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Hommages

Hommage à Sean Connery

Sean connery

Sean Connery, acteur de « James Bond », est décédé à l'âge de 90 ans

Sean Connery avait été le premier acteur à incarner James Bond au cinéma et il a joué dans plus d'une soixantaine de films.

dont Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)

Il n’était pas encore une vedette lorsqu’il enfila le costume de James Bond pour la première fois au cinéma. A l’âge de 90 ans, l’acteur écossais Sean Connery est décédé, selon des informations de BBC News, citant sa famille. Figure de la saga 007, le comédien avait interprété le rôle de l’espion à sept reprises. On avait pu le voir dans les films James Bond 007 contre Dr No en 1962, Bon baisers de Russie en 1963, Goldfinger en 1964, Opération Tonnerre en 1965, On ne vit que deux fois en 1967, Les diamants sont éternels en 1971 et Jamais plus jamais en 1983.

L’acteur a connu une longue carrière couronnée de nombreux prix dont un Oscar, deux Bafta et trois Golden Globes. A 80 ans passés, il continuait à incarner un certain idéal masculin, du genre viril, mû par un irrésistible charisme, un détachement cynique derrière ses sourcils en accent circonflexe et une voix délicieusement rocailleuse.

Archétype du « mâle apha », il fut élu homme le plus sexy de la planète à 59 ans. Un tombeur, en quelque sorte, à l’image de James Bond, ce personnage qui lui collera à la peau pour l’éternité. Mais avant de siroter des vodka-martini aux bars des plus somptueux casinos et de conquérir les plus belles femmes dans le rôle de 007, Sean Connery a d’abord cherché à fuir sa condition, particulièrement modeste.

« Mon nom est Bond. James Bond. » C’est bien Sean Connery qui prononce ces mots pour la première fois au cinéma. Mais il n’était pas que l’espion le plus connu du monde. Au fil de ses cinquante années de carrière, l’acteur décédé à l’âge de 90 ans a dilué son accent écossais à travers les 64 films dans lesquels il est apparu.

Pas de printemps pour Marnie (1964)

Dans l’un des films les plus cruels d’Alfred Hitchcock, Sean Connery – qui échappe ainsi à son personnage de 007 – incarne un riche éditeur qui tombe amoureux d’une jeune secrétaire cleptomane et frigide (Tippie Hedren). Le maître du suspense semble fasciné par Sean Connery et sa virilité presque caricaturale, sa manière obsessionnelle de protéger celle qui deviendra sa femme et la découverte de toutes ses psychoses qui l’effraient et l’excitent.

Le nom de la rose (1986)

Sean Connery, alors en période de disgrâce, était loin d’être le premier choix de Jean-Jacques Annaud pour incarner le rôle principal du moine Guillaume de Baskerville. Mais le réalisateur français raconte avoir eu « la chair de poule » lorsque l’Ecossais a commencé à lire le script et il l’engage contre l’avis de son agent qui le taxe de « vieux ringard ». Umberto Eco, l’auteur italien du Nom de la rose, avait les mêmes appréhensions. « Ce que tu as réussi le mieux, c’est ce que je craignais le plus. Sean Connery est formidable », dira-t-il à Jean-Jacques Annaud. Le rôle a valu un Bafta du meilleur acteur à l’Ecossais.

Les Incorruptibles (1988)

Le chef-d’œuvre de Brian De Palma sur la pègre à l’époque de la prohibition vaudra un Oscar et un Golden Globe à Sean Connery (meilleur acteur dans un second rôle) et le titre du « pire accent au cinéma de tous les temps. » Sean Connery, en vieux flic qui connaît bien le monde des truands, vole la vedette au jeune Kevin Costner face au grand Robert de Niro en Al Capone inattaquable.

Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)

En 1989, Steven Spielberg a l’idée de réunir Harrison Ford et Sean Connery dans un formidable duo d’acteurs qui fera un triomphe. Sean Connery incarne avec malice et élégance un médiéviste farfelu mystérieusement disparu que son fils, l’aventurier Indiana Jones, va tenter de retrouver. En 2008, alors que Sean Connery était à la retraite depuis cinq ans, il refusa de rejouer son rôle dans le quatrième volet de la série Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, le jugeant trop anecdotique.

 

 

Famille et Ecosse, les deux priorités de sa vie

« Né dans la pauvreté abjecte des faubourgs d’Edimbourg, son rêve unique et primaire consiste à s’échapper. C’est la pauvreté qui a mis Sean Connery en route », souligne l’un de ses biographes, Michael Feeney Callan.

Il quitte l’école tôt et s’engage à 16 ans dans la Marine. L’expérience s’achève sur les quais de Portsmouth où il perfectionne ses passe-temps favoris : football (il est doué au point de se voir offrir un contrat par Manchester United), boxe et filles. C’est de cette époque que datent ses deux tatouages – « Mum and dad » et « Scotland forever » – sur l’avant-bras droit. Famille et Ecosse, les deux priorités de sa vie.

