que sont arrivés Jacques Souplet, le nouveau patron de CBS France, et le producteur Jacques Plait. Grâce à eux tout a changé, et Joe est devenu un professionnel.

Croyiez-vous en lui à cette époque ?

M.G. : J'adorais sa voix. Mais, au début, la chanson française n'était pas une passion pour moi, à part des classiques comme Brel ou Brassens. Cela dit, je percevais son potentiel et l'ai, bien sûr, encouragé ! Reste que c'est Jacques Plait qui a créé le ‘personnage' Dassin et a contribué à faire sa carrière...

Vous minimisez votre rôle, vous qui avez apporté sa première bande à CBS...

M.G. : Ce que j'ai fait, c'est dix ans de tournées avec Joe. C'est vrai que j'étais présente lorsqu'il choisissait les chansons, puis quand il les enregistrait. En outre, je pense qu'il avait une confiance totale en moi. Alors, oui, j'ai suivi sa carrière et j'y ai participé.

A part Georges Brassens, quel artiste français Joe Dassin admirait-il ?

M.G. : Bobby Lapointe ! Il en était fou. Au point de le prendre en première partie, quand il a fait sa première tournée en tant que vedette. C'était un plaisir pour Joe comme pour moi...

On sent que votre mari se faisait une haute idée de sa mission de créateur de chansons, même si celles-ci devaient apporter de la légèreté aux gens...

M.G. : Non, je pense plutôt qu'il était conscient de bien faire, d'être professionnel et honnête dans son travail. Maintenant, le doute, tous les artistes l'ont. Quand il sortait du studio d'enregistrement à 3-4h du matin, et qu'on en discutait, Joe pensait qu'il n'avait pas été bon et que ses chansons n'allaient pas marcher. Mais c'était normal comme réaction...

Vous ne l'avez jamais vu sortir d'un enregistrement content de lui ?

M.G. : Sûrement l'était-il parfois, intérieurement. Mais il ne me l'a jamais dit. Ça n'était pas dans son caractère.

Le vrai succès est arrivé, en mai 68, avec "Siffler sur la colline"...

M.G. : C'est vrai. Après ça, 1969 et 1970 ont été de grandes années !

Comment l'a-t-il vécu ?

M.G. : Il était hyper-heureux, et moi avec ! Mais il n'a pas eu la grosse tête et nous avons continué à vivre de la même façon. Alors c'est vrai qu'il surveillait ses ventes, mais il n'était pas dans le star-system. Après les spectacles, il ne trainait pas ; on rentrait tout de suite...

La contrepartie n'était-elle pas une certaine froideur à l'égard des fans ?

M.G. : Quand ça se présentait, il était très aimable. Mais il ne recherchait pas forcément ça. Il ressentait cette adulation comme dégradante. Pas pour lui, mais pour les gens ! Il trouvait qu'il n'y avait pas de quoi s'extasier. Il était très content qu'on achète ses disques et qu'on remplisse les salles, mais le reste ne l'intéressait pas. Il n'était jamais aussi heureux qu'à l'étranger, sans « surveillance » de nos faits et gestes...

Vous-même étiez extrêmement discrète !...

M.G. : J'étais déjà 24/24h avec lui, je n'allais pas en plus me mettre en avant ! Je n'étais pas une artiste ; je n'avais rien à vendre. Je ne me cachais nulle part, ni de personne. Je faisais juste partie de sa vie privée. Dès qu'un photographe nous pistait, on le sentait ! Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage. Joe d'ailleurs faisait très peu d'interviews...

Parce qu'il refusait de parler de son intimité ?

M.G. : Tout à fait. Il ne demandait rien à la presse et le payait en retour.

Fréquentait-il des collègues artistes ?

M.G. : Non, à part Carlos et, un peu, Michel Fugain. Mais quand on faisait des dîners chez nous, c'était auprès de la famille ou d'amis qui n'étaient pas du métier. Joe avait, notamment, gardé ses deux copains d'université, Bernard et Alain.

Quel était son caractère au quotidien ?

M.G. : Il était très slave. Du genre dépressif qui, dans la demi-heure qui suivait, me prenait dans ses bras pour danser ! Et puis, il avait aussi beaucoup d'humour...

Avant L'été indien, en 1975, il a connu un creux de la vague ?

M.G. : C'est vrai. Entre 1972 et 1974, Il a vendu moins de disques, mais restait présent à la télé. Et puis est arrivé l'Eté indien. Ce qui lui a fait le plus plaisir, c'était d'avoir le tube de l'été dont il rêvait depuis dix ans ! Dès qu'on a entendu la mélodie, on s'est dit que l'on tenait quelque chose. Le disque a été enregistré très rapidement, d'ailleurs...

Cette époque marque la fin de votre couple. Vous aviez, deux ans auparavant, perdu un bébé, peu après sa naissance...

M.G. : Ce fut traumatisant. Tout allait bien et, pour la première fois, la vie nous refusait quelque chose. Cette perte n'a pourtant rien à voir avec la rupture de notre couple qui s'est dissout en 1976, avant que nous divorcions en 1977. Mais la séparation fait partie de la vie d'un couple. Il y a eu un moment où Joe a voulu autre chose. C'est très humain...

Même si cela a impliqué pour lui une vie débridée ; les nuits en boîte, l'alcool, la drogue ?

M.G. : Il est certes parti dans une autre direction qui n'était pas un bon choix ; il a brûlé la chandelle, tiré la corde jusqu'à ce qu'elle cède. Je me souviens lui avoir dit, au moment de notre séparation, que s'il continuait ainsi il ne serait plus de ce monde dans cinq ans... Mais c'était son choix. Et je le respecte. Joe reste l'homme de ma vie et la seule preuve d'amour, c'est de comprendre les gens. A un moment, il a voulu que j'ouvre la porte pour qu'il puisse s'envoler...

Vous n'êtes pas plus vindicative à l'égard de celle qui l'a accompagné dans cette voie, Christine Delvaux, devenue la seconde Mme Dassin...

M.G. : Pourquoi serais-je agressive ? J'espère juste qu'il a été heureux dans cette relation, parce qu'il a payé l'addition très chère. Quant à moi, j'ai vécu treize années hyper-heureuses avec Joe, sans nuages, ni engueulades. Après, quand les choses changent, il faut en tirer les conséquences...

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

M.G. : Deux mois avant sa mort. Il était en plein marasme, en plein divorce, dans un état tragique. Mais nous avons pu remettre les pendules à l'heure. Et c'est bien...

Propos recueillis par Olivier Rajchman

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Mort de Joe Dassin : le bel hommage de Johnny Hallyday à son ami disparu voilà 35 ans [Photos]

Par Thomas Janua 

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Johnny Hallyday a rendu sur les réseaux sociaux un hommage simple et très beau à son ami Joe Dassin, disparu voilà 35 ans.

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Joe Dassin est mort d'un infarctus voilà 35 ans, le 20 août 1980 à Papeete. Le disparu avait 41 ans. Une grande star qui l'a bien connu, Johnny Hallyday a profité des réseaux sociaux Instagram et Twitter pour publier une photo émouvante du début des années 70 où il patientait, aux côtés de Joe Dassin à Saint Barth. Pas de trémolo ou de texte hommage : Johnny donne juste l'essentiel : "St Barth 1972" et touche au cœur les fans du disparu.

Au moment de sa disparition, Joe Dassin peinait à se remettre d'une épuisante tournée estivale et s'inquiétait à propos de l'intense bataille juridique à venir avec son ex-femme Christine, épousée en 1978. L'objectif pour le chanteur était de préserver la garde de ses deux fils, Jonathan et Julien, respectivement âgés de 1 an et demi et 5 mois.

Le chanteur est mort au beau milieu du déjeuner, à 12 h 30 dans un restaurant où tablaient avec lui Jonathan et Julien. Après la disparition de leur père, les deux garçons seront élevés par leur mère, dans une maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines. Jonathan, 36 ans aujourd'hui, raconte au Nouvel Observateur sa difficulté à faire découvrir sa musique.

Joe Dassin vu par son fils, 35 ans après sa mort

Sophie Delassein   

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"L'Obs" a rencontré Jonathan, l'un des fils chéris de Joe Dassin, mort il y a 35 ans. Lui aussi s'est mis à la musique.

"Qu’est-ce qui m’arrive ?", se demande-t-il à voix haute. Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin déjeune au restaurant "Chez Michel et Eliane", rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson.

Ce déjeuner à Tahiti, c’est un peu sa récompense, Dieu sait qu’il a tant et tant attendu ce moment. Il le vit comme un tournant dans sa vie, lui qui vient de passer des mois éprouvants émotionnellement et physiquement. Dassin contre Dassin : la guerre contre Christine, épousée en secondes noces le 14 janvier 1978, est déclarée.

Le divorce viendra en son temps, pense-t-il, l’enjeu, la priorité, est d’obtenir la garde de Jonathan et de Julien. Dans une vie antérieure, quand il était marié à Maryse Massiera, le couple avait perdu un bébé de 5 jours, Joshua. Traumatisé à jamais, il veut voir grandir ses fils. Absolument, passionnément. C’est son nouveau projet de vie, sa carrière d’étoile de la chanson passera désormais au second plan.

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En août 1979. (Christian Pinson / Sipa)

Avant de s’envoler pour ce voyage charnière à Tahiti, et même si le cœur n’y était pas tout à fait, il est monté sur scène pour une tournée d’été. Tout de blanc vêtu, il s’est montré tel que son public l’aimait, lui le pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, le bon client de Danielle Gilbert, de Michel Drucker.

Il est monté sur scène et il a enchainé ses tubes : "Et si tu m’existais pas", "Cécilia", "L’Amérique", "Les Champs-Elysées", "A toi", "Le petit pain au chocolat", "L’été indien". Il a souri, a attaqué ses chansons avec ce mélange de force et de tendresse qui fait son succès. Il s’est tenu droit, du moins il a essayé.

Tout est fichu

Ce long voyage jusqu’à Papeete n’est pas une bonne idée. Le trajet est long, déraisonnable, une folie, de l’inconscience brute. Il n’est pas en état de le faire et il ne peut l’ignorer. Les médecins et ses amis le lui ont répété mille fois. Il n’a rien voulu entendre. Déraisonnable et dangereux, quand on sait qu’un mois plus tôt... Un mois plus tôt, sa tournée d’été passait par Cannes. Ce soir-là, Joe Dassin n’a fait qu’essayer de chanter, jusqu’au moment où il a vacillé, et a dû quitter la scène au beau milieu d’une chanson. Il part, revient, repart. Définitivement. Le cœur commence à lâcher, le médecin pompier le contraint à l’hospitalisation. Il passe une semaine en soins intensifs à l’Hôpital Américain de Neuilly.

Il n’a toujours qu’un seul but : se mettre au vert pour s’occuper de ses enfants loin des feux de la rampe. Il songe à passer plus de temps dans son Amérique natale et à Tahiti, son île d’adoption. Nous sommes au mois de juillet. Et il part. Mais, déjà, lors de l’escale réglementaire à Los Angeles, il est victime d’un nouvel infarctus.

Il est 12h30, ce 20 août, Joe Dassin a 41 ans. Au beau milieu du déjeuner, il lâche "Qu’est-ce qui m’arrive ?" et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux, et son ambition primordiale : s’occuper de ses deux fils et s’émerveiller de les voir dessiner leurs premiers accords de guitare. Ça ne se fera pas, il faut que les vivants l’intègrent, l’acceptent, survivent à cette injustice. Au chagrin.

Les enfants, surtout. Jonathan et Julien, les fils chéris de Joe Dassin. S’ils ont du mal à parler de leur père, c’est qu’ils ne l’ont pas connu, n’ont pas de souvenirs avec lui. Un père célèbre, hyper populaire, qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. Jonathan Dassin a les mêmes initiales que son père, un air de famille flagrant, émouvant, et quand il chante, on entend parfois les intonations de cette voix familière qui a fait chanter la France des années 1960 et 1970.

Le fils chéri

Jonathan Dassin a sorti un premier album auto-produit il y a deux ans ; il est dans l’attente d’en faire paraître un deuxième prochainement. Il prend son temps, tente de nouer des contacts, de trouver des soutiens. A 36 ans, il n’a ni l’outrecuidance ni les réseaux des "fils de". Il raconte :

J’ai fait le tour des maisons de disques pour me heurter à une certaine incompréhension : souvent, les gens ne savent pas comment ils vont me présenter. Le fait que je sois le fils de Joe Dassin semble les gêner. Mon âge aussi, sans doute, alors que je pense au contraire que plus on avance et plus on a de choses à raconter."

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Jonathan Dassin en 2013. (PJB / Sipa)

A 36 ans, Jonathan Dassin mène une double carrière : développer ses projets musicaux personnels et gérer le catalogue de son défunt père au côté de Julien, son petit frère. A chaque commémoration du 20 août 1980, tous les cinq ans, les dix ans, les quinze ans, il leur faut imaginer un concept pour raviver la flamme et que vivent les chansons : une intégrale, un best of, un spectacle, un documentaire, pourquoi pas un biopic.

Mais qui est Joe pour Jonathan ? Il en parle à la fois avec émotion et distance, tant d’années ont passé depuis l’été meurtrier, depuis le déjeuner fatal de Papeete.

Je n’ai pas eu le temps de le connaitre, d’avoir des souvenirs, des anecdotes. Je ne le connais pas davantage que son public, puisque je ne l’ai finalement vu qu’à travers des photos, des vidéos. Ce que j’ai en plus, ce sont les témoignages de ses sœurs, mes tantes, dont je suis très proche. Mais lui, mon père, je ne l’ai jamais eu en face de moi".

Jonathan a ainsi grandi, dans l’absence et le fantasme, mais pas tout à fait comme les autres orphelins, justement parce que beaucoup de gens le connaissent mieux que lui, comme il dit.

Elevés par leur mère

Après la disparition prématurée et tragique de Joe Dassin, c’est leur mère, Christine, qui a repris ses droits sur les deux petits garçons. Elle les a élevés, seule, dans la grande maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines, à Feucherolles. Juifs par leur père qui les avait circoncis à la naissance, Christine les fait baptiser. Les liens avec la famille Dassin ne sont pas rompus pour autant. Au contraire. Depuis la Grèce où il vit avec Mélina Mercouri, Jules Dassin, le cinéaste de "Jamais le dimanche" et "Du rififi chez les hommes", veille sur ses petits-fils jusqu’au bout – il mourra à l’âge de 97 ans. Jonathan Dassin poursuit :

Dans la vie, on rencontre des hommes qui pourraient devenir des figures paternelles. Moi, des pères, j’en ai eu des tonnes, je pense surtout à mon grand-père. Je retrouvais Mélina et Jules environ trois fois par an, pendant les vacances scolaires. Il était très regardant sur ce qu’on devenait. Quant à Mélina, elle fut pour moi comme une grand-mère. Elle avait énormément de caractère, c’était une femme à poigne, mais je m’entendais très bien avec elle."

Une femme de tempérament, Christine en est une autre. Dans les livres et les documentaires, elle est souvent décrite comme celle qui, entre les disputes et toutes sortes d’excès, précipita la mort de Joe Dassin. Son fils est blessé :

C’est très compliqué de juger ce qu’on ne connait pas, comme le fonctionnement d’un couple. Certaines personnes ont pu être témoins de soirées arrosées et même davantage, mais qui peut affirmer que c’était leur quotidien ? Cela ne ressemble pas à ce que nous avons vécu, mon frère et moi. Malgré les circonstances, nous avons été bien élevés. Je tiens à dire que ma mère était une femme courageuse."

Mais, assez vite, dans la maison de Feugerolles, un autre drame se trame : Jonathan n’a que 16 ans quand Christine disparaît à son tour – la maintenance de la maison est assurée par un couple de Yougoslaves. Il est le premier à quitter les lieux, Julien attendra que la bâtisse soit vendue.

Jonathan n’a pas tardé à arrêter ses études pour s’engager dans une carrière de musicien. Il a continué à prendre des cours de trompettes, de piano, de solfège. Il a monté des groupes, jusqu’au moment où il s’est lancé en solitaire, en novembre 2013. Non sans difficultés…

Sophie Delassein

Il se marie à Cotignac dans le VAR avec Christine

 

Le "paradis blanc" de Joe Dassin

Par Olivier Rajchman 

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C'est le témoignage-choc de la semaine. Celui de l'ex-flic René-Georges Querry qui, dans un chapitre de son livre "De Mesrine à DSK" (Editions JC Gawsewitch), évoque une anecdote qu'on pouvait imaginer sans qu'elle ait été, jusqu'alors, racontée. Elle concerne un chanteur immensément populaire : Joe Dassin. Entre...

1977 et 1980, l'auteur-compositeur-interprète des "Champs-Elysées" et de "l'Eté indien" a plongé dans l'enfer des drogues dures. Une pratique qui a modifié son comportement -il devenait souvent difficile avec les autres et ingérable, en dépit de son grand professionnalisme- et a probablement précipité sa mort, d'une crise cardiaque, en août 1980.

