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Le grand JOJO interview

Le Grand Jojo : « Mon chanteur préféré, c’est Frank Sinatra »  

Celui qui incarne depuis quatre générations une certaine Belgitude est fier du musée qu’il partage avec... Bourvil !  

GAUVAIN DOS SANTOS

Le 20 juillet, chaque année, il adorait retrouver son public... Bart Decobecq

Né le 6 juillet 1936 (ce qui lui fait quand même 84 ans !), Jean Vanobbergen, alias Le Grand Jojo ou Lange Jojo est devenu, au fil des ans, une icône de la belgitude. Cette année, pour cause de coronavirus, on ne le verra pas le 20 juillet, place du Jeu de Balle. Mais l’auteur de « Jules César », de « Chef, un p’tit verre, on a soif » ou de « Victor le footballiste » reste optimiste et donne rendez-vous à ses nombreux fans au Cirque Royal, en juin de l’année prochaine.  

Comment s’est passé votre confinement ?

Je suis resté confiné avec ma femme et on n’a vu personne d’autre. Il fallait faire avec : ne pas sortir. Je me suis donc remis au dessin. Ça m’a beaucoup occupé et ça m’a fait redécouvrir quelque chose que j’avais abandonné depuis de nombreuses années.

Parce que vous avez été dessinateur ?

À la sortie de l’académie, j’ai été décorateur-lettreur sur vitrine, spécialisé dans le style bande dessinée et le dessin publicitaire.

On pourra les voir ces dessins ?

Ceux qui sont dans mon musée, oui. D’autres ont été envoyés en Espagne pour décorer le mur d’un ami.

Où se trouve votre musée ?

Près du lac de l’Eau d’Heure. C’est un musée qui a été inauguré l’année passée au mois d’août. Grâce à ce musée géré par mon archiviste, il restera une trace de tout ce que j’ai fait quand je ne serai plus là.

Que trouve-t-on dans ce musée ?

J’avais une très belle collection de petits soldats ainsi que de cow-boys et Indiens. Des vrais jouets qui n’étaient pas des soldats de plombs mais des jouets artisanaux. J’ai cédé cette collection à mon musée. Je suis d’ailleurs l’un des seuls artistes à posséder un musée de son vivant. Et ce musée se trouve dans le même bâtiment que le musée de Bourvil. J’en suis très fier car, sur la façade, j’ai ma photo avec Bourvil.

Cet été, vous partez en vacances ?

Nous devions partir en Espagne. Mais comme je ne le sentais pas et que mon vol avait été annulé, on a préféré, au vu des circonstances, ne pas partir. On a reporté notre voyage à la fin du mois de septembre.

Chaque année, on vous voyait au Bal populaire, place du Jeu de Balle… Comment cela va-t-il se passer ce 20 juillet ?

C’était une tradition et plein de très bons souvenirs. Il y avait un public qui m’attendait. On a passé des moments formidables. Je l’ai fait très souvent car c’est un public extraordinaire. Mais malheureusement, cette année, on ne le fera pas.

Vous avez prévu quelque chose ?

Non. Toutes les activités artistiques sont annulées. Mais même à mon âge (84 ans), on reste très optimiste. On a reporté le concert du Cirque Royal, prévu pour le 5 novembre, à l’année prochaine, début juin. Pour les jeunes musiciens, ces annulations à cause du coronavirus sont dramatiques. Moi j’ai déjà eu tellement de bons moments en concert…

Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’artiste ?

Forest National, le Cirque Royal, les rencontres entre artistes… il y en a beaucoup. J’aimais toujours retrouver Annie Cordy qui a maintenant 92 ans. Je pense que nous sommes les deux derniers artistes belges dans ce créneau. On est les deux survivants. On a traversé quatre générations.

Comment êtes-vous arrivés à la musique ?

Lorsque je suis sorti de l’académie, j’ai fréquenté en tant qu’artiste tous les milieux existentialistes. On a côtoyé Brel, Barbara, Moustaki dans des bars de la rue des Bouchers. Je me suis présenté dans une société de disques, comme décorateur-lettreur pour faire les calicots et je suis tombé sur ce patron qui avait plusieurs magasins de disques et d’électroménager. Lorsqu’il a vu que j’étais un spécialiste de la musique de jazz, il m’a conseillé de prendre mes crayons et mes couleurs et de les mettre à la poubelle. Et de m’engager comme vendeur de disques. C’est ainsi que je suis entré dans le monde de la musique. Société que j’ai quittée pour entrer dans une société de juke-box : j’étais responsable de l’alimentation des appareils dans les cafés. C’est moi qui achetais les disques en grosses quantités pour les mettre dans les 28.000 juke-boxes de la Belgique.

Comment êtes-vous passé de technicien à chanteur ?

À cette époque-là, il y avait très peu de musique d’ambiance. Comme j’écrivais des textes de chansons qui étaient le reflet des bandes-dessinées que je ne faisais plus, j’ai tenté ma chance pour faire un premier disque en 1969. Dont j’ai dessiné moi-même la pochette que l’on peut voir dans mon musée. C’est là que j’ai commencé à faire de la musique d’ambiance.

Avec quel chanteur aimeriez-vous collaborer ?

J’ai fait un duo à Forest National avec Claude Barzotti qui chantait « Je suis Rital et je le reste ». Je lui donnais la réplique en disant « Je suis Bruxellois et je le reste ». C’était un moment très fort. Mais sinon… mon chanteur préféré, c’est Frank Sinatra. Malheureusement, ce n’est plus possible de faire un duo avec lui (rires).

Quel morceau de Sinatra conseillez-vous à nos lecteurs ?

« Fly me to the Moon ».

 

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