La troisième place du concours Mister Univers 1950

Rendu à la vie civile au bout de trois ans après un ulcère, il enchaîne les petits boulots : maître-nageur, maçon, routier mais aussi livreur de charbon, garde du corps et polisseur de cercueil. « Pour plaire aux filles », il se lance dans le culturisme et termine troisième au concours de Mister Univers 1950. Son 1m88 et son charme vont devenir son passeport pour la gloire. Il a 27 ans quand, repéré dans un téléfilm pour la BBC, il signe avec la 20th Century Fox.

Invité à passer un essai pour l’adaptation d’un roman d’espionnage, il refuse net. « Vous me prenez comme je suis ou vous ne me prenez pas ». Le bluff paye, et le rôle de 007 dans Dr No en 1962 lui revient pour 16.000 dollars. Succès immédiat, il va incarner à six reprises (sans compter le non-officiel Jamais plus jamais) l’agent secret qui fera fantasmer des hordes de jeunes filles et rêver les garçons.

Une popularité jamais démentie

Propulsé star internationale, Sean Connery tourne dès lors avec les plus grands, en conservant en toute circonstance son accent écossais. Il gagne un Oscar avec Les Incorruptibles et interprète de plus en plus des rôles de père spirituel, dans HighlanderLe nom de la rose ou Indiana Jones et la dernière croisade.

Le tout en devenant au fil des années « plus séduisant que jamais », comme le souligne le spécialiste du cinéma Christian Dureau. En 1989, le magazine People le consacré « homme vivant le plus sexy », alors qu’il va allègrement sur ses 60 ans. Sa popularité ne sera jamais démentie : en 2013, il est élu acteur britannique préféré des Américains, dix ans après sa « retraite » au bout de 64 films.

Un dernier exil avec sa Française de femme

« En exil » en Espagne ou aux Bahamas (pour des raisons fiscales), il a vécu ces dernières années à New York avec sa deuxième femme, la portraitiste française Micheline Roquebrune, rencontrée sur les greens de golf et aussitôt épousée, en 1975.

« Comme elle ne parlait pas anglais et que je ne parlais pas français, il y avait peu de chances qu’on sombre dans des discussions ennuyeuses. C’est pourquoi on a convolé si rapidement », plaisantait Sean Connery, marié une première fois à une actrice australienne, Diane Cilento, avec laquelle il a eu un fils, Jason, né en 1963.

Annoncé comme mort dès 1993 par des agences de presses australiennes et japonaises, il a fini par rendre les armes samedi à 90 ans. Car il est vrai : « On ne vit que deux fois ».

Une étoile brille dans le ciel "ANNIE CORDY"

 

ACTUALITÉ

06/09/2020

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CLAUDE BARZOTTI 

« Annie et moi nous étions de vrais amis » 

 

« J’ai fait au moins 150 galas avec elle, assure Claude Barzotti, alors évidemment que je suis secoué par sa mort… »

Le « Rital » entretenait avec la Bruxelloise une relation d’amitié solide et durable, c’est une certitude. « Elle ne m’a jamais appelé que Barzo, raconte Claude. Et sa façon de me demander des chansons était disons assez particulière. Je te préviens, Barzo, me disait-elle, j’ai besoin de deux chansons pour mon album… Moi, je lui rétorquais : Oui, Annie, mais sur quoi, qu’est-ce que tu veux faire ? Invariablement, elle me répondait : Ça, c’est à toi de voir, tu te démerdes, Barzo ! Au total, je dois lui avoir composé 6 ou 7 chansons dont certaines écrites très vite en une heure à peine… Mais elle se les appropriait et en était fière ! Moi, je n’en retire aucun mérite, les chansons, souvent je n’ai qu’à lire le texte d’Anne-Marie Gaspard et la musique me vient toute seule comme ça très vite sans effort. Heureusement d’ailleurs, parce qu’en réalité, je ne sais rien faire d’autre dans la vie ! »

La plupart des titres qu’il a composés, Claude Barzotti a l’honnêteté de dire qu’ils sont à peu près oubliés de tout le monde, lui le premier ! « C’est vrai que je ne pourrais même plus les citer, mais il reste le souvenir de notre complicité. Elle m’a emmené six ou sept fois chez elle dans sa maison de campagne… »

Et puis, il y a quand même ces « Trois notes de musique » où Barzo, par l’intermédiaire de sa parolière, faisait chanter à Annie : « Moi, je ne fais que des chansons, je ne donne pas de leçons. »

Ce qui sonne quand même fort comme une authentique déclaration d’intention de la part d’une artiste qui n’a jamais eu d’autre prétention que de divertir, d’amuser et d’émouvoir…

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Le chef d’orchestre d’Annie Cordy !  Christophe Delporte, de Jurbise, avait produit son album.

Il avait encore revu l’artiste il y a un mois 

AURÉLIE URBAIN

L’annonce n’a laissé personne insensible ce vendredi soir : Annie Cordy s’est éteinte à 92 ans. L’artiste belge avait notamment préparé l’un de ses albums dans notre région, en 2014. Elle a travaillé durant près de 10 ans avec Christophe Delporte, musicien de Jurbise. Il était même devenu son « chef d’orchestre » en produisant son album. Il revient pour nous sur ses années passées aux côtés d’une grande dame.  

Christophe Delporte, musicien, a travaillé durant de nombreuses années avec Annie Cordy, sur scène et en studio. Le Jurbisien avait même produit son dernier album « Annie Cordy chante Noël ».