Déjà, en 1977, Joe et son épouse, Christine Delvaux, avaient été interpellés par la police en possession de 20 grammes de cocaïne. La star avait alors déclaré à la presse : "Je ne me drogue pas". Sans vraiment convaincre... Querry, de son côté, rapporte dans son livre avoir arrêté le chanteur alors que ce dernier détenait une quantité impressionnante de 200 grammes de coke!

La scène a lieu alors que Dassin vient de se fournir chez son dealer. Il est accompagné d'une amie : "L'interpellation se passe dans le calme. Je me dis : "Ce n'est pas possible que ce type prenne de la came". Je le vois dans cet endroit presque minable (...) On l'emmène au 36 quai des Orfèvres. Il ne proteste pas. Sa copine se défend un peu. On l'emmène dans une pièce pour la fouiller. "Pas la peine !", elle sort de sa culotte 200 grammes de cocaïne. Lui : "Oui, je reconnais, c'est pour ma consommation personnelle".

Inculpé pour possession de drogue, Joe Dassin n'en voulut pas à Querry... au point de l'inviter à déjeuner.

Il faut dire que le flic avait su rester discret et que la presse de l'époque fermait volontiers les yeux sur ce genre d'affaires. Dassin, lui, malgré sa grande intelligence, ses nombreux dons, les exigences nouvelles de sa paternité (il eut deux fils en 1978 et 1980) et l'amour de son public ne s'en est pas remis. Un vrai gâchis...

Photo : France 3 (c)

ci dessous le lien vers les article sur Joe Dassin

LISTE DES ARTICLES JOE DASSIN

Top40 joe dassin 

 

 

 

 La Sélection Best Of 3 CD 
à paraître le 12 août 2016

Avec Les Champs-ÉlyséesL'été indienEt si tu n'existais pasÀ toiSiffler sur la colline...
Éditeur : Sony
EAN commerce : 0888751008625
Date sortie / parution : Disponible le 12/08/2016

La selection 0888751008625 0

sortie en presse dans closer Hors Série

Detail 

et dans Destins Brisés France Dimanche (8 pages sur Joe)

Destins brises

discographie

Joe dassin disco

Discographie Joe Dassin

Joe dassin disco3

Discojoe 4

Discojoe 6

Gala n°1468, du jeudi 29 juillet 2021.

 

Jonathan Dassin orphelin à 16 ans : "40 ans après, Joe DASSIN est toujours là !"

 

 

Jonathan Dassin fait perdurer le souvenir de son père, Joe Dassin, icône de la chanson française. Devenu orphelin adolescent, il a depuis fondé sa propre famille. Le chanteur n'a désormais qu'un seul souhait, vivre le plus longtemps possible...

Jonathan Dassin n'a pas connu son père Joe Dassin, mort avant ses 2 ans. Il était encore adolescent lors du décès de sa mère, Christine Delvaux. Depuis ces deux tragédies, le chanteur est à son tour devenu parent. Il n'a qu'un seul souhait pour ses enfants : "vivre le plus longtemps possible" !

Jonathan Dassin s'est entretenu avec le magazine Gala. Le chanteur de 42 ans a raconté son enfance passée sans son papa Joe Dassin (mort le 20 août 1980 des suites d'un infarctus du myocarde, à l'âge de 41 ans), le souvenir de ce dernier et l'impact de sa musique. Jonathan a aussi évoqué sa mère Christine Delvaux, décédée d'une crise d'asthme à 46 ans, le 5 décembre 1995.

Jonathan est devenu orphelin à 16 ans. Il a depuis fondé sa propre famille, en accueillant deux enfants, Jana et Jahlil (11 et 5 ans), nés de sa relation avec Samira. Ces naissances ont-elle réveillé la douleur causée par l'absence de ses propres parents ? "Ça ne m'a pas ramené à ma propre histoire, répond Jonathan Dassin. En revanche, j'ai envie de vivre le plus longtemps possible pour mes enfants."

Même s'il n'a pas vraiment connu son père, celui-ci a une place importante dans la vie de son fils, ainsi que celle de sa petite famille. "On a grandi dans la maison de Feucherolles [dans les Yvelines, ndlr], qu'il avait fait construire. Tout faisait référence à lui, confie Jonathan à Gala. On regardait les émissions qui lui étaient consacrées, et les films de famille, les diapositives... Cela ne m'inspirait aucune émotion particulière, sinon l'envie de découvrir son histoire. En revanche, j'ai été très touché le 14-Juillet dernier lorsque, pendant le défilé militaire, la fanfare a repris Les Champs-Élysées. Cette chanson est un monument, comme l'Arc de triomphe ! J'étais très fier ce jour-là, mon père le mérite."

Il ajoute, concernant ses enfants : "Ils le connaissent, c'est quelqu'un d'important pour eux, mais on ne fait pas la messe autour du grand-père", explique Jonathan.

Devenu artiste à son tour, Jonathan Dassin fait perdurer le souvenir de son papa, icône de la chanson française. Il qualifie tout de même son patronyme de "lame à double tranchant". "J'ai déjà entendu des remarques désobligeantes sur mon nom et ça m'a parfois desservi. Mais il suscite aussi une certaine bienveillance qui m'a beaucoup apporté", précise-t-il.

Toutefois, la possibilité d'un nom de scène a vite été écarté : "J'y ai souvent pensé, encore dernièrement. Mais je suis fier de mon père, de mon grand-père [le réalisateur Jules Dassin, ndlr]. Il y a une tradition artistique dans la famille et je veux m'y inscrire."

 

 

Dans Joe Dassin

Nouveau single Jeane Manson Numéro 1

Le 31/12/2020

 

Très bel hommage à l'équipe à Jojo...

Jeane numero 1

Dans Joe Dassin

Joe Dassin aurait fêté ses 82 ans ce 5 novembre 2020

Le 06/11/2020

En octobre est sorti cet album hommage où divers artistes dont ses deux fils Jonathan et Julien

reprennent certains de ces tubes...

Il y a 40 ans, Joe Dassin disparaissait, laissant derrière lui un répertoire qui, à jamais, porte les couleurs de l’été, de l’amour et du partage.
Tous enfants de Joe Dassin, les artistes pop français actuels lui rendent hommage.
Avec : 21 juin Le Duo & La Déryves , Aldebert, Camélia Jordana, Carla & Jonathan Dassin, Jérémy Frérot & Tibz, Jonathan Dassin, Julien Dassin, Kids United, Les Frangines, Madame Monsieur, Patrick Fiori & Lola Dubini, Trois Cafés Gourmands, Ycare & Axelle Red…

 

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JOE DASSIN 

Ce jeudi 5 novembre 2020 Joe Dassin aurait fêté ses 82 ans

mais le destin a voulu qu'il nous quitte à l'age de 42 ans et 9 mois le 20 août 1980

Nous garderons toujours cette image d'un jeune chanteur avec sa voix chaude

qui nous a laissé un beau répertoire de chansons populaires (comme il aimait le dire)

Des chansons tendres et romantiques qui se retiennent facilement...

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Biographie  par 

 

Joseph Ira DASSIN dit JOE DASSIN est né le 5 novembre 1938 à New York. JOE DASSIN est le fils de Jules DASSIN, réalisateur de films, et de Béatrice LAUNER, violoniste virtuose, tous deux juifs américains. C'est suite à la dénonciation du réalisateur Edward DMYTRYK, membre du parti communiste américain, auquel le père de Joe DASSIN a brièvement adhéré, que la famille part s'installer en Europe. JOE DASSIN étudiera à l'Institut Le Rosey en Suisse, et passera son bac à Grenoble.

La carrière musicale de JOE DASSIN commence sur une blague. Il entonne une folk song américaine "Freight Train", grâce à une amie, Maryse MASSIERA, une connaissance de Catherine RÉGNIER la secrétaire de CBS Records, afin de garder ce souvenir pour son anniversaire. À l'écoute de la bande, CBS est convaincue de lancer son premier artiste francophone, et signe JOE DASSIN en 1964 pour quatre titres dont "Je change un peu de vent", la version française de "Freight Train". Après les échecs successifs de ces derniers, c'est finalement "Bip bip" l'année suivante qui s'écoulera à environ 25 000 copies et permettra à JOE DASSIN de faire une apparition dans les hit-parades. Fin 1965, Jacques SOUPLET, nouveau PDG de CBS France, lui présente son futur producteur et ami, Jacques PLAIT.

Le 18 janvier 1966, JOE DASSIN se marie avec Maryse MASSIERA, dont il aura un premier fils, Joshua (mort prématurément en 1973, cinq jours après l'accouchement).
JOE DASSIN en 1967 : "Les Dalton". À l'automne 1967, ce dernier écrit "Bébé requin" pour France GALL, puis c'est "Siffler sur la colline", en plein mai 68, qui lancera réellement le chanteur, grâce à plus 500 000 exemplaires vendues en France. JOE DASSIN devient alors une véritable vedette et remporte le premier disque d'or de sa carrière.

Puis viendront "Ma bonne étoile" (cette période marque la fin de la collaboration entre JOE DASSIN, Jean-Michel RIVAT et Franck THOMAS, et le début d'une nouvelle avec Pierre DELANOË et Claude LEMESLE), "Le petit pain au chocolat", "Les Champs-Élysées" (premier succès international traduit en allemand, italien, anglais, japonais...), "Le chemin de papa", "L'Amérique", "Cécilia", "La fleur aux dents", "L'équipe à Jojo", "Salut les amoureux", "Si tu t'appelles mélancolie"... JOE DASSIN écrit parallèlement pour son ami CARLOS : "Señor Météo" et "Le bougalou du loup-garou".

Nous sommes en 1975, et à la fin de l'année sort ce qui deviendra son tube référence : "L'été indien". L'année suivante, il enchaînera avec les derniers succès de sa carrière, de "Il faut naître à Monaco" à "Ca va pas changer le monde", en passant par "Et si tu n'existais pas" (repris avec succès par Willy DENZEY en 2005 dans une version R'n'b), "Il était une fois nous deux", "À toi"...

Au printemps 1977, JOE DASSIN divorce de Maryse MASSIERA, et se remarie dix mois plus tard avec Christine DELVAUX, avec qui il aura son premier fils, Jonathan, en septembre 1978. Le second, Julien, verra le jour en mars 1980.

Au cours de l'été 1979, après quinze années de carrière dans la chanson, JOE DASSIN dévoilera en pleine période disco, ce qui restera son dernier succès : "Le dernier slow".

Le 20 août 1980, Joe DASSIN meurt à l'âge de 41 ans à la suite d'un infarctus du myocarde pendant ses vacances à Papeete (Tahiti). Son monument funéraire est à l'Hollywood Forever Cemetery, cimetière d'Hollywood à Los Angeles.

JOE DASSIN se situe aujourd'hui encore parmi le Top 15 des chanteurs ayant vendu le plus de disques en France. En 2010, et son fils Julien DASSIN (par ailleurs devenu chanteur, au même titre que son aîné Jonathan) consacrera une comédie musicale (faisant suite à "Salut Joe !" de Philippe HERSEN sur scène en 2006) à la mémoire de son père : "Il était une fois Joe DASSIN".

Liste des articles Joe Dassin      cliquez sur le bandeau

 

Dans Joe Dassin

Hommage Joe Dassin ce 20 août 2020 (déjà 40 ans)

Le 17/08/2020

Tu resteras "ma bonne étoile" et ton image du chanteur populaire en "costume blanc" aux chansons romantiques ne cessera de voiler mon regard.

 

Joe 40 ans

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Très belle chanson de michel monaco  en hommage à Joe Dassin

Ci-dessous la chanson que j'écoutais en août 1980 sur mon tourne-disques

 

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Joe Dassin : le récit des dernières heures avant sa mort [Photos]

 

Par Linda Bouras 

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Ce 21 août 2017, France 3, rend au hommage au chanteur Joe Dassin, avec le documentaire Joe Dassin, le roman de sa vie à 20h50. L' occasion, de revenir sur le destin tragique de cette star de la variété française disparue à l'âge de 41 ans.

Lagon turquoise, sable blanc, le cadre est idyllique. C'est en Polynésie française que Joe Dassin entouré de ses amis, de sa mère Bea, de sa nouvelle compagne Nathalie, et surtout de ses deux fils chéris, est venu tourner la page. Il est arrivé deux jours plus tôt, bien décidé à voir le bout du tunnel. Ses proches sont rassurés : Joe, souffrant déjà d'un ulcère à l'estomac, semble se remettre de son accident cardiaque survenu le 17 juillet. Un malaise qui l'avait obligé à interrompre sa tournée estivale dans le midi de la France. Joe paraissait enfin heureux. Cela faisait si longtemps...

Julien et jonathan

Comme Jacques Brel, il avait trouvé à Tahiti son havre de paix. Là-bas, sa condition de star ne lui pesait pas. Et ce mois d'août, entre parties de billard américain, de golf, et câlins avec Julien, 5 mois, et Jonathan, 18 mois, le chanteur avait bel et bien décidé de profiter des plaisirs simples de son île. En 1973, il y avait même acheté un terrain de vingt hectares à deux cents kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahaa, avec l'espoir d'y faire construire un faré, une maison typique. Et ainsi pouvoir vivre d'amour et de tamouré. En attendant, il  séjournait dans la résidence d'une amie, perdue au milieu des cocotiers.

 

La rumeur d'une overdose

 

Le matin du 20 août 1980, il se lève vers 10 heures. Enfile un pantalon blanc, forcément, et une chemise rouge à fleurs. A 11 h 30, il rejoint ses copains pour un apéro dans un bar de Papeete. Au coeur des discussions, une prochaine randonnée à Rangiroa, un atoll de rêve connu pour sa faune sous-marine exceptionnelle. Joe s'en réjouit, tout en sirotant un verre de vin blanc. Imprudent, il s'accorde même une cigarette. Présent, un ami médecin le sermonne. Il sourit. Midi, direction le restaurant Chez Michel et Eliane, son préféré. Chacun fait la queue au buffet. Pour Joe, ce sera poisson cru à la tahitienne, riz à la noix de coco, papaye et jus d'ananas. A table, l'ambiance est joyeuse.

Quand soudain, le chanteur se met à transpirer, devient pâle. Une douleur indescriptible lui déchire le visage. Son regard se fige, sa bouche reste ouverte. Joe s'écroule. Un docteur dans la salle tente aussitôt de le réanimer. Son verdict est cruel : "Il n'y a plus d'espoir." Ses amis essayent un dernier massage cardiaque. Plusieurs minutes s' écoulent, il n'y a plus rien à faire. Le cœur de Joe a lâché. Il est 12h30. Joe, à 41 ans, s'en est allé rejoindre dans le ciel son fils Joshua, mort en 1973, à 5 jours à peine ...

A Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe, et réveille les vacanciers de leur torpeur estivale. Les radios s'empressent de passer en boucle les tubes du chanteur. La rumeur d'une mort par overdose circule. "Non, Joe ne voulait pas en finir avec la vie", dira Claude Lemesle, l'un de ses paroliers. Mais il reconnaîtra que son coeur devait être usé par des abus. Oui, il fumait, buvait dix tasses de café par jour, aimait faire la bringue. Les vingt-quatre heures de vol pour se rendre à Tahiti n'ont pas dû arranger son état de santé. Ses médecins n'ont-ils pas été imprudents de le laisser effectuer un tel périple ? D'autant que, par souci d'économie, le chanteur avait pris un vol avec deux escales. Ereintant.

Joe Dassin, Jeane Manson et Carlos dans "Les aventures de Pearl White"

En tout cas, 1980 avait été éprouvante pour l'interprète des Dalton. Couvert de disques d'or en quinze ans de carrière, il a enregistré deux cents titres, entouré de groupies, le chanteur semblait mal supporter son statut d'idole. Sa santé, surtout, le préoccupait. Avant son infarctus en juillet, il avait déjà eu plusieurs malaises ... Autre sujet de tourment, la fin de son histoire d'amour avec Christine Delvaux, sa seconde épouse, rencontrée en 1970 dans une station de ski, et pour laquelle il avait divorcé de Maryse, sa fidèle assistante qui lui avait ouvert les portes de la chanson. Malgré la naissance de Julien, en mars 1980, Christine a déserté le domicile familial de Feucherolles.

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Trou de mémoire

 

L'heureux événement n'a pas réconcilié les parents. Trois semaines plus tard, Joe avait même demandé le divorce et la garde de ses fils. Pour ce faire, il s'était constitué un épais dossier. Titulaire d'un doctorat d'ethnologie obtenu dans une université du Michigan (Etats-Unis), il s'était mis à étudier la législation française en matière de garde d'enfants. Cette bagarre juridique et les multiples discussions avec Christine l'épuisaient.

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Avec elle, il avait vécu, dit-on, trois années de dérive. Physiquement, il en avait gardé des séquelles, il avait changé. Un peu bouffi, fatigué, irritable. En 1978, à Nantes, il donne un concert. Trop saoul, il a un trou de mémoire. Le public le hue. Lui, le gendre idéal, celui-là même qui enchante les soirées des Français dans les shows télé de Maritie et Gilbert Carpentier, semble en avoir assez. En ce début d'été 1980, la justice lui donne raison. Joe obtient la garde de ses deux fils. Et c'est à Tahiti qu'il décide de prendre un nouveau départ. Il avait demandé à son fidèle parolier Claude Lemesle de lui écrire de nouvelles chansons, plus classiques  que celle de son dernier album Blue Country, sorti en janvier 1980 et que le public traditionnel de Joe avait quelque peu boudé.