« Elle a eu une carrière bien remplie, puis elle a pris une retraite bien méritée. Elle est partie à Cannes pour se reposer. Je l’ai encore vue il y a un mois, en vacances. Elle allait très bien. Mais à 92 ans, on ne donne plus de concerts ! Je sais qu’elle avait encore des projets de feuilletons, etc. Mais plus tranquilles, pas sur scène. On croyait tous qu’elle serait centenaire, personne ne s’y attendait. C’est assez hallucinant de voir quelqu’un de 92 ans qui a encore ses facultés physiques et intellectuelles intactes. C’est magnifique pour une artiste de son calibre de partir en étant bien », commente Christophe Delporte.

Ribambelle de stars

Il se remémore avec nostalgie ses années passées sur scène avec Annie Cordy : « Avec elle, j’ai fait les plus grosses salles de France, les zéniths. Lors de « la première », il y avait toujours une ribambelle de stars au premier rang : Charles Aznavour… Ce sont des souvenirs et des rencontres fantastiques d’avoir joué avec une icône de la Belgique. On parle toujours de Jacques Brel et de Maurane, mais je pense qu’il y a aussi Annie Cordy dans le trio. C’était une grande dame du music-hall qui savait tout faire : le chant, la comédie, la danse… Sur scène, nous, ses musiciens, on devait être polyvalents et pas juste rester plantés derrière nos instruments. On était vraiment acteurs de ses spectacles. Une fois, j’ai dû m’habiller en G.I. et danser avec elle sur scène. Avec mon gabarit, c’était un peu bizarre », sourit le Jurbisien.

250 concerts par an

Il a pu jouer de nombreuses fois sur la scène de l’Olympia aux côtés de l’artiste belge : « Les artistes ont en général 30-40 dates de concerts par an. Elle arrivait à faire 400 galas les grandes années ! Elle enchaînait concerts, tournages de films, opérettes… Et avait parfois deux galas le même jour. Quand j’ai travaillé avec elle, on donnait 200 à 250 concerts par an. Je jouais exclusivement pour elle, vu tout le temps que ça prenait ».

« Annie Cordy chante Noël »

Christophe Delporte est entré dans l’équipe de musiciens d’Annie Cordy à la fin des années 1990. « Elle a monté une équipe de musiciens avec M. Frédéric Thibaut, pianiste de l’orchestre du Splendid. Elle voulait des musiciens qui participent activement à son spectacle.

Moi, je connaissais Frédéric Thibaut via Henri Dès, avec qui j’ai pas mal travaillé. C’est ainsi que j’ai commencé à travailler pour Annie Cordy, seul Belge parmi une équipe de Parisiens. J

e suis resté jusqu’à la fin. J’ai joué avec elle et je l’ai aidée à produire son album « Annie Cordy chante Noël », pas financièrement mais artistiquement ».

L’album a été enregistré dans un studio de Soignies. « Comme je gérais cet album, j’ai travaillé avec des gens que je connais, dans un studio familial comme elle le voulait. J’ai rencontré Barzotti qui participait à deux chansons de l’album.

Et j’ai aussi eu Gilbert Montagné au téléphone pour ce projet. J’ai beaucoup de souvenirs qui remontent à la surface. J’étais présent quand elle a rencontré le président. Elle m’avait aussi invité quand elle a été anoblie. C’était une personne extra pétillante sur scène et dans la vie, et d’une grande gentillesse. Je reçois beaucoup de coups de fil de sympathie. On s’est appelés avec les autres musiciens, on est très nostalgiques de cette époque… »

Var matin 5 septembre 2020Var matin 5 septembre 2020aVar matin 6 septembre 2020

Une reine des Belges… et des Français !  

Voici pourquoi la France lui rend un hommage aussi vibrant que le nôtre… 

 

SAM CHRISTOPHE

Décédée vendredi soir, à 92 ans dans sa « villa Dolly » à Vallauris près de Cannes,

Annie Cordy n’est pas célébrée que dans sa Belgique qu’elle aimait tant.

La France lui a rendu un hommage résolument chaleureux...

Ce samedi, tous les grands JT français (TF1, France 2…) ont commencé en évoquant la fantastique carrière de l’artiste. Même le Premier ministre Jean Castex a salué sa mémoire, qualifiant la chanteuse belge de « populaire et solaire » et même de « bande originale d’une vie faite de bonheurs simples, sincères, et communicatifs »…

Ce n’est pas étonnant, pendant plus de septante ans, Annie Cordy a été considérée par les plus grandes stars françaises comme leur égale. C’est Jean Gabin lui-même qui avait, dit-on, suggéré qu’on l’engage pour jouer à ses côtés dans « Le Chat ». Ensemble, ils parlaient de music-hall, mais surtout de bouffe et… de cyclisme ! Gabin lui répétait souvent : « Toi ? Annie, t’es une Flahute (une Flamande) et les Flahutes, ils connaissent bien les pavetons où ils sont les rois… »

Annie n’était pas la reine du macadam, mais sur les planches, personne ne pouvait lui faire de l’ombre, pas même les légendaires Bourvil ou Luis Mariano avec qui elle passera les années 50/60 à enchaîner les opérettes.

Autre figure mythique, Charles Aznavour lui vouait un profond attachement : « La seule chose qui nous différencie, a un jour dit le chanteur légendaire, c’est que lorsqu’elle se fâche, elle retrouve l’accent belge ! Ça ne lui arrive que très rarement d’être en colère mais c’est toujours très drôle à cause de ça… »

Alain Delon, autre monstre sacré s’il en est, l’appréciait aussi, sinon, il n’aurait jamais accepté de tourner une scène de théâtre avec elle, en novembre 1977, quasi sans répéter. Cette scène du « Bel indifférent » de Jean Cocteau a été mise en boîte pour un show des Carpentier. Annie n’en parlait guère, à peine disait-elle que le tournage avait été si rapide qu’elle avait ressenti le trac comme jamais! Delon avait dit, lui, n’avoir jamais eu autant de plaisir à jouer… d’autant plus que contrairement à Annie, il avait peu de texte à dire : son rôle était muet !

On pourrait aussi évoquer Frank Dubosc, Michel Serrault, Michel Blanc, Jacques Higelin, Jean-Pierre Cassel ou Michel Galabru… Tous témoignaient du grand talent de la seule artiste qui pouvait passer de la tragédie la plus noire à « Tata Yoyo » et à la « Bonne du curé » sans perdre sa crédibilité. Son seul défaut était peut-être lié à sa belgitude, Annie Cordy n’aimait pas la ramener… «Elle ne se laissait pas faire, se souvient Thomas Van Hamme qui l’a interviewée longuement. Elle m’a parfois remis à ma place toujours avec gentillesse et bienveillance. Mais je suis sûr qu’elle n’aimait pas qu’on lui tisse des lauriers, elle n’aimait pas d’évoquer le passé. Elle lui préférait le présent et l’avenir.»

La ville de Bruxelles ouvre un registre de condoléances, dès lundi matin, à l’hôtel de ville. Les obsèques seront célébrées le samedi 12/9 à Cannes, au cimetière Abadie. elle sera inhumée dans le caveau familial.

 

La capitale 5 septembre 2020aLa capitale 5 septembre 2020a

Décès d’Annie Cordy:   adieu la b(ar)onne du curé  

Chanteuse, actrice, danseuse, Annie Cordy incarnait tout ce que nous aimons de la Belgique 

C’est une grande dame qui s’est éteinte, hier à Vallauris (France). « Grande » non par la taille et son mètre soixante mais par son talent. Annie Cordy n’était pas que l’interprète de la Bonne du curé ou de Tata Yoyo. Elle incarnait ce que la Belgique avait de mieux. Elle s’est éteinte à 92 ans.  

La première image qui nous vient quand on parle d’Annie Cordy, c’est cette chanson, « Tata Yoyo ». Non, elle n’était pas du grand Jojo mais qu’est-ce que l’artiste a bien pu nous faire rire avec son accoutrement surréaliste. Elle incarnait cette Belgique un peu folle, surréaliste justement. Née Léonie Cooreman le 16 juin 1928 à Schaerbeek, « Nini la Chance » s’est éteinte hier, aux alentours de dix-huit heures. Sa famille a annoncé à l’Agence France Presse qu’elle avait fait un malaise dans sa demeure de Vallauris, dans les Alpes-Maritimes. Elle serait morte d’un arrêt cardiaque. Elle avait donc nonante-deux ans. « Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer. Elle est partie en quelques minutes », a indiqué Michè Lebon, sa nièce qui vivait avec elle depuis des années.

Parler de sa carrière prendrait tout le journal tant elle a été prolifique. Véritable touche-à-tout, la petite Annie avait soi-disant une constitution fragile. À même pas vingt-deux ans, après avoir été remarquée à Bruxelles par le directeur artistique du Lido, elle se lance pourtant à Paris où elle est engagée comme meneuse de revue.

Les succès vont vite s’enchaîner. On la voit sur les routes du Tour de France, dans des opérettes puis c’est la chanson qui la fait virevolter. Rien ne l’arrête. On la retrouve aux côtés de monuments, comme Bourvil. Le cinéma lui ouvre ses bras. Là aussi, elle joue avec les plus grands. Bourvil encore lui et de Funès dans « Poisson d’avril », Henri Salvador dans « Bonjour sourire ». Elle chante même pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Tout lui réussit, que ce soit au music-hall, à la télé, au cinéma ou sur la scène.

Pourtant, elle gardera toujours en elle une tristesse, celle d’avoir perdu l’homme de sa vie, François-Henri Bruno. Celui qui fut à la fois son époux et son impresario. Il décède le 9 février 1989 à leur domicile de Bièvre, en France. « Annie, c’était un rire énorme qui pouvait être suivi par un silence de 15 secondes avant que le rire ne revienne », résume Salvatore Adamo à qui nous avons appris la mauvaise nouvelle.

On se souviendra aussi qu’Annie fut faite baronne par l’un de ses plus fidèles admirateurs, le roi Albert II. C’était le 11 octobre 2004. Sa devise la résumait parfaitement : « La passion fait la force ».