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Sa carrière, sa famille, il y tenait. Le destin est cruel... "Ma carcasse, je m'en fiche qu'on la mette à la poubelle", disait-il souvent. Mais c'est au cimetière israélite d' Hollywood que ses parents, le célèbre cinéaste Jules Dassin, sa belle-mère l'actrice Melina Mercouri, sa mère Bea et ses sœurs Julie et Richelle, ont choisi de l'enterrer, le 31 août 1980. Jusqu'au dernier moment, le lieu des obsèques aura été tenu secret. Autour de son cercueil, il n'y aura que la famille. Christine, sa veuve, n'a pas été conviée. Elle aurait aimé rapatrier le corps de Joe en France pour offrir au chanteur une cérémonie digne des plus grands. Jules Dassin lui a rétorqué que Joe était américain ! Né à New York et élevé à Los Angeles, il y reposera loin de ses fans... en paix à jamais

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Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive]

Par  

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Elle a été sa moitié pendant 13 ans. Maryse Grimaldi, la première Mme Dassin entre 1963 et 1977, fut à l'origine de la carrière du chanteur de "l'Eté indien" et son plus grand soutien. Alors qu'est diffusé, ce 17 novembre à 20h45 sur France 3, "Joe Dassin, le roman d'une vie", elle nous raconte son quotidien avec celui qui demeure « l'homme de sa vie ».

 

Télé Star : Qu'avez-vous ressentie la première fois que vous avez rencontré, en 1963, Joe Dassin lors d'une soirée costumée chez Eddy Barclay ?

Maryse Grimaldi : Ce qui m'a frappé c'est qu'il était barbu, ce qui était rare, à l'époque, pour un garçon de 25 ans. Au milieu de 2000 personnes, j'ai flashé sur lui d'autant qu'il était déguisé en pirate et portait un maquillage fait par un professionnel qui avait travaillé sur le film de son père, Topkapi. Ce qui est fou, c'est que lui aussi m'avait remarquée et que nous avons passé la soirée, l'un comme l'autre, à chercher des gens pour nous présenter. Finalement, il a réussi à trouver une personne qui me connaissait afin d'établir le contact !

Est-il vrai qu'il vous a définitivement séduite avec une chanson ?

M.G. : C'est-à-dire qu'il m'a invité en week-end quelques jours plus tard et, ayant apporté sa guitare, m'a fait la cour en chantant du folksong !

C'est sa voix chaude qui vous a fait craquer ?

M.G. : Il avait un timbre magnifique, mais son « plus » était son accent gommé. N'oubliez pas que le français n'était pas sa langue maternelle ! Du coup, il était très difficile à imiter. Patrick Sébastien s'y est essayé, sans y parvenir totalement.

Lorsque vous avez commencé à vivre ensemble, était-il ouvert à l'idée de devenir chanteur ?

M.G. : Non, il n'y avait jamais pensé ! Il chantait naturellement, chez lui, avec des copains. Mais quand une première proposition de contrat lui a été faite, Joe a commencé par refuser. J'étais d'accord avec lui, d'ailleurs... Pendant six mois, la maison de disques est revenue à la charge. CBS a dû écouter sa première bande en janvier 1964, et son premier single est sorti en mars 1965. Ça vous donne une idée du délai de réflexion !

Que voulait-il faire ? Être romancier, comme lorsqu'il écrivait des nouvelles pendant ses années d'université ?

M.G. : Absolument, il souhaitait écrire. Et, plus certainement, travailler dans le cinéma. Comme scénariste ou metteur en scène. Il avait même fait l'acteur pour son père, Jules Dassin...

Le déclic pour la musique est venu quand ?

M.G. : Pas immédiatement. Il a enregistré son premier disque fin 1964 et l'a trouvé mauvais. Le deuxième, quelques mois plus tard, était pire encore ! Il a songé à s'arrêter et c'est à ce moment que sont arrivés Jacques Souplet, le nouveau patron de CBS France, et le producteur Jacques Plait. Grâce à eux tout a changé, et Joe est devenu un professionnel.

Croyiez-vous en lui à cette époque ?

M.G. : J'adorais sa voix. Mais, au début, la chanson française n'était pas une passion pour moi, à part des classiques comme Brel ou Brassens. Cela dit, je percevais son potentiel et l'ai, bien sûr, encouragé ! Reste que c'est Jacques Plait qui a créé le ‘personnage' Dassin et a contribué à faire sa carrière...

Vous minimisez votre rôle, vous qui avez apporté sa première bande à CBS...

M.G. : Ce que j'ai fait, c'est dix ans de tournées avec Joe. C'est vrai que j'étais présente lorsqu'il choisissait les chansons, puis quand il les enregistrait. En outre, je pense qu'il avait une confiance totale en moi. Alors, oui, j'ai suivi sa carrière et j'y ai participé.

A part Georges Brassens, quel artiste français Joe Dassin admirait-il ?

M.G. : Bobby Lapointe ! Il en était fou. Au point de le prendre en première partie, quand il a fait sa première tournée en tant que vedette. C'était un plaisir pour Joe comme pour moi...

On sent que votre mari se faisait une haute idée de sa mission de créateur de chansons, même si celles-ci devaient apporter de la légèreté aux gens...

M.G. : Non, je pense plutôt qu'il était conscient de bien faire, d'être professionnel et honnête dans son travail. Maintenant, le doute, tous les artistes l'ont. Quand il sortait du studio d'enregistrement à 3-4h du matin, et qu'on en discutait, Joe pensait qu'il n'avait pas été bon et que ses chansons n'allaient pas marcher. Mais c'était normal comme réaction...

Vous ne l'avez jamais vu sortir d'un enregistrement content de lui ?

M.G. : Sûrement l'était-il parfois, intérieurement. Mais il ne me l'a jamais dit. Ça n'était pas dans son caractère.

Le vrai succès est arrivé, en mai 68, avec "Siffler sur la colline"...

M.G. : C'est vrai. Après ça, 1969 et 1970 ont été de grandes années !

Comment l'a-t-il vécu ?

M.G. : Il était hyper-heureux, et moi avec ! Mais il n'a pas eu la grosse tête et nous avons continué à vivre de la même façon. Alors c'est vrai qu'il surveillait ses ventes, mais il n'était pas dans le star-system. Après les spectacles, il ne trainait pas ; on rentrait tout de suite...

La contrepartie n'était-elle pas une certaine froideur à l'égard des fans ?

M.G. : Quand ça se présentait, il était très aimable. Mais il ne recherchait pas forcément ça. Il ressentait cette adulation comme dégradante. Pas pour lui, mais pour les gens ! Il trouvait qu'il n'y avait pas de quoi s'extasier. Il était très content qu'on achète ses disques et qu'on remplisse les salles, mais le reste ne l'intéressait pas. Il n'était jamais aussi heureux qu'à l'étranger, sans « surveillance » de nos faits et gestes...

Vous-même étiez extrêmement discrète !...

M.G. : J'étais déjà 24/24h avec lui, je n'allais pas en plus me mettre en avant ! Je n'étais pas une artiste ; je n'avais rien à vendre. Je ne me cachais nulle part, ni de personne. Je faisais juste partie de sa vie privée. Dès qu'un photographe nous pistait, on le sentait ! Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage. Joe d'ailleurs faisait très peu d'interviews...

Parce qu'il refusait de parler de son intimité ?

M.G. : Tout à fait. Il ne demandait rien à la presse et le payait en retour.

Fréquentait-il des collègues artistes ?

M.G. : Non, à part Carlos et, un peu, Michel Fugain. Mais quand on faisait des dîners chez nous, c'était auprès de la famille ou d'amis qui n'étaient pas du métier. Joe avait, notamment, gardé ses deux copains d'université, Bernard et Alain.

Quel était son caractère au quotidien ?

M.G. : Il était très slave. Du genre dépressif qui, dans la demi-heure qui suivait, me prenait dans ses bras pour danser ! Et puis, il avait aussi beaucoup d'humour...

Avant L'été indien, en 1975, il a connu un creux de la vague ?

M.G. : C'est vrai. Entre 1972 et 1974, Il a vendu moins de disques, mais restait présent à la télé. Et puis est arrivé l'Eté indien. Ce qui lui a fait le plus plaisir, c'était d'avoir le tube de l'été dont il rêvait depuis dix ans ! Dès qu'on a entendu la mélodie, on s'est dit que l'on tenait quelque chose. Le disque a été enregistré très rapidement, d'ailleurs...

Cette époque marque la fin de votre couple. Vous aviez, deux ans auparavant, perdu un bébé, peu après sa naissance...

M.G. : Ce fut traumatisant. Tout allait bien et, pour la première fois, la vie nous refusait quelque chose. Cette perte n'a pourtant rien à voir avec la rupture de notre couple qui s'est dissout en 1976, avant que nous divorcions en 1977. Mais la séparation fait partie de la vie d'un couple. Il y a eu un moment où Joe a voulu autre chose. C'est très humain...

Même si cela a impliqué pour lui une vie débridée ; les nuits en boîte, l'alcool, la drogue ?

M.G. : Il est certes parti dans une autre direction qui n'était pas un bon choix ; il a brûlé la chandelle, tiré la corde jusqu'à ce qu'elle cède. Je me souviens lui avoir dit, au moment de notre séparation, que s'il continuait ainsi il ne serait plus de ce monde dans cinq ans... Mais c'était son choix. Et je le respecte. Joe reste l'homme de ma vie et la seule preuve d'amour, c'est de comprendre les gens. A un moment, il a voulu que j'ouvre la porte pour qu'il puisse s'envoler...

Vous n'êtes pas plus vindicative à l'égard de celle qui l'a accompagné dans cette voie, Christine Delvaux, devenue la seconde Mme Dassin...

M.G. : Pourquoi serais-je agressive ? J'espère juste qu'il a été heureux dans cette relation, parce qu'il a payé l'addition très chère. Quant à moi, j'ai vécu treize années hyper-heureuses avec Joe, sans nuages, ni engueulades. Après, quand les choses changent, il faut en tirer les conséquences...

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

M.G. : Deux mois avant sa mort. Il était en plein marasme, en plein divorce, dans un état tragique. Mais nous avons pu remettre les pendules à l'heure. Et c'est bien...

Propos recueillis par Olivier Rajchman

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Mort de Joe Dassin : le bel hommage de Johnny Hallyday à son ami disparu voilà 35 ans [Photos]

Par Thomas Janua 

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Johnny Hallyday a rendu sur les réseaux sociaux un hommage simple et très beau à son ami Joe Dassin, disparu voilà 35 ans.

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Joe Dassin est mort d'un infarctus voilà 35 ans, le 20 août 1980 à Papeete. Le disparu avait 41 ans. Une grande star qui l'a bien connu, Johnny Hallyday a profité des réseaux sociaux Instagram et Twitter pour publier une photo émouvante du début des années 70 où il patientait, aux côtés de Joe Dassin à Saint Barth. Pas de trémolo ou de texte hommage : Johnny donne juste l'essentiel : "St Barth 1972" et touche au cœur les fans du disparu.

Au moment de sa disparition, Joe Dassin peinait à se remettre d'une épuisante tournée estivale et s'inquiétait à propos de l'intense bataille juridique à venir avec son ex-femme Christine, épousée en 1978. L'objectif pour le chanteur était de préserver la garde de ses deux fils, Jonathan et Julien, respectivement âgés de 1 an et demi et 5 mois.

Le chanteur est mort au beau milieu du déjeuner, à 12 h 30 dans un restaurant où tablaient avec lui Jonathan et Julien. Après la disparition de leur père, les deux garçons seront élevés par leur mère, dans une maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines. Jonathan, 36 ans aujourd'hui, raconte au Nouvel Observateur sa difficulté à faire découvrir sa musique.

Joe Dassin vu par son fils, 35 ans après sa mort

Sophie Delassein   

Gala 13 nov 2013b

"L'Obs" a rencontré Jonathan, l'un des fils chéris de Joe Dassin, mort il y a 35 ans. Lui aussi s'est mis à la musique.

"Qu’est-ce qui m’arrive ?", se demande-t-il à voix haute. Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin déjeune au restaurant "Chez Michel et Eliane", rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson.

Ce déjeuner à Tahiti, c’est un peu sa récompense, Dieu sait qu’il a tant et tant attendu ce moment. Il le vit comme un tournant dans sa vie, lui qui vient de passer des mois éprouvants émotionnellement et physiquement. Dassin contre Dassin : la guerre contre Christine, épousée en secondes noces le 14 janvier 1978, est déclarée.

Le divorce viendra en son temps, pense-t-il, l’enjeu, la priorité, est d’obtenir la garde de Jonathan et de Julien. Dans une vie antérieure, quand il était marié à Maryse Massiera, le couple avait perdu un bébé de 5 jours, Joshua. Traumatisé à jamais, il veut voir grandir ses fils. Absolument, passionnément. C’est son nouveau projet de vie, sa carrière d’étoile de la chanson passera désormais au second plan.

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En août 1979. (Christian Pinson / Sipa)

Avant de s’envoler pour ce voyage charnière à Tahiti, et même si le cœur n’y était pas tout à fait, il est monté sur scène pour une tournée d’été. Tout de blanc vêtu, il s’est montré tel que son public l’aimait, lui le pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, le bon client de Danielle Gilbert, de Michel Drucker.

Il est monté sur scène et il a enchainé ses tubes : "Et si tu m’existais pas", "Cécilia", "L’Amérique", "Les Champs-Elysées", "A toi", "Le petit pain au chocolat", "L’été indien". Il a souri, a attaqué ses chansons avec ce mélange de force et de tendresse qui fait son succès. Il s’est tenu droit, du moins il a essayé.

Tout est fichu

Ce long voyage jusqu’à Papeete n’est pas une bonne idée. Le trajet est long, déraisonnable, une folie, de l’inconscience brute. Il n’est pas en état de le faire et il ne peut l’ignorer. Les médecins et ses amis le lui ont répété mille fois. Il n’a rien voulu entendre. Déraisonnable et dangereux, quand on sait qu’un mois plus tôt... Un mois plus tôt, sa tournée d’été passait par Cannes. Ce soir-là, Joe Dassin n’a fait qu’essayer de chanter, jusqu’au moment où il a vacillé, et a dû quitter la scène au beau milieu d’une chanson. Il part, revient, repart. Définitivement. Le cœur commence à lâcher, le médecin pompier le contraint à l’hospitalisation. Il passe une semaine en soins intensifs à l’Hôpital Américain de Neuilly.

Il n’a toujours qu’un seul but : se mettre au vert pour s’occuper de ses enfants loin des feux de la rampe. Il songe à passer plus de temps dans son Amérique natale et à Tahiti, son île d’adoption. Nous sommes au mois de juillet. Et il part. Mais, déjà, lors de l’escale réglementaire à Los Angeles, il est victime d’un nouvel infarctus.

Il est 12h30, ce 20 août, Joe Dassin a 41 ans. Au beau milieu du déjeuner, il lâche "Qu’est-ce qui m’arrive ?" et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux, et son ambition primordiale : s’occuper de ses deux fils et s’émerveiller de les voir dessiner leurs premiers accords de guitare. Ça ne se fera pas, il faut que les vivants l’intègrent, l’acceptent, survivent à cette injustice. Au chagrin.

Les enfants, surtout. Jonathan et Julien, les fils chéris de Joe Dassin. S’ils ont du mal à parler de leur père, c’est qu’ils ne l’ont pas connu, n’ont pas de souvenirs avec lui. Un père célèbre, hyper populaire, qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. Jonathan Dassin a les mêmes initiales que son père, un air de famille flagrant, émouvant, et quand il chante, on entend parfois les intonations de cette voix familière qui a fait chanter la France des années 1960 et 1970.

Le fils chéri

Jonathan Dassin a sorti un premier album auto-produit il y a deux ans ; il est dans l’attente d’en faire paraître un deuxième prochainement. Il prend son temps, tente de nouer des contacts, de trouver des soutiens. A 36 ans, il n’a ni l’outrecuidance ni les réseaux des "fils de". Il raconte :

J’ai fait le tour des maisons de disques pour me heurter à une certaine incompréhension : souvent, les gens ne savent pas comment ils vont me présenter. Le fait que je sois le fils de Joe Dassin semble les gêner. Mon âge aussi, sans doute, alors que je pense au contraire que plus on avance et plus on a de choses à raconter."

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Jonathan Dassin en 2013. (PJB / Sipa)

A 36 ans, Jonathan Dassin mène une double carrière : développer ses projets musicaux personnels et gérer le catalogue de son défunt père au côté de Julien, son petit frère. A chaque commémoration du 20 août 1980, tous les cinq ans, les dix ans, les quinze ans, il leur faut imaginer un concept pour raviver la flamme et que vivent les chansons : une intégrale, un best of, un spectacle, un documentaire, pourquoi pas un biopic.

Mais qui est Joe pour Jonathan ? Il en parle à la fois avec émotion et distance, tant d’années ont passé depuis l’été meurtrier, depuis le déjeuner fatal de Papeete.