Au cinéma, elle a côtoyé les plus grands  

 

Annie Cordy était connue pour ses chansons, bien sûr : Tata Yoyo, La Bonne du Curé, etc. Mais elle n’était pas que chanteuse, loin de là. On se souviendra qu’elle a également joué dans de très nombreux films. Sa carrière au cinéma est impressionnante et remarquable. Elle débute dans les années 50 sous la houlette de Sacha Guitry, qui la fera jouer dans « Si Versailles m’était conté » aux côtés de Gérard Philippe, Jean Marais, Edith Piaf et Bourvil ! Un petit rôle, il est vrai, mais comme début, on a fait pire ! Elle tournera ensuite avec les plus grands réalisateurs, notamment Claude Chabrol, en 1970, dans La Rupture, aux côtés de Jean-Pierre Cassel et Michel Bouquet. Elle était demandée par les réalisateurs les plus en vue : Gérard Pirès, Jeannot Szwarc, Alain Resnais, Richard Borhinger, etc. Plus récemment, en 2015, Jean-Paul Rouvre lui offrit un très joli rôle dans Les Souvenirs, film tendre dans lequel elle interprétait une grand-mère qui s’échappe de sa maison de retraite. Mais Annie Cordy, c’est aussi une vingtaine de téléfilms et autant de séries télé, parfois confidentielles, certes, mais dans lesquels on ne pouvait pas la rater. Truculente, drôle, un peu loufoque, elle était taillée pour le petit et le grand écran. Elle a côtoyé les plus grands, leur volant la vedette parfois ! Annie Cordy savait tout jouer, et son aisance dans tous les registres – du plus léger au plus grave – était unanimement saluée. En 2019, elle a d’ailleurs reçu un prix d'interprétation à Cannes pour sa performance dans Les Jouvencelles, de Delphine Corrard.

Une grande  artiste qui semblait immortelle  

Annie Cordy a traversé les générations. Enfant, mes camarades de classe et moi avions dansé sur « Tata Yoyo » au spectacle de l’école. Nous avions quatre ans. Mon grand-père l’aimait bien, il la trouvait jolie quand elle passait à la télé. Mes parents l’aimaient aussi : à la maison, nous avions ses disques en 45 tours. Comme tout le monde, à l’époque ! Annie Cordy faisait partie du paysage. Aujourd’hui, il m’arrive de passer certaines de ses chansons pour amuser mes enfants, qui s’en donnent à cœur joie sur « chaud cacao ». Mais il serait réducteur de résumer Annie Cordy à ces quelques chansons comiques. Annie Cordy, c’était une grande. C’est la bonne du curé devenue Baronne, anoblie par le Roi en 2004. C’est la chanteuse d’opérettes devenue un monument national. C’est l’histoire de la petite Belge qui monte à Paris et qui rafle tout sur son passage. Et qui a même fait de l’ombre aux plus grands, elle si lumineuse ! Cinéma, chanson, télévision, concerts… Elle était partout. Même si elle vivait en France, c’était notre meilleure ambassadrice ! Dans le documentaire « Moi, Belgique », qui retrace l’histoire tumultueuse de notre pays, c’est elle que l’on retrouve à la narration, de sa voix reconnaissable entre toutes. Qui d’autre ! Notre meilleure ambassadrice, donc. Ou en tout cas la plus chouette. Annie Cordy était tellement omniprésente qu’elle semblait immortelle. Elle s’est éteinte ce vendredi à l’âge de 92 ans. « Ça ira mieux demain », chantait-elle. Non, pas demain…

NOUS LUI AVONS APPRIS LA (MAUVAISE) NOUVELLE 

Adamo choqué :   « Annie était ma marraine »  

nouvelle. « Vous me prenez à chaud… ou plutôt à froid », lâche le chanteur, acteur qui demandera, pendant l’interview, d’avoir un petit peu de temps pour reprendre sa respiration. Cette nouvelle le touche énormément. « Annie, c’était un monument à tous les niveaux. Il y avait son côté bienveillant, son côté humoristique, son côté surréaliste à la belge… cela me fait bizarre de parler d’elle au passé ».

« Un clin d’œil »

Salvatore regorge d’images. « Elle a toujours été mon modèle. Il n’y a pas longtemps, j’ai encore dit d’elle qu’elle était un modèle de professionnalisme absolu. En 1962, je n’étais pas très connu. Elle m’avait pris en première partie d’un concert à Uccle. Elle était grippée mais j’étais émerveillée de la voir depuis les coulisses. Elle faisait un numéro avec un bleu de travail, en salopette. Elle était allongée par terre, elle toussait… puis m’a adressé un clin d’œil. Je ne l’ai jamais oublié ».

Récemment, il a participé à un hommage consacré à Annie. « Il est passé il n’y a pas longtemps à la télé mais je ne sais plus sur quelle chaîne. Annie… holala », lâche le chanteur qui ajoute : « C’était une excellente comédienne. Dans le cinéma, elle allait dans ce qu’elle n’osait pas trop faire ailleurs : dans la tragédie. C’est là qu’on a vu l’ampleur de son talent. Laissez-moi soupirer un peu… »

« C’était ma marraine », nous apprend-il. « Elle m’avait emmené à une émission qui s’appelait l’École des Vedettes. C’était en 1963. L’animatrice était Aimée Mortimer, une grande figure de la télévision française. Annie m’a présenté, je n’étais pas connu du tout. Deux ans plus tôt, dans la même émission, c’était Line Renaud qui présentait Johnny… »

Salvatore se souvient de ces journées et soirées passées dans un hôtel près de Montpellier, avec une piscine. « C’est là que les artistes de passage dans la région se retrouvaient. Je l’ai rencontrée à plusieurs reprises, elle était avec son mari, « Bruno », un Italien. Comme nous rentrions à des heures indues et que le restaurant était fermé, il nous préparait des pâtes. Elle était très attachée à lui. Elle a gardé son deuil toute sa vie. Bruno, c’était son miroir, son protecteur. Elle a gardé cette blessure en elle. Il y avait son rire particulier… puis il y avait 15 secondes de silence. Ensuite, elle repartait ».

Le Jemappois s’inquiète de ses funérailles. « Je ne pourrai sans doute pas y aller. Je suis revenu des Alpes-Maritimes. Je dois observer une quatorzaine. Lundi, je passe le test… mais c’est peut-être mieux que je n’y aille pas, de toute façon. Je vais être triste pendant quelques jours, puis je me souviendrai du reste ».

SA DERNIÈRE INTERVIEW À SUDPRESSE  

« J’ai la Belgique en moi »  

Il y a 2 ans, le 7 juillet 2018, à l’occasion de ses 90 ans, la chanteuse et comédienne belge feuilletait avec nous le livre de sa vie. Après avoir débuté au « Bœuf sur le toit », à Bruxelles, la belle Laekenoise a poursuivi sa route à Paris et à travers la France. Le succès ne l’a plus jamais quittée. Mais Nini n’a jamais oublié de revenir saluer ses amis belges. Annie Cordy est une icône. Une élégante icône de la belgitude. Et avec sa joie de vivre et son optimiste, l’une des meilleures ambassadrices de notre pays et notre culture.

Rendez-vous à l’Hôtel Métropole, Place De Brouckère, à Bruxelles. « J’ai chanté à l’Hôtel Métropole. Avec un orchestre, je chantais toutes les chansons américaines. (…) C’était très chouette ! J’avais 17 ans. C’est un bon souvenir. Du moment que je travaille, je suis contente. »

Annie commande un café. Nous aussi. « Allez, trinquons ! », nous lance-t-elle. « On peut trinquer avec un café ? », lui demandons-nous. « Mais oui ! Allez, trinque ! » On se regarde et on se sourit. Annie a le regard émeraude qui pétille. Et ce joli sourire ne la quittera pas de toute la rencontre. Sous le regard attentif de ses deux caniches blancs, Fleecy et Fluffy, la Bruxelloise, qui vit à Cannes depuis 2014, nous ouvre son cœur.

Vous venez d’avoir 90 ans. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

90 ans ? Ça ne change rien à ma façon d’être. Au contraire ! Ce n’est pas que je m’attache plus à la vie mais je profite de choses dont je n’ai peut-être pas eu le temps de profiter quand je faisais mon métier comme une dingue, comme une saltimbanque : les kilomètres, la radio, rentrer, repartir…

De quoi profitez-vous davantage ?

D’abord de ma filleule Mimi, la fille de ma sœur, qui m’accompagne. Je n’ai plus d’autre famille. Mais j’ai des amis que je retrouve.

Depuis 2014, vous vivez à Cannes. Qu’aimez-vous sur la Côté d’Azur ?

La Côte d’Azur, justement ! Même quand il flotte ! Moi j’adore un bon coup de flotte. Ça me rappelle de toute façon ma Belgique, c’est déjà pas mal. Je n’aimerais pas vivre dans un pays où le soleil tape toujours. Du soleil et une bonne flotte de temps en temps – ça rafraîchit, c’est bien –, c’est le climat idéal. J’ai de belles descentes de fleurs. Ma maison est en hauteur et mon jardin descend.

À quoi ressemble votre vie aujourd’hui ?

Elle est calme. Je sors, je plonge dans ma piscine, je sors… C’est le pied ! Et puis, je peux aller au marché où je connais tout le monde. Je continue aussi mes étirements.

Vous faites toujours de la peinture ?

Non, mais je vais m’y remettre. (…) J’aime bien faire les visages. L’œil est très important. Parce que je mets une petite touche de blanc et votre regard n’est plus du tout le même et votre expression non plus. Ça, c’est fantastique !

Que vous inspire le coup d’œil dans le rétroviseur ?

Purée, j’ai fait tout ça ? Et je continue ma route pour aller vers 91, 92, 93… Je suis étonnée d’être toujours là, d’avoir des gens que j’aime autour de moi et un public fidèle. Les gens dans la rue me lancent : « Salut Annie ! Ça va bien ? Fais attention à toi ! »

Quelle image aimeriez-vous que les gens gardent de vous ?