Je n’ai pas eu le temps de le connaitre, d’avoir des souvenirs, des anecdotes. Je ne le connais pas davantage que son public, puisque je ne l’ai finalement vu qu’à travers des photos, des vidéos. Ce que j’ai en plus, ce sont les témoignages de ses sœurs, mes tantes, dont je suis très proche. Mais lui, mon père, je ne l’ai jamais eu en face de moi".

Jonathan a ainsi grandi, dans l’absence et le fantasme, mais pas tout à fait comme les autres orphelins, justement parce que beaucoup de gens le connaissent mieux que lui, comme il dit.

Elevés par leur mère

Après la disparition prématurée et tragique de Joe Dassin, c’est leur mère, Christine, qui a repris ses droits sur les deux petits garçons. Elle les a élevés, seule, dans la grande maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines, à Feucherolles. Juifs par leur père qui les avait circoncis à la naissance, Christine les fait baptiser. Les liens avec la famille Dassin ne sont pas rompus pour autant. Au contraire. Depuis la Grèce où il vit avec Mélina Mercouri, Jules Dassin, le cinéaste de "Jamais le dimanche" et "Du rififi chez les hommes", veille sur ses petits-fils jusqu’au bout – il mourra à l’âge de 97 ans. Jonathan Dassin poursuit :

Dans la vie, on rencontre des hommes qui pourraient devenir des figures paternelles. Moi, des pères, j’en ai eu des tonnes, je pense surtout à mon grand-père. Je retrouvais Mélina et Jules environ trois fois par an, pendant les vacances scolaires. Il était très regardant sur ce qu’on devenait. Quant à Mélina, elle fut pour moi comme une grand-mère. Elle avait énormément de caractère, c’était une femme à poigne, mais je m’entendais très bien avec elle."

Une femme de tempérament, Christine en est une autre. Dans les livres et les documentaires, elle est souvent décrite comme celle qui, entre les disputes et toutes sortes d’excès, précipita la mort de Joe Dassin. Son fils est blessé :

C’est très compliqué de juger ce qu’on ne connait pas, comme le fonctionnement d’un couple. Certaines personnes ont pu être témoins de soirées arrosées et même davantage, mais qui peut affirmer que c’était leur quotidien ? Cela ne ressemble pas à ce que nous avons vécu, mon frère et moi. Malgré les circonstances, nous avons été bien élevés. Je tiens à dire que ma mère était une femme courageuse."

Mais, assez vite, dans la maison de Feugerolles, un autre drame se trame : Jonathan n’a que 16 ans quand Christine disparaît à son tour – la maintenance de la maison est assurée par un couple de Yougoslaves. Il est le premier à quitter les lieux, Julien attendra que la bâtisse soit vendue.

Jonathan n’a pas tardé à arrêter ses études pour s’engager dans une carrière de musicien. Il a continué à prendre des cours de trompettes, de piano, de solfège. Il a monté des groupes, jusqu’au moment où il s’est lancé en solitaire, en novembre 2013. Non sans difficultés…

Sophie Delassein

Il se marie à Cotignac dans le VAR avec Christine

 

Le "paradis blanc" de Joe Dassin

Par Olivier Rajchman 

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C'est le témoignage-choc de la semaine. Celui de l'ex-flic René-Georges Querry qui, dans un chapitre de son livre "De Mesrine à DSK" (Editions JC Gawsewitch), évoque une anecdote qu'on pouvait imaginer sans qu'elle ait été, jusqu'alors, racontée. Elle concerne un chanteur immensément populaire : Joe Dassin. Entre...

1977 et 1980, l'auteur-compositeur-interprète des "Champs-Elysées" et de "l'Eté indien" a plongé dans l'enfer des drogues dures. Une pratique qui a modifié son comportement -il devenait souvent difficile avec les autres et ingérable, en dépit de son grand professionnalisme- et a probablement précipité sa mort, d'une crise cardiaque, en août 1980.

Déjà, en 1977, Joe et son épouse, Christine Delvaux, avaient été interpellés par la police en possession de 20 grammes de cocaïne. La star avait alors déclaré à la presse : "Je ne me drogue pas". Sans vraiment convaincre... Querry, de son côté, rapporte dans son livre avoir arrêté le chanteur alors que ce dernier détenait une quantité impressionnante de 200 grammes de coke!

La scène a lieu alors que Dassin vient de se fournir chez son dealer. Il est accompagné d'une amie : "L'interpellation se passe dans le calme. Je me dis : "Ce n'est pas possible que ce type prenne de la came". Je le vois dans cet endroit presque minable (...) On l'emmène au 36 quai des Orfèvres. Il ne proteste pas. Sa copine se défend un peu. On l'emmène dans une pièce pour la fouiller. "Pas la peine !", elle sort de sa culotte 200 grammes de cocaïne. Lui : "Oui, je reconnais, c'est pour ma consommation personnelle".

Inculpé pour possession de drogue, Joe Dassin n'en voulut pas à Querry... au point de l'inviter à déjeuner.

Il faut dire que le flic avait su rester discret et que la presse de l'époque fermait volontiers les yeux sur ce genre d'affaires. Dassin, lui, malgré sa grande intelligence, ses nombreux dons, les exigences nouvelles de sa paternité (il eut deux fils en 1978 et 1980) et l'amour de son public ne s'en est pas remis. Un vrai gâchis...

Photo : France 3 (c)

ci dessous le lien vers les article sur Joe Dassin

LISTE DES ARTICLES JOE DASSIN

Top40 joe dassin 

 

 

 

 La Sélection Best Of 3 CD 
à paraître le 12 août 2016

Avec Les Champs-ÉlyséesL'été indienEt si tu n'existais pasÀ toiSiffler sur la colline...
Éditeur : Sony
EAN commerce : 0888751008625
Date sortie / parution : Disponible le 12/08/2016

La selection 0888751008625 0

sortie en presse dans closer Hors Série

Detail 

et dans Destins Brisés France Dimanche (8 pages sur Joe)

Destins brises

discographie

Joe dassin disco

Discographie Joe Dassin

Joe dassin disco3

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Discojoe 6

 

Dans Joe Dassin

Hommage Joe Dassin ce 20 août 2019 (déjà 39 ans)

Le 19/08/2019

Très belle chanson de michel monaco  en hommage à Joe Dassin

Ci-dessous la chanson que j'écoutais en août 1980 sur mon tourne-disques

 

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Joe Dassin : le récit des dernières heures avant sa mort [Photos]

 

Par Linda Bouras 

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Ce 21 août 2017, France 3, rend au hommage au chanteur Joe Dassin, avec le documentaire Joe Dassin, le roman de sa vie à 20h50. L' occasion, de revenir sur le destin tragique de cette star de la variété française disparue à l'âge de 41 ans.

Lagon turquoise, sable blanc, le cadre est idyllique. C'est en Polynésie française que Joe Dassin entouré de ses amis, de sa mère Bea, de sa nouvelle compagne Nathalie, et surtout de ses deux fils chéris, est venu tourner la page. Il est arrivé deux jours plus tôt, bien décidé à voir le bout du tunnel. Ses proches sont rassurés : Joe, souffrant déjà d'un ulcère à l'estomac, semble se remettre de son accident cardiaque survenu le 17 juillet. Un malaise qui l'avait obligé à interrompre sa tournée estivale dans le midi de la France. Joe paraissait enfin heureux. Cela faisait si longtemps...

Julien et jonathan

Comme Jacques Brel, il avait trouvé à Tahiti son havre de paix. Là-bas, sa condition de star ne lui pesait pas. Et ce mois d'août, entre parties de billard américain, de golf, et câlins avec Julien, 5 mois, et Jonathan, 18 mois, le chanteur avait bel et bien décidé de profiter des plaisirs simples de son île. En 1973, il y avait même acheté un terrain de vingt hectares à deux cents kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahaa, avec l'espoir d'y faire construire un faré, une maison typique. Et ainsi pouvoir vivre d'amour et de tamouré. En attendant, il  séjournait dans la résidence d'une amie, perdue au milieu des cocotiers.

 

La rumeur d'une overdose

 

Le matin du 20 août 1980, il se lève vers 10 heures. Enfile un pantalon blanc, forcément, et une chemise rouge à fleurs. A 11 h 30, il rejoint ses copains pour un apéro dans un bar de Papeete. Au coeur des discussions, une prochaine randonnée à Rangiroa, un atoll de rêve connu pour sa faune sous-marine exceptionnelle. Joe s'en réjouit, tout en sirotant un verre de vin blanc. Imprudent, il s'accorde même une cigarette. Présent, un ami médecin le sermonne. Il sourit. Midi, direction le restaurant Chez Michel et Eliane, son préféré. Chacun fait la queue au buffet. Pour Joe, ce sera poisson cru à la tahitienne, riz à la noix de coco, papaye et jus d'ananas. A table, l'ambiance est joyeuse.

Quand soudain, le chanteur se met à transpirer, devient pâle. Une douleur indescriptible lui déchire le visage. Son regard se fige, sa bouche reste ouverte. Joe s'écroule. Un docteur dans la salle tente aussitôt de le réanimer. Son verdict est cruel : "Il n'y a plus d'espoir." Ses amis essayent un dernier massage cardiaque. Plusieurs minutes s' écoulent, il n'y a plus rien à faire. Le cœur de Joe a lâché. Il est 12h30. Joe, à 41 ans, s'en est allé rejoindre dans le ciel son fils Joshua, mort en 1973, à 5 jours à peine ...

A Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe, et réveille les vacanciers de leur torpeur estivale. Les radios s'empressent de passer en boucle les tubes du chanteur. La rumeur d'une mort par overdose circule. "Non, Joe ne voulait pas en finir avec la vie", dira Claude Lemesle, l'un de ses paroliers. Mais il reconnaîtra que son coeur devait être usé par des abus. Oui, il fumait, buvait dix tasses de café par jour, aimait faire la bringue. Les vingt-quatre heures de vol pour se rendre à Tahiti n'ont pas dû arranger son état de santé. Ses médecins n'ont-ils pas été imprudents de le laisser effectuer un tel périple ? D'autant que, par souci d'économie, le chanteur avait pris un vol avec deux escales. Ereintant.

Joe Dassin, Jeane Manson et Carlos dans "Les aventures de Pearl White"

En tout cas, 1980 avait été éprouvante pour l'interprète des Dalton. Couvert de disques d'or en quinze ans de carrière, il a enregistré deux cents titres, entouré de groupies, le chanteur semblait mal supporter son statut d'idole. Sa santé, surtout, le préoccupait. Avant son infarctus en juillet, il avait déjà eu plusieurs malaises ... Autre sujet de tourment, la fin de son histoire d'amour avec Christine Delvaux, sa seconde épouse, rencontrée en 1970 dans une station de ski, et pour laquelle il avait divorcé de Maryse, sa fidèle assistante qui lui avait ouvert les portes de la chanson. Malgré la naissance de Julien, en mars 1980, Christine a déserté le domicile familial de Feucherolles.

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Trou de mémoire

 

L'heureux événement n'a pas réconcilié les parents. Trois semaines plus tard, Joe avait même demandé le divorce et la garde de ses fils. Pour ce faire, il s'était constitué un épais dossier. Titulaire d'un doctorat d'ethnologie obtenu dans une université du Michigan (Etats-Unis), il s'était mis à étudier la législation française en matière de garde d'enfants. Cette bagarre juridique et les multiples discussions avec Christine l'épuisaient.

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Avec elle, il avait vécu, dit-on, trois années de dérive. Physiquement, il en avait gardé des séquelles, il avait changé. Un peu bouffi, fatigué, irritable. En 1978, à Nantes, il donne un concert. Trop saoul, il a un trou de mémoire. Le public le hue. Lui, le gendre idéal, celui-là même qui enchante les soirées des Français dans les shows télé de Maritie et Gilbert Carpentier, semble en avoir assez. En ce début d'été 1980, la justice lui donne raison. Joe obtient la garde de ses deux fils. Et c'est à Tahiti qu'il décide de prendre un nouveau départ. Il avait demandé à son fidèle parolier Claude Lemesle de lui écrire de nouvelles chansons, plus classiques  que celle de son dernier album Blue Country, sorti en janvier 1980 et que le public traditionnel de Joe avait quelque peu boudé.

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Sa carrière, sa famille, il y tenait. Le destin est cruel... "Ma carcasse, je m'en fiche qu'on la mette à la poubelle", disait-il souvent. Mais c'est au cimetière israélite d' Hollywood que ses parents, le célèbre cinéaste Jules Dassin, sa belle-mère l'actrice Melina Mercouri, sa mère Bea et ses sœurs Julie et Richelle, ont choisi de l'enterrer, le 31 août 1980. Jusqu'au dernier moment, le lieu des obsèques aura été tenu secret. Autour de son cercueil, il n'y aura que la famille. Christine, sa veuve, n'a pas été conviée. Elle aurait aimé rapatrier le corps de Joe en France pour offrir au chanteur une cérémonie digne des plus grands. Jules Dassin lui a rétorqué que Joe était américain ! Né à New York et élevé à Los Angeles, il y reposera loin de ses fans... en paix à jamais

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Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive]

Par  

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Elle a été sa moitié pendant 13 ans. Maryse Grimaldi, la première Mme Dassin entre 1963 et 1977, fut à l'origine de la carrière du chanteur de "l'Eté indien" et son plus grand soutien. Alors qu'est diffusé, ce 17 novembre à 20h45 sur France 3, "Joe Dassin, le roman d'une vie", elle nous raconte son quotidien avec celui qui demeure « l'homme de sa vie ».

 

Télé Star : Qu'avez-vous ressentie la première fois que vous avez rencontré, en 1963, Joe Dassin lors d'une soirée costumée chez Eddy Barclay ?

Maryse Grimaldi : Ce qui m'a frappé c'est qu'il était barbu, ce qui était rare, à l'époque, pour un garçon de 25 ans. Au milieu de 2000 personnes, j'ai flashé sur lui d'autant qu'il était déguisé en pirate et portait un maquillage fait par un professionnel qui avait travaillé sur le film de son père, Topkapi. Ce qui est fou, c'est que lui aussi m'avait remarquée et que nous avons passé la soirée, l'un comme l'autre, à chercher des gens pour nous présenter. Finalement, il a réussi à trouver une personne qui me connaissait afin d'établir le contact !

Est-il vrai qu'il vous a définitivement séduite avec une chanson ?

M.G. : C'est-à-dire qu'il m'a invité en week-end quelques jours plus tard et, ayant apporté sa guitare, m'a fait la cour en chantant du folksong !

C'est sa voix chaude qui vous a fait craquer ?

M.G. : Il avait un timbre magnifique, mais son « plus » était son accent gommé. N'oubliez pas que le français n'était pas sa langue maternelle ! Du coup, il était très difficile à imiter. Patrick Sébastien s'y est essayé, sans y parvenir totalement.

Lorsque vous avez commencé à vivre ensemble, était-il ouvert à l'idée de devenir chanteur ?

M.G. : Non, il n'y avait jamais pensé ! Il chantait naturellement, chez lui, avec des copains. Mais quand une première proposition de contrat lui a été faite, Joe a commencé par refuser. J'étais d'accord avec lui, d'ailleurs... Pendant six mois, la maison de disques est revenue à la charge. CBS a dû écouter sa première bande en janvier 1964, et son premier single est sorti en mars 1965. Ça vous donne une idée du délai de réflexion !

Que voulait-il faire ? Être romancier, comme lorsqu'il écrivait des nouvelles pendant ses années d'université ?

M.G. : Absolument, il souhaitait écrire. Et, plus certainement, travailler dans le cinéma. Comme scénariste ou metteur en scène. Il avait même fait l'acteur pour son père, Jules Dassin...

Le déclic pour la musique est venu quand ?

M.G. : Pas immédiatement. Il a enregistré son premier disque fin 1964 et l'a trouvé mauvais. Le deuxième, quelques mois plus tard, était pire encore ! Il a songé à s'arrêter et c'est à ce moment que sont arrivés Jacques Souplet, le nouveau patron de CBS France, et le producteur Jacques Plait. Grâce à eux tout a changé, et Joe est devenu un professionnel.

Croyiez-vous en lui à cette époque ?

M.G. : J'adorais sa voix. Mais, au début, la chanson française n'était pas une passion pour moi, à part des classiques comme Brel ou Brassens. Cela dit, je percevais son potentiel et l'ai, bien sûr, encouragé ! Reste que c'est Jacques Plait qui a créé le ‘personnage' Dassin et a contribué à faire sa carrière...

Vous minimisez votre rôle, vous qui avez apporté sa première bande à CBS...

M.G. : Ce que j'ai fait, c'est dix ans de tournées avec Joe. C'est vrai que j'étais présente lorsqu'il choisissait les chansons, puis quand il les enregistrait. En outre, je pense qu'il avait une confiance totale en moi. Alors, oui, j'ai suivi sa carrière et j'y ai participé.

A part Georges Brassens, quel artiste français Joe Dassin admirait-il ?

M.G. : Bobby Lapointe ! Il en était fou. Au point de le prendre en première partie, quand il a fait sa première tournée en tant que vedette. C'était un plaisir pour Joe comme pour moi...

On sent que votre mari se faisait une haute idée de sa mission de créateur de chansons, même si celles-ci devaient apporter de la légèreté aux gens...