Ma bonne humeur, ma joie de vivre, mon amour de la vie…

LE GRAND JOJO TRÈS ÉMU 

« Une très grande dame ! »

Le chanteur de « Jules César », 84 ans, était l’un des grands amis d’Annie Cordy. « On était vraiment très amis », nous confie, très ému, le Grand Jojo, hier soir. « Annie vivait en France, mais quand elle venait à Bruxelles, elle retrouvait cet accent belge qu’elle n’avait jamais oublié. »

« La dernière fois qu’on s’est vu, c’était il y a deux ans à l’Ommegang, sur la Grand-Place de Bruxelles. Je lui ai remis des fleurs pour son 90 e anniversaire. On est tombé dans les bras l’un de l’autre. On était vraiment heureux de se revoir. Je l’ai quand même connue très jeune. Elle habitait Laeken et moi Koekelberg. C’était comme une voisine et elle commençait une carrière extraordinaire. »

« Elle m’envoyait ses vœux pour la nouvelle année. Cet été, je lui ai envoyé une vidéo pour lui souhaiter bon anniversaire. Elle m’a répondu en m’envoyant une belle photo pour mon musée. »

« Elle était encore bien… Mais apparemment, elle aurait eu un accident cardiaque. C’était une très grande dame ! »

LES STARS PLEURENT ANNIE CORDY 

Une pluie d’hommages !  

De nombreuses personnalités ont témoigné de leur attachement à celle que ses amis appelaient «Nini».

«Ce soir je suis un enfant qui pleure… Je veux lui crier combien je l’aime, pour toujours », a expliqué Frédéric François dans un émouvant message sur Facebook.

«Annie était mon amie de toujours. J’ai tellement de souvenirs à ses côtés. Nous avons tant ri toutes les deux ! Tu vas terriblement me manquer ma Nini», a commenté Line Renaud.

«Elle avait des problèmes de mémoire, je ne suis pas très surpris, mais profondément triste. Je suis défait. Annie, je l’aimais tendrement», a réagi son ami, le chanteur Dave sur BFMTV.

Enfin, pour notre Première ministre Sophie Wilmès, « Annie Cordy était une artiste accomplie dont l’humour et la joie de vivre représentaient si bien cette « belgitude » que l’on aime tant... Elle nous manquera terriblement. »

 

La capitale 6 septembre 2020aLa capitale 6 septembre 2020

 

« J’ai toujours près de moi des photos de nos dîners »  

 

CHARLOTTE VANBEVER

Fredo annie et c jerome

« J’ai encore eu Annie au téléphone au début de l’été pour son anniversaire. Elle était très bien. Je ne m’y attendais pas du tout ! », nous confie Frédéric François. Le plus romantique des chanteurs belges avait ce rituel avec Nini : l’appeler pour son anniversaire et pour les fêtes de fin d’année. Hier soir, ça a donc été le choc. « C’est mon fils qui m’a averti car l’annonce de son décès circulait sur Internet. Je lui ai dit que cela devait être une mauvaise blague. Mais finalement non… »

Annie et Fredo, il y a quelques semaines, s’étaient promis de se voir prochainement. « Malheureusement, ça ne se passe pas comme ça dans la vie. Elle était super heureuse que ce jour-là, j’ai pensé à elle pour son anniversaire » Tout comme Fredo, lui, avait été comblé, le 12 octobre dernier, quand Annie Cordy est sortie de sa retraite pour lui souhaiter un joyeux anniversaire scénique. « Pour mes 50 ans de carrière, elle était apparue dans une vidéo projetée au Grand Rex ! » Frédéric François n’oubliera jamais le geste d’amitié d’Annie. « Elle ne faisait plus d’apparition publique depuis longtemps et là, elle a dit : « je le fais pour Fredo ! ».

Elle était comme ça, Nini : « fidèle en amitié et tellement gentille. C’est rare dans ce milieu où les gens se croisent, se disent bonjour, mais elle, était une vraie fidèle. Et puis, c’était un véritable clown. Sur scène bien sûr, mais surtout dans la vie ! C’est elle qu’on aurait dû appeler madame 100.000 volts ! ». Ce lien particulier entre le petit Fredo et Annie Cordy s’est tissé au « tout début des années 80 », se souvient le chanteur. « On se croisait dans les émissions télé – l’un de mes plus beaux souvenirs avec elle est un passage chez Pascal Sevran, je devais avoir 25 ou 27 ans, et nous avions chanté Visa pour l’amour – mais c’est mon attaché de presse de l’époque qui m’a réellement présenté Annie. À partir de ce moment-là, on est devenu plus intimes. »

Si bien que lorsque Frédéric se produisait à l’Olympia, Annie faisait toujours partie des invités privilégiés autour du dîner qui suivait le spectacle. Pour Fredo, c’était un honneur. « J’invitais C Jérôme, la compagne de Brel et Annie, qui répondait toujours présente. On passait des soirées extra avec elle. J’ai conservé de nombreuses photos de nos dîners, qui se trouvent dans mon studio d’enregistrement. Je les regarde souvent et, comme ça, Annie est toujours avec moi… »

 

Christophe l’a encore revue cet été  

 

Christophe delporte

Avec Christophe Delporte.

Christophe Delporte, musicien de Jurbise, a travaillé durant de nombreuses années avec Annie Cordy, sur scène et en studio. Le Jurbisien avait même produit son dernier album « Annie Cordy chante Noël » en 2014.