M.G. : Non, je pense plutôt qu'il était conscient de bien faire, d'être professionnel et honnête dans son travail. Maintenant, le doute, tous les artistes l'ont. Quand il sortait du studio d'enregistrement à 3-4h du matin, et qu'on en discutait, Joe pensait qu'il n'avait pas été bon et que ses chansons n'allaient pas marcher. Mais c'était normal comme réaction...

Vous ne l'avez jamais vu sortir d'un enregistrement content de lui ?

M.G. : Sûrement l'était-il parfois, intérieurement. Mais il ne me l'a jamais dit. Ça n'était pas dans son caractère.

Le vrai succès est arrivé, en mai 68, avec "Siffler sur la colline"...

M.G. : C'est vrai. Après ça, 1969 et 1970 ont été de grandes années !

Comment l'a-t-il vécu ?

M.G. : Il était hyper-heureux, et moi avec ! Mais il n'a pas eu la grosse tête et nous avons continué à vivre de la même façon. Alors c'est vrai qu'il surveillait ses ventes, mais il n'était pas dans le star-system. Après les spectacles, il ne trainait pas ; on rentrait tout de suite...

La contrepartie n'était-elle pas une certaine froideur à l'égard des fans ?

M.G. : Quand ça se présentait, il était très aimable. Mais il ne recherchait pas forcément ça. Il ressentait cette adulation comme dégradante. Pas pour lui, mais pour les gens ! Il trouvait qu'il n'y avait pas de quoi s'extasier. Il était très content qu'on achète ses disques et qu'on remplisse les salles, mais le reste ne l'intéressait pas. Il n'était jamais aussi heureux qu'à l'étranger, sans « surveillance » de nos faits et gestes...

Vous-même étiez extrêmement discrète !...

M.G. : J'étais déjà 24/24h avec lui, je n'allais pas en plus me mettre en avant ! Je n'étais pas une artiste ; je n'avais rien à vendre. Je ne me cachais nulle part, ni de personne. Je faisais juste partie de sa vie privée. Dès qu'un photographe nous pistait, on le sentait ! Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage. Joe d'ailleurs faisait très peu d'interviews...

Parce qu'il refusait de parler de son intimité ?

M.G. : Tout à fait. Il ne demandait rien à la presse et le payait en retour.

Fréquentait-il des collègues artistes ?

M.G. : Non, à part Carlos et, un peu, Michel Fugain. Mais quand on faisait des dîners chez nous, c'était auprès de la famille ou d'amis qui n'étaient pas du métier. Joe avait, notamment, gardé ses deux copains d'université, Bernard et Alain.

Quel était son caractère au quotidien ?

M.G. : Il était très slave. Du genre dépressif qui, dans la demi-heure qui suivait, me prenait dans ses bras pour danser ! Et puis, il avait aussi beaucoup d'humour...

Avant L'été indien, en 1975, il a connu un creux de la vague ?

M.G. : C'est vrai. Entre 1972 et 1974, Il a vendu moins de disques, mais restait présent à la télé. Et puis est arrivé l'Eté indien. Ce qui lui a fait le plus plaisir, c'était d'avoir le tube de l'été dont il rêvait depuis dix ans ! Dès qu'on a entendu la mélodie, on s'est dit que l'on tenait quelque chose. Le disque a été enregistré très rapidement, d'ailleurs...

Cette époque marque la fin de votre couple. Vous aviez, deux ans auparavant, perdu un bébé, peu après sa naissance...

M.G. : Ce fut traumatisant. Tout allait bien et, pour la première fois, la vie nous refusait quelque chose. Cette perte n'a pourtant rien à voir avec la rupture de notre couple qui s'est dissout en 1976, avant que nous divorcions en 1977. Mais la séparation fait partie de la vie d'un couple. Il y a eu un moment où Joe a voulu autre chose. C'est très humain...

Même si cela a impliqué pour lui une vie débridée ; les nuits en boîte, l'alcool, la drogue ?

M.G. : Il est certes parti dans une autre direction qui n'était pas un bon choix ; il a brûlé la chandelle, tiré la corde jusqu'à ce qu'elle cède. Je me souviens lui avoir dit, au moment de notre séparation, que s'il continuait ainsi il ne serait plus de ce monde dans cinq ans... Mais c'était son choix. Et je le respecte. Joe reste l'homme de ma vie et la seule preuve d'amour, c'est de comprendre les gens. A un moment, il a voulu que j'ouvre la porte pour qu'il puisse s'envoler...

Vous n'êtes pas plus vindicative à l'égard de celle qui l'a accompagné dans cette voie, Christine Delvaux, devenue la seconde Mme Dassin...

M.G. : Pourquoi serais-je agressive ? J'espère juste qu'il a été heureux dans cette relation, parce qu'il a payé l'addition très chère. Quant à moi, j'ai vécu treize années hyper-heureuses avec Joe, sans nuages, ni engueulades. Après, quand les choses changent, il faut en tirer les conséquences...

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

M.G. : Deux mois avant sa mort. Il était en plein marasme, en plein divorce, dans un état tragique. Mais nous avons pu remettre les pendules à l'heure. Et c'est bien...

Propos recueillis par Olivier Rajchman

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Mort de Joe Dassin : le bel hommage de Johnny Hallyday à son ami disparu voilà 35 ans [Photos]

Par Thomas Janua 

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Johnny Hallyday a rendu sur les réseaux sociaux un hommage simple et très beau à son ami Joe Dassin, disparu voilà 35 ans.

Johnny hallyday et joe dassin 2

Joe Dassin est mort d'un infarctus voilà 35 ans, le 20 août 1980 à Papeete. Le disparu avait 41 ans. Une grande star qui l'a bien connu, Johnny Hallyday a profité des réseaux sociaux Instagram et Twitter pour publier une photo émouvante du début des années 70 où il patientait, aux côtés de Joe Dassin à Saint Barth. Pas de trémolo ou de texte hommage : Johnny donne juste l'essentiel : "St Barth 1972" et touche au cœur les fans du disparu.

Au moment de sa disparition, Joe Dassin peinait à se remettre d'une épuisante tournée estivale et s'inquiétait à propos de l'intense bataille juridique à venir avec son ex-femme Christine, épousée en 1978. L'objectif pour le chanteur était de préserver la garde de ses deux fils, Jonathan et Julien, respectivement âgés de 1 an et demi et 5 mois.

Le chanteur est mort au beau milieu du déjeuner, à 12 h 30 dans un restaurant où tablaient avec lui Jonathan et Julien. Après la disparition de leur père, les deux garçons seront élevés par leur mère, dans une maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines. Jonathan, 36 ans aujourd'hui, raconte au Nouvel Observateur sa difficulté à faire découvrir sa musique.

Joe Dassin vu par son fils, 35 ans après sa mort

Sophie Delassein   

Gala 13 nov 2013b

"L'Obs" a rencontré Jonathan, l'un des fils chéris de Joe Dassin, mort il y a 35 ans. Lui aussi s'est mis à la musique.

"Qu’est-ce qui m’arrive ?", se demande-t-il à voix haute. Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin déjeune au restaurant "Chez Michel et Eliane", rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson.

Ce déjeuner à Tahiti, c’est un peu sa récompense, Dieu sait qu’il a tant et tant attendu ce moment. Il le vit comme un tournant dans sa vie, lui qui vient de passer des mois éprouvants émotionnellement et physiquement. Dassin contre Dassin : la guerre contre Christine, épousée en secondes noces le 14 janvier 1978, est déclarée.

Le divorce viendra en son temps, pense-t-il, l’enjeu, la priorité, est d’obtenir la garde de Jonathan et de Julien. Dans une vie antérieure, quand il était marié à Maryse Massiera, le couple avait perdu un bébé de 5 jours, Joshua. Traumatisé à jamais, il veut voir grandir ses fils. Absolument, passionnément. C’est son nouveau projet de vie, sa carrière d’étoile de la chanson passera désormais au second plan.

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En août 1979. (Christian Pinson / Sipa)

Avant de s’envoler pour ce voyage charnière à Tahiti, et même si le cœur n’y était pas tout à fait, il est monté sur scène pour une tournée d’été. Tout de blanc vêtu, il s’est montré tel que son public l’aimait, lui le pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, le bon client de Danielle Gilbert, de Michel Drucker.

Il est monté sur scène et il a enchainé ses tubes : "Et si tu m’existais pas", "Cécilia", "L’Amérique", "Les Champs-Elysées", "A toi", "Le petit pain au chocolat", "L’été indien". Il a souri, a attaqué ses chansons avec ce mélange de force et de tendresse qui fait son succès. Il s’est tenu droit, du moins il a essayé.

Tout est fichu

Ce long voyage jusqu’à Papeete n’est pas une bonne idée. Le trajet est long, déraisonnable, une folie, de l’inconscience brute. Il n’est pas en état de le faire et il ne peut l’ignorer. Les médecins et ses amis le lui ont répété mille fois. Il n’a rien voulu entendre. Déraisonnable et dangereux, quand on sait qu’un mois plus tôt... Un mois plus tôt, sa tournée d’été passait par Cannes. Ce soir-là, Joe Dassin n’a fait qu’essayer de chanter, jusqu’au moment où il a vacillé, et a dû quitter la scène au beau milieu d’une chanson. Il part, revient, repart. Définitivement. Le cœur commence à lâcher, le médecin pompier le contraint à l’hospitalisation. Il passe une semaine en soins intensifs à l’Hôpital Américain de Neuilly.

Il n’a toujours qu’un seul but : se mettre au vert pour s’occuper de ses enfants loin des feux de la rampe. Il songe à passer plus de temps dans son Amérique natale et à Tahiti, son île d’adoption. Nous sommes au mois de juillet. Et il part. Mais, déjà, lors de l’escale réglementaire à Los Angeles, il est victime d’un nouvel infarctus.

Il est 12h30, ce 20 août, Joe Dassin a 41 ans. Au beau milieu du déjeuner, il lâche "Qu’est-ce qui m’arrive ?" et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux, et son ambition primordiale : s’occuper de ses deux fils et s’émerveiller de les voir dessiner leurs premiers accords de guitare. Ça ne se fera pas, il faut que les vivants l’intègrent, l’acceptent, survivent à cette injustice. Au chagrin.

Les enfants, surtout. Jonathan et Julien, les fils chéris de Joe Dassin. S’ils ont du mal à parler de leur père, c’est qu’ils ne l’ont pas connu, n’ont pas de souvenirs avec lui. Un père célèbre, hyper populaire, qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. Jonathan Dassin a les mêmes initiales que son père, un air de famille flagrant, émouvant, et quand il chante, on entend parfois les intonations de cette voix familière qui a fait chanter la France des années 1960 et 1970.

Le fils chéri

Jonathan Dassin a sorti un premier album auto-produit il y a deux ans ; il est dans l’attente d’en faire paraître un deuxième prochainement. Il prend son temps, tente de nouer des contacts, de trouver des soutiens. A 36 ans, il n’a ni l’outrecuidance ni les réseaux des "fils de". Il raconte :

J’ai fait le tour des maisons de disques pour me heurter à une certaine incompréhension : souvent, les gens ne savent pas comment ils vont me présenter. Le fait que je sois le fils de Joe Dassin semble les gêner. Mon âge aussi, sans doute, alors que je pense au contraire que plus on avance et plus on a de choses à raconter."

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Jonathan Dassin en 2013. (PJB / Sipa)

A 36 ans, Jonathan Dassin mène une double carrière : développer ses projets musicaux personnels et gérer le catalogue de son défunt père au côté de Julien, son petit frère. A chaque commémoration du 20 août 1980, tous les cinq ans, les dix ans, les quinze ans, il leur faut imaginer un concept pour raviver la flamme et que vivent les chansons : une intégrale, un best of, un spectacle, un documentaire, pourquoi pas un biopic.

Mais qui est Joe pour Jonathan ? Il en parle à la fois avec émotion et distance, tant d’années ont passé depuis l’été meurtrier, depuis le déjeuner fatal de Papeete.

Je n’ai pas eu le temps de le connaitre, d’avoir des souvenirs, des anecdotes. Je ne le connais pas davantage que son public, puisque je ne l’ai finalement vu qu’à travers des photos, des vidéos. Ce que j’ai en plus, ce sont les témoignages de ses sœurs, mes tantes, dont je suis très proche. Mais lui, mon père, je ne l’ai jamais eu en face de moi".

Jonathan a ainsi grandi, dans l’absence et le fantasme, mais pas tout à fait comme les autres orphelins, justement parce que beaucoup de gens le connaissent mieux que lui, comme il dit.

Elevés par leur mère

Après la disparition prématurée et tragique de Joe Dassin, c’est leur mère, Christine, qui a repris ses droits sur les deux petits garçons. Elle les a élevés, seule, dans la grande maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines, à Feucherolles. Juifs par leur père qui les avait circoncis à la naissance, Christine les fait baptiser. Les liens avec la famille Dassin ne sont pas rompus pour autant. Au contraire. Depuis la Grèce où il vit avec Mélina Mercouri, Jules Dassin, le cinéaste de "Jamais le dimanche" et "Du rififi chez les hommes", veille sur ses petits-fils jusqu’au bout – il mourra à l’âge de 97 ans. Jonathan Dassin poursuit :

Dans la vie, on rencontre des hommes qui pourraient devenir des figures paternelles. Moi, des pères, j’en ai eu des tonnes, je pense surtout à mon grand-père. Je retrouvais Mélina et Jules environ trois fois par an, pendant les vacances scolaires. Il était très regardant sur ce qu’on devenait. Quant à Mélina, elle fut pour moi comme une grand-mère. Elle avait énormément de caractère, c’était une femme à poigne, mais je m’entendais très bien avec elle."

Une femme de tempérament, Christine en est une autre. Dans les livres et les documentaires, elle est souvent décrite comme celle qui, entre les disputes et toutes sortes d’excès, précipita la mort de Joe Dassin. Son fils est blessé :

C’est très compliqué de juger ce qu’on ne connait pas, comme le fonctionnement d’un couple. Certaines personnes ont pu être témoins de soirées arrosées et même davantage, mais qui peut affirmer que c’était leur quotidien ? Cela ne ressemble pas à ce que nous avons vécu, mon frère et moi. Malgré les circonstances, nous avons été bien élevés. Je tiens à dire que ma mère était une femme courageuse."

Mais, assez vite, dans la maison de Feugerolles, un autre drame se trame : Jonathan n’a que 16 ans quand Christine disparaît à son tour – la maintenance de la maison est assurée par un couple de Yougoslaves. Il est le premier à quitter les lieux, Julien attendra que la bâtisse soit vendue.

Jonathan n’a pas tardé à arrêter ses études pour s’engager dans une carrière de musicien. Il a continué à prendre des cours de trompettes, de piano, de solfège. Il a monté des groupes, jusqu’au moment où il s’est lancé en solitaire, en novembre 2013. Non sans difficultés…

Sophie Delassein

Il se marie à Cotignac dans le VAR avec Christine

 

Le "paradis blanc" de Joe Dassin

Par Olivier Rajchman 

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C'est le témoignage-choc de la semaine. Celui de l'ex-flic René-Georges Querry qui, dans un chapitre de son livre "De Mesrine à DSK" (Editions JC Gawsewitch), évoque une anecdote qu'on pouvait imaginer sans qu'elle ait été, jusqu'alors, racontée. Elle concerne un chanteur immensément populaire : Joe Dassin. Entre...

1977 et 1980, l'auteur-compositeur-interprète des "Champs-Elysées" et de "l'Eté indien" a plongé dans l'enfer des drogues dures. Une pratique qui a modifié son comportement -il devenait souvent difficile avec les autres et ingérable, en dépit de son grand professionnalisme- et a probablement précipité sa mort, d'une crise cardiaque, en août 1980.

Déjà, en 1977, Joe et son épouse, Christine Delvaux, avaient été interpellés par la police en possession de 20 grammes de cocaïne. La star avait alors déclaré à la presse : "Je ne me drogue pas". Sans vraiment convaincre... Querry, de son côté, rapporte dans son livre avoir arrêté le chanteur alors que ce dernier détenait une quantité impressionnante de 200 grammes de coke!

La scène a lieu alors que Dassin vient de se fournir chez son dealer. Il est accompagné d'une amie : "L'interpellation se passe dans le calme. Je me dis : "Ce n'est pas possible que ce type prenne de la came". Je le vois dans cet endroit presque minable (...) On l'emmène au 36 quai des Orfèvres. Il ne proteste pas. Sa copine se défend un peu. On l'emmène dans une pièce pour la fouiller. "Pas la peine !", elle sort de sa culotte 200 grammes de cocaïne. Lui : "Oui, je reconnais, c'est pour ma consommation personnelle".

Inculpé pour possession de drogue, Joe Dassin n'en voulut pas à Querry... au point de l'inviter à déjeuner.

Il faut dire que le flic avait su rester discret et que la presse de l'époque fermait volontiers les yeux sur ce genre d'affaires. Dassin, lui, malgré sa grande intelligence, ses nombreux dons, les exigences nouvelles de sa paternité (il eut deux fils en 1978 et 1980) et l'amour de son public ne s'en est pas remis. Un vrai gâchis...

Photo : France 3 (c)

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ci dessous le lien vers les article sur Joe Dassin

LISTE DES ARTICLES JOE DASSIN

Dans Joe Dassin

Joe Dassin siffler sur la colline vidéo INA

Le 19/05/2019

      Les pépites de la rédaction

Le 29 juin 1971, Joe DASSIN interprète en direct "Siffler sur la colline", accompagné par l'orchestre de Raymond LEFEVRE

"Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline, De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines, J'ai cueilli les fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu, J'ai attendu, attendu, elle n'est, jamais venue"... Siffler sur la colline, l'un des grands succès de Joe Dassin, sortait en plein milieu des événements de mai 68. Adaptation de la chanson italienne Uno tranquilloSiffler sur la colline, avec son thème pastoral, renvoyait alors une image bien différente de la réalité sociale de la France de l'époque.


Dans Joe Dassin

Joyeux Noël avec Joe Dassin, Jeane Manson, Carlos et Dave

Le 22/12/2018

Archive INA 

le 10 décembre 1977 Dans un décor de neige nocturne, avec des patineurs en arrière-plan, CARLOS, Joe DASSIN, Jeane MANSON et DAVE chantent des extraits de chants de Noël. Ils sont, par moment, accompagnés par une chorale qui fait les choeurs.CARLOS chante "Mon beau sapin", repris ensuite en choeur. Joe DASSIN et Jeane MANSON chantent "Jingle bells". DAVE chante "Stille nacht heilige nacht" (en néerlandais). Joe DASSIN chante "White christmas". Ils reprennent en choeur "Petit papa Noël".

Dans Joe Dassin

Julien Dassin presse l'Orient le Jour Casino du Liban

Le 15/11/2018

L

Jeudi 15 novembre 2018 

Julien Dassin : Nous les Français, on a ce côté French lover

 

Julien Dassin, un petit air du grand Joe. D.R.

ENTRETIEN

Il s’apprête à monter sur la scène du Casino du Liban* pour un concert, dans le cadre des Nuits nostalgie, reprenant les plus grandes chansons d’amour françaises.

Propos recueillis par Hélène DE LACOSTE | OLJ

Ayant perdu son père, le légendaire Joe Dassin, prématurément, il s’est d’abord lancé dans la musique pour lui rendre hommage en créant en 2010 le spectacle Il était une fois… Joe Dassin. Aujourd’hui, son répertoire comprend quelques-unes des chansons héritées de son paternel, mais il est élargi aux plus grands titres de la chanson française.

En concert au Casino du Liban le samedi 17 novembre, qu’allez-vous y proposer ?

On va bien évidemment interpréter du Joe Dassin, mon père, avec tous les grands classiques. Mais on exécute également tout un répertoire français, dans lequel il y aura par exemple Emmanuelle de Pierre Bachelet, Je suis seule ce soir de Lucienne Delyle, mais aussi des chansons en anglais avec Smile de Nat King Cole ainsi que des musiques de film. Le fil directeur entre les chansons est l’amour, thème universel où tout le monde pourra se retrouver.

Personnellement, qu’est-ce qui vous attire dans la chanson française ?

Ce que j’aime dans la chanson française, en tout cas dans la « grande chanson française », c’est qu’elle vous raconte une histoire que les gens peuvent s’approprier. Prenez ces paroles de Joe Dassin : « Et si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais ? » Tout le monde a déjà vécu ça, tout le monde a déjà eu un chagrin d’amour au cours duquel il a pu penser ça.

Il y a beaucoup de gens, à la sortie des spectacles, qui me disent « Vous avez chanté ma chanson ». La chanson n’est même plus à vous : elle est à tout le monde. Et quand vous arrivez à donner le sourire à une personne en chantant, ou même à créer une autre émotion, en pleurant par exemple, c’est que vous avez réussi à faire quelque chose. Je trouve que c’est très spécifique à la chanson française.

Les Libanais affectionnent aussi particulièrement la chanson française… À votre avis, pourquoi ?

Je crois que nous, Libanais et Français, sommes plutôt similaires dans notre culture musicale. Déjà, beaucoup de Libanais sont francophones. C’est d’ailleurs très agréable parce que, pour moi, qui ai l’habitude de jouer un peu partout dans le monde, il s’agira d’une des premières fois où j’aurai l’occasion de jouer dans un pays qui n’est pas la France, mais où l’on comprend très bien le français.

Vous savez, quand vous chantez une chanson d’amour, vous racontez une histoire, et c’est toujours mieux si les personnes comprennent ce que vous dites.

Et dans les pays où les gens ne comprennent pas les paroles, qu’est-ce qui les touche, à votre avis ?

J’ai joué en Russie, au Canada, aux États-Unis, j’ai presque fait le tour du monde, et ce qui les touche, c’est surtout les mélodies qui sont connues mondialement. Mais il y a aussi l’interprétation. Nous, les Français, on a ce côté « French lover ». Quand vous racontez une chanson d’amour, je pense qu’il n’y a même pas besoin de parler la langue : l’interprétation, le regard et l’émotion que vous mettez dans la voix suffisent.

À quel public vous attendez-vous ?

Comme c’est ma première fois au Liban, je n’en ai aucune idée. Mais la réputation du public libanais est plus que bonne. Je me suis renseigné, j’ai vu des spectacles qui se passaient au Liban via internet : c’est un public très chaleureux.

*Casino du Liban

Maameltein, samedi 17 novembre à 20h30. Virgin Ticketing

Dans Joe Dassin

Joe Dassin aurait fêté ses 80 ans ce 5 novembre 2018

Le 04/11/2018

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JOE DASSIN 

Ce lundi 5 novembre 2018 Joe Dassin aurait fêté ses 80 ans

mais le destin a voulu qu'il nous quitte à l'age de 42 ans et 9 mois le 20 août 1980

Nous garderons toujours cette image d'un jeune chanteur avec sa voix chaude

qui nous a laissé un beau répertoire de chansons populaires (comme il aimait le dire)

Des chansons tendres et romantiques qui se retiennent facilement...

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Biographie  par 

 

Joseph Ira DASSIN dit JOE DASSIN est né le 5 novembre 1938 à New York. JOE DASSIN est le fils de Jules DASSIN, réalisateur de films, et de Béatrice LAUNER, violoniste virtuose, tous deux juifs américains. C'est suite à la dénonciation du réalisateur Edward DMYTRYK, membre du parti communiste américain, auquel le père de Joe DASSIN a brièvement adhéré, que la famille part s'installer en Europe. JOE DASSIN étudiera à l'Institut Le Rosey en Suisse, et passera son bac à Grenoble.

La carrière musicale de JOE DASSIN commence sur une blague. Il entonne une folk song américaine "Freight Train", grâce à une amie, Maryse MASSIERA, une connaissance de Catherine RÉGNIER la secrétaire de CBS Records, afin de garder ce souvenir pour son anniversaire. À l'écoute de la bande, CBS est convaincue de lancer son premier artiste francophone, et signe JOE DASSIN en 1964 pour quatre titres dont "Je change un peu de vent", la version française de "Freight Train". Après les échecs successifs de ces derniers, c'est finalement "Bip bip" l'année suivante qui s'écoulera à environ 25 000 copies et permettra à JOE DASSIN de faire une apparition dans les hit-parades. Fin 1965, Jacques SOUPLET, nouveau PDG de CBS France, lui présente son futur producteur et ami, Jacques PLAIT.

Le 18 janvier 1966, JOE DASSIN se marie avec Maryse MASSIERA, dont il aura un premier fils, Joshua (mort prématurément en 1973, cinq jours après l'accouchement).
JOE DASSIN en 1967 : "Les Dalton". À l'automne 1967, ce dernier écrit "Bébé requin" pour France GALL, puis c'est "Siffler sur la colline", en plein mai 68, qui lancera réellement le chanteur, grâce à plus 500 000 exemplaires vendues en France. JOE DASSIN devient alors une véritable vedette et remporte le premier disque d'or de sa carrière.

Puis viendront "Ma bonne étoile" (cette période marque la fin de la collaboration entre JOE DASSIN, Jean-Michel RIVAT et Franck THOMAS, et le début d'une nouvelle avec Pierre DELANOË et Claude LEMESLE), "Le petit pain au chocolat", "Les Champs-Élysées" (premier succès international traduit en allemand, italien, anglais, japonais...), "Le chemin de papa", "L'Amérique", "Cécilia", "La fleur aux dents", "L'équipe à Jojo", "Salut les amoureux", "Si tu t'appelles mélancolie"... JOE DASSIN écrit parallèlement pour son ami CARLOS : "Señor Météo" et "Le bougalou du loup-garou".

Nous sommes en 1975, et à la fin de l'année sort ce qui deviendra son tube référence : "L'été indien". L'année suivante, il enchaînera avec les derniers succès de sa carrière, de "Il faut naître à Monaco" à "Ca va pas changer le monde", en passant par "Et si tu n'existais pas" (repris avec succès par Willy DENZEY en 2005 dans une version R'n'b), "Il était une fois nous deux", "À toi"...

Au printemps 1977, JOE DASSIN divorce de Maryse MASSIERA, et se remarie dix mois plus tard avec Christine DELVAUX, avec qui il aura son premier fils, Jonathan, en septembre 1978. Le second, Julien, verra le jour en mars 1980.

Au cours de l'été 1979, après quinze années de carrière dans la chanson, JOE DASSIN dévoilera en pleine période disco, ce qui restera son dernier succès : "Le dernier slow".

Le 20 août 1980, Joe DASSIN meurt à l'âge de 41 ans à la suite d'un infarctus du myocarde pendant ses vacances à Papeete (Tahiti). Son monument funéraire est à l'Hollywood Forever Cemetery, cimetière d'Hollywood à Los Angeles.

JOE DASSIN se situe aujourd'hui encore parmi le Top 15 des chanteurs ayant vendu le plus de disques en France. En 2010, et son fils Julien DASSIN (par ailleurs devenu chanteur, au même titre que son aîné Jonathan) consacrera une comédie musicale (faisant suite à "Salut Joe !" de Philippe HERSEN sur scène en 2006) à la mémoire de son père : "Il était une fois Joe DASSIN".

Liste des articles Joe Dassin      cliquez sur le bandeau

 

Dans Joe Dassin

Une grande exposition consacrée à la carrière de Joe Dassin

Le 22/10/2018

 Lavenir    SOMBREFFE   lien vers les infos cliquez sur cette affiche Affiche joe sombreffe

De Joe Dassin, il a et il connaît tout

 - Aurélie MOREAU - L'Avenir

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Une grande exposition consacrée à la carrière de Joe Dassin est organisée les 3 et 4 novembre à Ligny.

Pour les 80 ans de la naissance du chanteur

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Jean-Claude Robrecht, ici avec sa compagne Paula, connaît par cœur la vie de son idole Joe Dassin.ÉdA – Florent Marot

Le 5 novembre 1938, le «chanteur au costume blanc » naissait à New York. Quatre-vingts ans plus tard, il ne cesse d’exister pour Jean-Claude Robrecht, un fan inconditionnel de Ligny et président depuis 38 ans du club international Joe Dassin.

Le week-end des 3 et 4 novembre, il organise, avec quelques amis passionnés, une grande exposition à La Grange 1815, à 700 mètres de chez lui. «L’exposition couvrira toute la carrière artistique de Joe Dassin, mais aussi toute son histoire familiale depuis son grand-père dont on a appris qu’il avait fui Odessa en Ukraine pour arriver sur Ellis Island aux États-Unis, avant de devenir coiffeur. D’où la chanson l’Amérique», raconte Jean-Claude Robrecht.

À la maison, il possède pratiquement tous les albums de Joe Dassin. «Il a eu une carrière internationale. Ses disques sont sortis dans 35 pays, sous différents formats. Avec ma collection, j’ai de quoi couvrir une salle de 15 mètres de long sur 10 mètres de large

Des vinyles à vendre

Une collection de disques complète? «Presque. Il me manque une vingtaine de pressages. Il y a des compilations, des enregistrements, qui ont été réalisés en cinq langues. J’ai environ 200 disques, mais il m’en manque encore.» Il ajoute: «Les disques en français représentent 30 à 40 vinyles. Les 160 autres, ce sont des disques du monde entier

Durant l’exposition, il sera possible d’acheter des doubles. «Il y aura un stand avec des livres, des revues du club, des CD et des vinyles, confirme Jean-Claude Robrecht. Au niveau de ce qu’il a enregistré en français, il y aura 10 à 15 exemplaires de chaque disque à vendre

Il ne sera par contre pas possible de se procurer des albums de Joe en langues étrangères. « Ils seront présentés, mais nous n’avons pas de doubles.» Idem pour les affiches qui seront placées sur les murs. «Ce sont des pièces uniques

Après Bouge l’année dernière, le club Joe Dassin sort sa collection pour une deuxième exposition inédite. Cette fois, l’entrée sera gratuite.

L’exposition se tiendra les 3 et 4 novembre de 11 h à 19 h. Dimanche, sur le coup de 16 h, un concert donné par Michel Simon sera proposé. Le chanteur amateur de Strépy-Bracquegnies reprendra le meilleur de Joe Dassin pour clôturer le week-end.

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Le Club international Joe Dassin va célébrer le 80e anniversaire de la naissance de son artiste en costume blanc les samedi 3 et dimanche 4 novembre 2018 dans la Grange 1815 à Ligny, riche et magnifique bâtisse qui se distingue dans le patrimoine architectural de l’arrondissement de Namur.

A cette occasion, une exposition sera organisée et proposera une collection exceptionnelle de films sur grands écrans, de disques, posters, partitions, livres, revues, photos, catalogues inédits et même émissions TV et chansons à la demande. Une authentique médiathèque. Surprenant… passionnant, émouvant… les nostalgiques seront comblés. L’exposition sera accessible de 11 h à 19 h. L’entrée est gratuite. À noter qu’une brasserie est ouverte sur le site entre 12 h et 15 h et à partir de 19 h. Un grand parking gratuit est à disposition sur ce site qui se trouve au carrefour de Charleroi, Namur et Nivelles.0478 30 78 19

Dans Joe Dassin

JOE DASSIN le 20 août 1980 déjà 37 ans

Le 20/08/2017

 

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Joe Dassin : le récit des dernières heures avant sa mort [Photos]

 

Par Linda Bouras 

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Ce 21 août, France 3, rend au hommage au chanteur Joe Dassin, avec le documentaire Joe Dassin, le roman de sa vie à 20h50. L' occasion, de revenir sur le destin tragique de cette star de la variété française disparue à l'âge de 41 ans.

Lagon turquoise, sable blanc, le cadre est idyllique. C'est en Polynésie française que Joe Dassin entouré de ses amis, de sa mère Bea, de sa nouvelle compagne Nathalie, et surtout de ses deux fils chéris, est venu tourner la page. Il est arrivé deux jours plus tôt, bien décidé à voir le bout du tunnel. Ses proches sont rassurés : Joe, souffrant déjà d'un ulcère à l'estomac, semble se remettre de son accident cardiaque survenu le 17 juillet. Un malaise qui l'avait obligé à interrompre sa tournée estivale dans le midi de la France. Joe paraissait enfin heureux. Cela faisait si longtemps...

Julien et jonathan

Comme Jacques Brel, il avait trouvé à Tahiti son havre de paix. Là-bas, sa condition de star ne lui pesait pas. Et ce mois d'août, entre parties de billard américain, de golf, et câlins avec Julien, 5 mois, et Jonathan, 18 mois, le chanteur avait bel et bien décidé de profiter des plaisirs simples de son île. En 1973, il y avait même acheté un terrain de vingt hectares à deux cents kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahaa, avec l'espoir d'y faire construire un faré, une maison typique. Et ainsi pouvoir vivre d'amour et de tamouré. En attendant, il  séjournait dans la résidence d'une amie, perdue au milieu des cocotiers.

 

La rumeur d'une overdose

 

Le matin du 20 août 1980, il se lève vers 10 heures. Enfile un pantalon blanc, forcément, et une chemise rouge à fleurs. A 11 h 30, il rejoint ses copains pour un apéro dans un bar de Papeete. Au coeur des discussions, une prochaine randonnée à Rangiroa, un atoll de rêve connu pour sa faune sous-marine exceptionnelle. Joe s'en réjouit, tout en sirotant un verre de vin blanc. Imprudent, il s'accorde même une cigarette. Présent, un ami médecin le sermonne. Il sourit. Midi, direction le restaurant Chez Michel et Eliane, son préféré. Chacun fait la queue au buffet. Pour Joe, ce sera poisson cru à la tahitienne, riz à la noix de coco, papaye et jus d'ananas. A table, l'ambiance est joyeuse.

Quand soudain, le chanteur se met à transpirer, devient pâle. Une douleur indescriptible lui déchire le visage. Son regard se fige, sa bouche reste ouverte. Joe s'écroule. Un docteur dans la salle tente aussitôt de le réanimer. Son verdict est cruel : "Il n'y a plus d'espoir." Ses amis essayent un dernier massage cardiaque. Plusieurs minutes s' écoulent, il n'y a plus rien à faire. Le cœur de Joe a lâché. Il est 12h30. Joe, à 41 ans, s'en est allé rejoindre dans le ciel son fils Joshua, mort en 1973, à 5 jours à peine ...

A Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe, et réveille les vacanciers de leur torpeur estivale. Les radios s'empressent de passer en boucle les tubes du chanteur. La rumeur d'une mort par overdose circule. "Non, Joe ne voulait pas en finir avec la vie", dira Claude Lemesle, l'un de ses paroliers. Mais il reconnaîtra que son coeur devait être usé par des abus. Oui, il fumait, buvait dix tasses de café par jour, aimait faire la bringue. Les vingt-quatre heures de vol pour se rendre à Tahiti n'ont pas dû arranger son état de santé. Ses médecins n'ont-ils pas été imprudents de le laisser effectuer un tel périple ? D'autant que, par souci d'économie, le chanteur avait pris un vol avec deux escales. Ereintant.

Joe Dassin, Jeane Manson et Carlos dans "Les aventures de Pearl White"

En tout cas, 1980 avait été éprouvante pour l'interprète des Dalton. Couvert de disques d'or en quinze ans de carrière, il a enregistré deux cents titres, entouré de groupies, le chanteur semblait mal supporter son statut d'idole. Sa santé, surtout, le préoccupait. Avant son infarctus en juillet, il avait déjà eu plusieurs malaises ... Autre sujet de tourment, la fin de son histoire d'amour avec Christine Delvaux, sa seconde épouse, rencontrée en 1970 dans une station de ski, et pour laquelle il avait divorcé de Maryse, sa fidèle assistante qui lui avait ouvert les portes de la chanson. Malgré la naissance de Julien, en mars 1980, Christine a déserté le domicile familial de Feucherolles.

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Trou de mémoire

 

L'heureux événement n'a pas réconcilié les parents. Trois semaines plus tard, Joe avait même demandé le divorce et la garde de ses fils. Pour ce faire, il s'était constitué un épais dossier. Titulaire d'un doctorat d'ethnologie obtenu dans une université du Michigan (Etats-Unis), il s'était mis à étudier la législation française en matière de garde d'enfants. Cette bagarre juridique et les multiples discussions avec Christine l'épuisaient.

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Avec elle, il avait vécu, dit-on, trois années de dérive. Physiquement, il en avait gardé des séquelles, il avait changé. Un peu bouffi, fatigué, irritable. En 1978, à Nantes, il donne un concert. Trop saoul, il a un trou de mémoire. Le public le hue. Lui, le gendre idéal, celui-là même qui enchante les soirées des Français dans les shows télé de Maritie et Gilbert Carpentier, semble en avoir assez. En ce début d'été 1980, la justice lui donne raison. Joe obtient la garde de ses deux fils. Et c'est à Tahiti qu'il décide de prendre un nouveau départ. Il avait demandé à son fidèle parolier Claude Lemesle de lui écrire de nouvelles chansons, plus classiques  que celle de son dernier album Blue Country, sorti en janvier 1980 et que le public traditionnel de Joe avait quelque peu boudé.

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Sa carrière, sa famille, il y tenait. Le destin est cruel... "Ma carcasse, je m'en fiche qu'on la mette à la poubelle", disait-il souvent. Mais c'est au cimetière israélite d' Hollywood que ses parents, le célèbre cinéaste Jules Dassin, sa belle-mère l'actrice Melina Mercouri, sa mère Bea et ses sœurs Julie et Richelle, ont choisi de l'enterrer, le 31 août 1980. Jusqu'au dernier moment, le lieu des obsèques aura été tenu secret. Autour de son cercueil, il n'y aura que la famille. Christine, sa veuve, n'a pas été conviée. Elle aurait aimé rapatrier le corps de Joe en France pour offrir au chanteur une cérémonie digne des plus grands. Jules Dassin lui a rétorqué que Joe était américain ! Né à New York et élevé à Los Angeles, il y reposera loin de ses fans... en paix à jamais

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Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive]

Par  

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Elle a été sa moitié pendant 13 ans. Maryse Grimaldi, la première Mme Dassin entre 1963 et 1977, fut à l'origine de la carrière du chanteur de "l'Eté indien" et son plus grand soutien. Alors qu'est diffusé, ce 17 novembre à 20h45 sur France 3, "Joe Dassin, le roman d'une vie", elle nous raconte son quotidien avec celui qui demeure « l'homme de sa vie ».

 

Télé Star : Qu'avez-vous ressentie la première fois que vous avez rencontré, en 1963, Joe Dassin lors d'une soirée costumée chez Eddy Barclay ?

Maryse Grimaldi : Ce qui m'a frappé c'est qu'il était barbu, ce qui était rare, à l'époque, pour un garçon de 25 ans. Au milieu de 2000 personnes, j'ai flashé sur lui d'autant qu'il était déguisé en pirate et portait un maquillage fait par un professionnel qui avait travaillé sur le film de son père, Topkapi. Ce qui est fou, c'est que lui aussi m'avait remarquée et que nous avons passé la soirée, l'un comme l'autre, à chercher des gens pour nous présenter. Finalement, il a réussi à trouver une personne qui me connaissait afin d'établir le contact !

Est-il vrai qu'il vous a définitivement séduite avec une chanson ?

M.G. : C'est-à-dire qu'il m'a invité en week-end quelques jours plus tard et, ayant apporté sa guitare, m'a fait la cour en chantant du folksong !

C'est sa voix chaude qui vous a fait craquer ?

M.G. : Il avait un timbre magnifique, mais son « plus » était son accent gommé. N'oubliez pas que le français n'était pas sa langue maternelle ! Du coup, il était très difficile à imiter. Patrick Sébastien s'y est essayé, sans y parvenir totalement.

Lorsque vous avez commencé à vivre ensemble, était-il ouvert à l'idée de devenir chanteur ?

M.G. : Non, il n'y avait jamais pensé ! Il chantait naturellement, chez lui, avec des copains. Mais quand une première proposition de contrat lui a été faite, Joe a commencé par refuser. J'étais d'accord avec lui, d'ailleurs... Pendant six mois, la maison de disques est revenue à la charge. CBS a dû écouter sa première bande en janvier 1964, et son premier single est sorti en mars 1965. Ça vous donne une idée du délai de réflexion !

Que voulait-il faire ? Être romancier, comme lorsqu'il écrivait des nouvelles pendant ses années d'université ?

M.G. : Absolument, il souhaitait écrire. Et, plus certainement, travailler dans le cinéma. Comme scénariste ou metteur en scène. Il avait même fait l'acteur pour son père, Jules Dassin...

Le déclic pour la musique est venu quand ?

M.G. : Pas immédiatement. Il a enregistré son premier disque fin 1964 et l'a trouvé mauvais. Le deuxième, quelques mois plus tard, était pire encore ! Il a songé à s'arrêter et c'est à ce moment que sont arrivés Jacques Souplet, le nouveau patron de CBS France, et le producteur Jacques Plait. Grâce à eux tout a changé, et Joe est devenu un professionnel.

Croyiez-vous en lui à cette époque ?

M.G. : J'adorais sa voix. Mais, au début, la chanson française n'était pas une passion pour moi, à part des classiques comme Brel ou Brassens. Cela dit, je percevais son potentiel et l'ai, bien sûr, encouragé ! Reste que c'est Jacques Plait qui a créé le ‘personnage' Dassin et a contribué à faire sa carrière...

Vous minimisez votre rôle, vous qui avez apporté sa première bande à CBS...

M.G. : Ce que j'ai fait, c'est dix ans de tournées avec Joe. C'est vrai que j'étais présente lorsqu'il choisissait les chansons, puis quand il les enregistrait. En outre, je pense qu'il avait une confiance totale en moi. Alors, oui, j'ai suivi sa carrière et j'y ai participé.

A part Georges Brassens, quel artiste français Joe Dassin admirait-il ?

M.G. : Bobby Lapointe ! Il en était fou. Au point de le prendre en première partie, quand il a fait sa première tournée en tant que vedette. C'était un plaisir pour Joe comme pour moi...

On sent que votre mari se faisait une haute idée de sa mission de créateur de chansons, même si celles-ci devaient apporter de la légèreté aux gens...

M.G. : Non, je pense plutôt qu'il était conscient de bien faire, d'être professionnel et honnête dans son travail. Maintenant, le doute, tous les artistes l'ont. Quand il sortait du studio d'enregistrement à 3-4h du matin, et qu'on en discutait, Joe pensait qu'il n'avait pas été bon et que ses chansons n'allaient pas marcher. Mais c'était normal comme réaction...

Vous ne l'avez jamais vu sortir d'un enregistrement content de lui ?

M.G. : Sûrement l'était-il parfois, intérieurement. Mais il ne me l'a jamais dit. Ça n'était pas dans son caractère.

Le vrai succès est arrivé, en mai 68, avec "Siffler sur la colline"...

M.G. : C'est vrai. Après ça, 1969 et 1970 ont été de grandes années !

Comment l'a-t-il vécu ?

M.G. : Il était hyper-heureux, et moi avec ! Mais il n'a pas eu la grosse tête et nous avons continué à vivre de la même façon. Alors c'est vrai qu'il surveillait ses ventes, mais il n'était pas dans le star-system. Après les spectacles, il ne trainait pas ; on rentrait tout de suite...

La contrepartie n'était-elle pas une certaine froideur à l'égard des fans ?

M.G. : Quand ça se présentait, il était très aimable. Mais il ne recherchait pas forcément ça. Il ressentait cette adulation comme dégradante. Pas pour lui, mais pour les gens ! Il trouvait qu'il n'y avait pas de quoi s'extasier. Il était très content qu'on achète ses disques et qu'on remplisse les salles, mais le reste ne l'intéressait pas. Il n'était jamais aussi heureux qu'à l'étranger, sans « surveillance » de nos faits et gestes...

Vous-même étiez extrêmement discrète !...

M.G. : J'étais déjà 24/24h avec lui, je n'allais pas en plus me mettre en avant ! Je n'étais pas une artiste ; je n'avais rien à vendre. Je ne me cachais nulle part, ni de personne. Je faisais juste partie de sa vie privée. Dès qu'un photographe nous pistait, on le sentait ! Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage. Joe d'ailleurs faisait très peu d'interviews...

Parce qu'il refusait de parler de son intimité ?

M.G. : Tout à fait. Il ne demandait rien à la presse et le payait en retour.

Fréquentait-il des collègues artistes ?

M.G. : Non, à part Carlos et, un peu, Michel Fugain. Mais quand on faisait des dîners chez nous, c'était auprès de la famille ou d'amis qui n'étaient pas du métier. Joe avait, notamment, gardé ses deux copains d'université, Bernard et Alain.

Quel était son caractère au quotidien ?

M.G. : Il était très slave. Du genre dépressif qui, dans la demi-heure qui suivait, me prenait dans ses bras pour danser ! Et puis, il avait aussi beaucoup d'humour...

Avant L'été indien, en 1975, il a connu un creux de la vague ?

M.G. : C'est vrai. Entre 1972 et 1974, Il a vendu moins de disques, mais restait présent à la télé. Et puis est arrivé l'Eté indien. Ce qui lui a fait le plus plaisir, c'était d'avoir le tube de l'été dont il rêvait depuis dix ans ! Dès qu'on a entendu la mélodie, on s'est dit que l'on tenait quelque chose. Le disque a été enregistré très rapidement, d'ailleurs...

Cette époque marque la fin de votre couple. Vous aviez, deux ans auparavant, perdu un bébé, peu après sa naissance...

M.G. : Ce fut traumatisant. Tout allait bien et, pour la première fois, la vie nous refusait quelque chose. Cette perte n'a pourtant rien à voir avec la rupture de notre couple qui s'est dissout en 1976, avant que nous divorcions en 1977. Mais la séparation fait partie de la vie d'un couple. Il y a eu un moment où Joe a voulu autre chose. C'est très humain...

Même si cela a impliqué pour lui une vie débridée ; les nuits en boîte, l'alcool, la drogue ?

M.G. : Il est certes parti dans une autre direction qui n'était pas un bon choix ; il a brûlé la chandelle, tiré la corde jusqu'à ce qu'elle cède. Je me souviens lui avoir dit, au moment de notre séparation, que s'il continuait ainsi il ne serait plus de ce monde dans cinq ans... Mais c'était son choix. Et je le respecte. Joe reste l'homme de ma vie et la seule preuve d'amour, c'est de comprendre les gens. A un moment, il a voulu que j'ouvre la porte pour qu'il puisse s'envoler...

Vous n'êtes pas plus vindicative à l'égard de celle qui l'a accompagné dans cette voie, Christine Delvaux, devenue la seconde Mme Dassin...

M.G. : Pourquoi serais-je agressive ? J'espère juste qu'il a été heureux dans cette relation, parce qu'il a payé l'addition très chère. Quant à moi, j'ai vécu treize années hyper-heureuses avec Joe, sans nuages, ni engueulades. Après, quand les choses changent, il faut en tirer les conséquences...

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

M.G. : Deux mois avant sa mort. Il était en plein marasme, en plein divorce, dans un état tragique. Mais nous avons pu remettre les pendules à l'heure. Et c'est bien...

Propos recueillis par Olivier Rajchman

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Mort de Joe Dassin : le bel hommage de Johnny Hallyday à son ami disparu voilà 35 ans [Photos]

Par Thomas Janua 

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Johnny Hallyday a rendu sur les réseaux sociaux un hommage simple et très beau à son ami Joe Dassin, disparu voilà 35 ans.

Johnny hallyday et joe dassin 2

Joe Dassin est mort d'un infarctus voilà 35 ans, le 20 août 1980 à Papeete. Le disparu avait 41 ans. Une grande star qui l'a bien connu, Johnny Hallyday a profité des réseaux sociaux Instagram et Twitter pour publier une photo émouvante du début des années 70 où il patientait, aux côtés de Joe Dassin à Saint Barth. Pas de trémolo ou de texte hommage : Johnny donne juste l'essentiel : "St Barth 1972" et touche au cœur les fans du disparu.

Au moment de sa disparition, Joe Dassin peinait à se remettre d'une épuisante tournée estivale et s'inquiétait à propos de l'intense bataille juridique à venir avec son ex-femme Christine, épousée en 1978. L'objectif pour le chanteur était de préserver la garde de ses deux fils, Jonathan et Julien, respectivement âgés de 1 an et demi et 5 mois.

Le chanteur est mort au beau milieu du déjeuner, à 12 h 30 dans un restaurant où tablaient avec lui Jonathan et Julien. Après la disparition de leur père, les deux garçons seront élevés par leur mère, dans une maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines. Jonathan, 36 ans aujourd'hui, raconte au Nouvel Observateur sa difficulté à faire découvrir sa musique.

Joe Dassin vu par son fils, 35 ans après sa mort

Sophie Delassein   

Gala 13 nov 2013b

"L'Obs" a rencontré Jonathan, l'un des fils chéris de Joe Dassin, mort il y a 35 ans. Lui aussi s'est mis à la musique.

"Qu’est-ce qui m’arrive ?", se demande-t-il à voix haute. Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin déjeune au restaurant "Chez Michel et Eliane", rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson.

Ce déjeuner à Tahiti, c’est un peu sa récompense, Dieu sait qu’il a tant et tant attendu ce moment. Il le vit comme un tournant dans sa vie, lui qui vient de passer des mois éprouvants émotionnellement et physiquement. Dassin contre Dassin : la guerre contre Christine, épousée en secondes noces le 14 janvier 1978, est déclarée.

Le divorce viendra en son temps, pense-t-il, l’enjeu, la priorité, est d’obtenir la garde de Jonathan et de Julien. Dans une vie antérieure, quand il était marié à Maryse Massiera, le couple avait perdu un bébé de 5 jours, Joshua. Traumatisé à jamais, il veut voir grandir ses fils. Absolument, passionnément. C’est son nouveau projet de vie, sa carrière d’étoile de la chanson passera désormais au second plan.

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En août 1979. (Christian Pinson / Sipa)

Avant de s’envoler pour ce voyage charnière à Tahiti, et même si le cœur n’y était pas tout à fait, il est monté sur scène pour une tournée d’été. Tout de blanc vêtu, il s’est montré tel que son public l’aimait, lui le pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, le bon client de Danielle Gilbert, de Michel Drucker.

Il est monté sur scène et il a enchainé ses tubes : "Et si tu m’existais pas", "Cécilia", "L’Amérique", "Les Champs-Elysées", "A toi", "Le petit pain au chocolat", "L’été indien". Il a souri, a attaqué ses chansons avec ce mélange de force et de tendresse qui fait son succès. Il s’est tenu droit, du moins il a essayé.

Tout est fichu

Ce long voyage jusqu’à Papeete n’est pas une bonne idée. Le trajet est long, déraisonnable, une folie, de l’inconscience brute. Il n’est pas en état de le faire et il ne peut l’ignorer. Les médecins et ses amis le lui ont répété mille fois. Il n’a rien voulu entendre. Déraisonnable et dangereux, quand on sait qu’un mois plus tôt... Un mois plus tôt, sa tournée d’été passait par Cannes. Ce soir-là, Joe Dassin n’a fait qu’essayer de chanter, jusqu’au moment où il a vacillé, et a dû quitter la scène au beau milieu d’une chanson. Il part, revient, repart. Définitivement. Le cœur commence à lâcher, le médecin pompier le contraint à l’hospitalisation. Il passe une semaine en soins intensifs à l’Hôpital Américain de Neuilly.

Il n’a toujours qu’un seul but : se mettre au vert pour s’occuper de ses enfants loin des feux de la rampe. Il songe à passer plus de temps dans son Amérique natale et à Tahiti, son île d’adoption. Nous sommes au mois de juillet. Et il part. Mais, déjà, lors de l’escale réglementaire à Los Angeles, il est victime d’un nouvel infarctus.

Il est 12h30, ce 20 août, Joe Dassin a 41 ans. Au beau milieu du déjeuner, il lâche "Qu’est-ce qui m’arrive ?" et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux, et son ambition primordiale : s’occuper de ses deux fils et s’émerveiller de les voir dessiner leurs premiers accords de guitare. Ça ne se fera pas, il faut que les vivants l’intègrent, l’acceptent, survivent à cette injustice. Au chagrin.

Les enfants, surtout. Jonathan et Julien, les fils chéris de Joe Dassin. S’ils ont du mal à parler de leur père, c’est qu’ils ne l’ont pas connu, n’ont pas de souvenirs avec lui. Un père célèbre, hyper populaire, qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. Jonathan Dassin a les mêmes initiales que son père, un air de famille flagrant, émouvant, et quand il chante, on entend parfois les intonations de cette voix familière qui a fait chanter la France des années 1960 et 1970.

Le fils chéri

Jonathan Dassin a sorti un premier album auto-produit il y a deux ans ; il est dans l’attente d’en faire paraître un deuxième prochainement. Il prend son temps, tente de nouer des contacts, de trouver des soutiens. A 36 ans, il n’a ni l’outrecuidance ni les réseaux des "fils de". Il raconte :

J’ai fait le tour des maisons de disques pour me heurter à une certaine incompréhension : souvent, les gens ne savent pas comment ils vont me présenter. Le fait que je sois le fils de Joe Dassin semble les gêner. Mon âge aussi, sans doute, alors que je pense au contraire que plus on avance et plus on a de choses à raconter."

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Jonathan Dassin en 2013. (PJB / Sipa)

A 36 ans, Jonathan Dassin mène une double carrière : développer ses projets musicaux personnels et gérer le catalogue de son défunt père au côté de Julien, son petit frère. A chaque commémoration du 20 août 1980, tous les cinq ans, les dix ans, les quinze ans, il leur faut imaginer un concept pour raviver la flamme et que vivent les chansons : une intégrale, un best of, un spectacle, un documentaire, pourquoi pas un biopic.

Mais qui est Joe pour Jonathan ? Il en parle à la fois avec émotion et distance, tant d’années ont passé depuis l’été meurtrier, depuis le déjeuner fatal de Papeete.

Je n’ai pas eu le temps de le connaitre, d’avoir des souvenirs, des anecdotes. Je ne le connais pas davantage que son public, puisque je ne l’ai finalement vu qu’à travers des photos, des vidéos. Ce que j’ai en plus, ce sont les témoignages de ses sœurs, mes tantes, dont je suis très proche. Mais lui, mon père, je ne l’ai jamais eu en face de moi".

Jonathan a ainsi grandi, dans l’absence et le fantasme, mais pas tout à fait comme les autres orphelins, justement parce que beaucoup de gens le connaissent mieux que lui, comme il dit.

Elevés par leur mère

Après la disparition prématurée et tragique de Joe Dassin, c’est leur mère, Christine, qui a repris ses droits sur les deux petits garçons. Elle les a élevés, seule, dans la grande maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines, à Feucherolles. Juifs par leur père qui les avait circoncis à la naissance, Christine les fait baptiser. Les liens avec la famille Dassin ne sont pas rompus pour autant. Au contraire. Depuis la Grèce où il vit avec Mélina Mercouri, Jules Dassin, le cinéaste de "Jamais le dimanche" et "Du rififi chez les hommes", veille sur ses petits-fils jusqu’au bout – il mourra à l’âge de 97 ans. Jonathan Dassin poursuit :

Dans la vie, on rencontre des hommes qui pourraient devenir des figures paternelles. Moi, des pères, j’en ai eu des tonnes, je pense surtout à mon grand-père. Je retrouvais Mélina et Jules environ trois fois par an, pendant les vacances scolaires. Il était très regardant sur ce qu’on devenait. Quant à Mélina, elle fut pour moi comme une grand-mère. Elle avait énormément de caractère, c’était une femme à poigne, mais je m’entendais très bien avec elle."

Une femme de tempérament, Christine en est une autre. Dans les livres et les documentaires, elle est souvent décrite comme celle qui, entre les disputes et toutes sortes d’excès, précipita la mort de Joe Dassin. Son fils est blessé :

C’est très compliqué de juger ce qu’on ne connait pas, comme le fonctionnement d’un couple. Certaines personnes ont pu être témoins de soirées arrosées et même davantage, mais qui peut affirmer que c’était leur quotidien ? Cela ne ressemble pas à ce que nous avons vécu, mon frère et moi. Malgré les circonstances, nous avons été bien élevés. Je tiens à dire que ma mère était une femme courageuse."

Mais, assez vite, dans la maison de Feugerolles, un autre drame se trame : Jonathan n’a que 16 ans quand Christine disparaît à son tour – la maintenance de la maison est assurée par un couple de Yougoslaves. Il est le premier à quitter les lieux, Julien attendra que la bâtisse soit vendue.

Jonathan n’a pas tardé à arrêter ses études pour s’engager dans une carrière de musicien. Il a continué à prendre des cours de trompettes, de piano, de solfège. Il a monté des groupes, jusqu’au moment où il s’est lancé en solitaire, en novembre 2013. Non sans difficultés…

Sophie Delassein

Il se marie à Cotignac dans le VAR avec Christine

 

Le "paradis blanc" de Joe Dassin

Par Olivier Rajchman 

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C'est le témoignage-choc de la semaine. Celui de l'ex-flic René-Georges Querry qui, dans un chapitre de son livre "De Mesrine à DSK" (Editions JC Gawsewitch), évoque une anecdote qu'on pouvait imaginer sans qu'elle ait été, jusqu'alors, racontée. Elle concerne un chanteur immensément populaire : Joe Dassin. Entre...

1977 et 1980, l'auteur-compositeur-interprète des "Champs-Elysées" et de "l'Eté indien" a plongé dans l'enfer des drogues dures. Une pratique qui a modifié son comportement -il devenait souvent difficile avec les autres et ingérable, en dépit de son grand professionnalisme- et a probablement précipité sa mort, d'une crise cardiaque, en août 1980.

Déjà, en 1977, Joe et son épouse, Christine Delvaux, avaient été interpellés par la police en possession de 20 grammes de cocaïne. La star avait alors déclaré à la presse : "Je ne me drogue pas". Sans vraiment convaincre... Querry, de son côté, rapporte dans son livre avoir arrêté le chanteur alors que ce dernier détenait une quantité impressionnante de 200 grammes de coke!

La scène a lieu alors que Dassin vient de se fournir chez son dealer. Il est accompagné d'une amie : "L'interpellation se passe dans le calme. Je me dis : "Ce n'est pas possible que ce type prenne de la came". Je le vois dans cet endroit presque minable (...) On l'emmène au 36 quai des Orfèvres. Il ne proteste pas. Sa copine se défend un peu. On l'emmène dans une pièce pour la fouiller. "Pas la peine !", elle sort de sa culotte 200 grammes de cocaïne. Lui : "Oui, je reconnais, c'est pour ma consommation personnelle".

Inculpé pour possession de drogue, Joe Dassin n'en voulut pas à Querry... au point de l'inviter à déjeuner.

Il faut dire que le flic avait su rester discret et que la presse de l'époque fermait volontiers les yeux sur ce genre d'affaires. Dassin, lui, malgré sa grande intelligence, ses nombreux dons, les exigences nouvelles de sa paternité (il eut deux fils en 1978 et 1980) et l'amour de son public ne s'en est pas remis. Un vrai gâchis...

Photo : France 3 (c)

Joe dassin photo montage

Dans Joe Dassin

Claude Lemesle : «Joe Dassin a américanisé mon écriture»

Le 18/06/2017

Publié par Bertrand Guyard​    Le figaro

Joe lemesle1

INTERVIEW :

Le parolier historique de l'inoubliable interprète de L'été indien fait partie des grandes plumes de la chanson française, à qui Universal Music a consacré un coffret. Plus de 3.000 titres et des dizaines de disques d'or écrits pour Reggiani, Bécaud, Dassin, Sardou y sont rassemblés. Pour Le Figaro, il livre une partie de ses secrets.

Son nom est méconnu du grand public mais la liste des interprètes de ses paroles est impressionnante. Claude Lemesle a écrit des chansons pour Joe Dassin, Serge Reggiani, Gilbert Bécaud, Michel Sardou, Julio Iglesias, Gilbert Montagné, Carlos, Johnny Hallyday... La crème de la crème de ce qu'on appelait dans les années 1970 et 80, avec un zeste de condescendance, les artistes de variétés.

On ne compte plus les disques d'or accumulés par Claude Lemesle. Les titres de ses succès - il déteste le mot tube - donne le tournis: L'été indienJe n'ai pas changé, J'ai le blues de toiUne fille aux yeux clairsRosalie...


joe dassin 32 ans hommage 

À l'occasion de l'édition d'un coffret collector de ses créations dans la collection des grandes plumes de la chanson chez Universal Music, Le Figaro a rencontré Claude Lemesle pour tenter de connaître son art et sa manière.

LE FIGARO. - Vous avez écrit d'incroyables succès comme L'été indien et La fleur aux dents pour Joe Dassin ou Le barbier de Belleville pour Serge Reggiani. Possédez-vous des secrets d'écriture?

Claude LEMESLE. - Non, je me considère avant tout comme un artisan. J'ai commencé dans les cabarets rive gauche. Comme personne à l'époque ne voulait interpréter mes chansons, je chantais mes textes. Dans cette mouvance, au fond, on était un tantinet prétentieux. À partir du moment où l'on racontait des choses intéressantes, peu importait la façon dont cela se mariait avec la musique. Alain Souchon, a dit un jour: «Il suffisait d'être un peu hirsute, barbu, et de gratter trois accords de guitare en chantant «Viet nam ça va pas», pour que tout le monde se lève et crie au génie. Et puis j'ai eu un déclic lorsque j'ai travaillé avec Joe Dassin. Il a américanisé mon écriture. Tout à coup j'ai harmonisé les mots avec la musique en respectant la valeur de notre langue, sa sonorité, ses temps forts et ses temps faibles. Joe accordait beaucoup d'importance à ce mariage des paroles avec la musique.

«Mon ami, le regretté Allain Leprest,

formidable parolier, aimait à répéter:

«Une chanson ? C'est du travail qui

ne se voit pas.»

Claude Lemesle

Vous pensez donc que la chanson est une forme d'artisanat...

Oui, il n'y a pas de recette. J'ai écrit plus de 3.000 chansons et à chaque fois j'en bave. Vous savez, j'ai refusé il y a trois ou quatre ans de participer à une émission de radio, que je ne citerai pas, qui voulait s'intituler «La fabrique à tubes». Leur idée était de faire croire qu'il y aurait sur la place de Paris une dizaine de gens très spécialisés, armés d'un cahier, d'un stylo ou d'un ordinateur et qui, d'un coup de baguette magique créeraient un produit calibré qui vendrait à des centaines de milliers d'exemplaires. Heureusement, ça ne se passe pas comme ça. La spontanéité existe. Je me souviens que le premier jet de La fleur aux dents m'est venu en marchant dans la rue: Il y a des filles dont on rêve et celles avec qui l'on dort... Après il y a eu des ratures, d'autres phrases, des ébauches. Je garde tous mes cahiers de brouillon depuis 1967. Un carnet entier est rempli de toutes étapes de la création de La fleur aux dents et de L'équipe à Jojo. Mon ami, le regretté Allain Leprest, formidable parolier, aimait à répéter: «Une chanson? C'est du travail qui ne se voit pas.»

Vous évoquez L'équipe à Jojo. Vous avez conservé une tendresse particulière pour elle...

Je l'ai écrite très jeune, à 25 ans. J'ai signé les paroles et la musique. Elle me ressemble vraiment. Je voulais l'appeler La bande à Jojo, mais comme Joe avait déjà fait La bande à Bonnot, il y avait trop de similitudes entre les deux titres. Quarante-sept ans après elle tient le coup, je l'aime toujours. Elle signe la philosophie de l'époque 1960-1970 mais je ne m'en rendais pas compte. Elle rejoignait une chanson que j'adore de Pierre Delanoë: Soiree de prince. La mienne est plus festive, elle signe un autre air du temps.

Vous avez souvent co-écrit avec Pierre Delanoë. Comment vous partagiez-vous les rôles?

 Avec Pierre, c'était un régal parce que nous étions totalement différents. Il était d'une efficacité redoutable. Il trouvait la phrase essentielle. Il était le roi du titre. Moi, je cherchais le détail, la petite bête, le petit truc. Mais la chanson est un art qui ne connaît que des exceptions. Pour L'été indien, la démarche s'est inversée. En gros les couplets c'était lui et le refrain: Y'a un an, y'a un siècle, y'a une éternité... C'était moi.

*Dans la collection Les grandes plumes de la chanson française, chez Universal Music le coffret Claude Lemesle: 3CD et un livret rédigé par l'auteur.

Claude lemesle et ses interpretes coffret digipack

 

Dans Joe Dassin

Joe Dassin s'est marié dans le Var à Cotignac le 14 janvier 1978

Le 17/09/2016



Video Joe Dassin donne son avis sur le mariage archive INA

Joe DASSIN  et Christine DELVAUX

Blog de barzotti83 : Rikounet 83, Joe Dassin c'est marié à Cotignac dans le VAR le 14 janvier 1978

Joe Dassin, 38 ans, un âge mûr, une carrière énorme basée sur le thème d'amour. Lui, ne semble pas encore l'avoir trouvé. Mais un certain jour...

Blog de barzotti83 : Rikounet 83, Joe Dassin c'est marié à Cotignac dans le VAR le 14 janvier 1978

En 1976, Joe Dassin était en tournée à Rouen. Le jour de relâche il entre dans un magasin de photos pour donner un film à développer. C'est une jeune fille qui est là pour le servir. Elle tient le magasin de son père pendant l'heure de déjeuner. Joe la remarque tout de suite et l'invite à déjeuner.

Ils se plaisent, ils s'aiment et décident de ne plus se quitter. Partout ils sont ensemble. Il semble qu'après avoir longtemps cherché, le chanteur avait trouvé le bonheur en rencontrant Christine, l'étudiante. Quand Joe est sur scène, la jeune fille attend fébrile dans les coulisses ou lorsqu'il enregistre elle fait les cent pas dans les couloirs du studio. Même pendant une croisière aux Antilles avec Johnny et Michel Sardou, elle est là. La fin de l'histoire est facile à deviner : Joe Dassin épouse Christine Delvaux, celle qui, il y a deux ans, se trouvait presque par hasard dans le magasin de photos de son père.

Blog de barzotti83 : Rikounet 83, Joe Dassin c'est marié à Cotignac dans le VAR le 14 janvier 1978

Le mariage est fixé le 14 janvier 1978 à Cotignac, un petit village du Var. Il y a une dizaine d'années, Joe Dassin chantait ici. Ce gala était gratuit et pourremercier le chanteur le comité des fêtes du village lui avait offert un terrain à bâtir sur les hauteurs de Cotignac.

Blog de barzotti83 : Rikounet 83, Joe Dassin c'est marié à Cotignac dans le VAR le 14 janvier 1978

Depuis, Joe y avait fait construire une superbe maison dans le style provençal. C'est pour cette raison qu'il a décidé de s'y marier.

Blog de barzotti83 : Rikounet 83, Joe Dassin c'est marié à Cotignac dans le VAR le 14 janvier 1978

La veille du mariage, il pleuvait déjà très fort. Tout le monde espérait pour le lendemain un changement favorable. Mais pas du tout, la pluie était au rendez-vous des amoureux. Ce pourrait d'ailleurs être le titre d'une chanson de Joe. Cela n'a pas empêché les habitants de ce charmant village d'assister à ce mariage vedette.

Blog de barzotti83 : Rikounet 83, Joe Dassin c'est marié à Cotignac dans le VAR le 14 janvier 1978

Joe et Christine sont arrivés, entourés de leurs amis, venus spécialement de Paris. Parmi ceux-ci, Serge Lama, Jeanne Manson, Carlos... Les témoins du mariage étaient, pour Joe, Pierre Lambroso, son manager, et Jacques Plait, son directeur artistique. Pour Christine, A. Hattat et son amie d'enfance Isabelle Regamey. C'est le sourire aux lèvres que Joe et Christine ont signé le registre des mariages. Lorsque Joe lui a glissé l'alliance à son doigt, Christine avait les larmes de bonheur aux yeux.

Les jeunes époux ont déjeuné avec leurs parents et leurs proches avant la grande réception en présence du « tout show-biz », environ 500 personnes. Christine, dans une robe romantique choisie avec amour par Joe, rayonnait de bonheur. Ça faisait longtemps qu'elle attendait ce jour !