« Elle a eu une carrière bien remplie, puis elle a pris une retraite bien méritée. Elle est partie à Cannes pour se reposer. Je l’ai encore vue il y a un mois, en vacances. Elle allait très bien. Mais à 92 ans, on ne donne plus de concerts ! Je sais qu’elle avait encore des projets de feuilletons, etc. On croyait tous qu’elle serait centenaire, personne ne s’y attendait. C’est magnifique pour une artiste de son calibre de partir en étant bien », commente Christophe Delporte.

Il se remémore avec nostalgie ses années passées sur scène avec Annie Cordy : « Avec elle, j’ai fait les plus grosses salles de France, les zéniths. Sur scène, nous, ses musiciens, on devait être polyvalents et pas juste rester plantés derrière nos instruments. On était vraiment acteurs de ses spectacles. Une fois, j’ai dû m’habiller en G.I. et danser avec elle sur scène. Avec mon gabarit, c’était un peu bizarre », sourit le Jurbisien.

Triste nouvelle pour le monde de la chanson et du cinéma : la populaire Annie Cordy est morte le 4 septembre 2020. La star belge, faite baronne en son pays, avait 92 ans. On lui doit des tubes comme "Tata Yoyo" ou "La bonne du curé".

Le monde du spectacle en deuil : Annie Cordy est morte. C'est une bien triste nouvelle que relate Nice-Matin. Selon leurs informations, la star a été "retrouvée chez elle par les pompiers, appelés vers 19h30 pour un malaise à son domicile, situé chemin du Séminaire à Vallauris." Malheureusement, sur place, ils ont constaté un arrêt cardiaque.

 

Annie Cordy était née le 16 juin 1928 à Laeken, au Nord de Bruxelles en Belgique. La star, de son vrai nom Léonie Cooreman, aura très vite le goût des arts grâce à sa maman qui l'avait inscrite à la danse puis au piano et au solfège. Pas de mystère alors qu'elle se lance dans une carrière dans le show-business ! Après un bref début sur la scène bruxelloise en 1950, c'est en traversant la frontière et en posant ses bagages en France qu'elle rencontrera le succès. Elle sera très vite embauchée comme meneuse de revue par le Lido puis par l'ABC. Elle mènera alors une carrière de touche-à-tout comme chanteuse, actrice, artiste de music-hall...

Côté musique, elle a enregistré plus de 700 chansons et offert des tubes incontournables comme Tata YoyoLa bonne curé ou encore Cho Ka Ka O. Des chansons festives qu'elle défend sur scène - dans des salles mythiques comme l'Olympia et Bobino - et à la télévision avec une énergie folle, en véritable showgirl de l'époque. Elle s'offre des danseurs, des chorégraphies et des costumes clinquants. Elle se produira aussi avec des opérettes comme La Route fleurie et Tête de Linotte mais aussi dans des comédies musicales notamment avec l'adaptation française de Hello, Dolly !.

Annie Cordy avait plusieurs cordes à son arc et était également actrice sur les planches, à la télévision et au cinéma. Au théâtre, elle avait joué sa première pièce, Madame Sans Gêne, en 1981 et sa dernière, Laissez-moi sortir, en 2011. Sur le petit écran on avait pu la voir dans Une mère comme on n'en fait plus, Je retourne chez ma mèreLe refugeFabien CosmaLe Tuteur ou encore Scènes de ménagesChefs... Il y avait aussi le grand écran où sa carrière avait commencé en 1953 et qui compte une quarantaine de films. Parmi ses plus gros succès figurent Les herbes follesLe crime est notre affaireDiscoTamara 2... Les plus attentifs auront aussi reconnu sa voix derrière le personnage de Grand-mère Feuillage dans le film de Disney Pocahontas.

Une carrière riche qui lui avait notamment valu d'être anoblie par le roi des Belges Albert II, qui l'avait faite baronne en 2004.

Côté coeur, Annie Cordy avait été mariée à François-Henri Bruneau, mort en 1989 et n'avait jamais pu avoir d'enfants.

Interview Idoles Mag (cliquez sur la photo)

Annie Cordy © Marc-Antoine Coulon

Hommage Joe Dassin ce 20 août 2020 (déjà 40 ans)

Tu resteras "ma bonne étoile" et ton image du chanteur populaire en "costume blanc" aux chansons romantiques ne cessera de voiler mon regard.

 

Joe 40 ans

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Très belle chanson de michel monaco  en hommage à Joe Dassin

Ci-dessous la chanson que j'écoutais en août 1980 sur mon tourne-disques

 

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Joe Dassin : le récit des dernières heures avant sa mort [Photos]

 

Par Linda Bouras 

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Ce 21 août 2017, France 3, rend au hommage au chanteur Joe Dassin, avec le documentaire Joe Dassin, le roman de sa vie à 20h50. L' occasion, de revenir sur le destin tragique de cette star de la variété française disparue à l'âge de 41 ans.

Lagon turquoise, sable blanc, le cadre est idyllique. C'est en Polynésie française que Joe Dassin entouré de ses amis, de sa mère Bea, de sa nouvelle compagne Nathalie, et surtout de ses deux fils chéris, est venu tourner la page. Il est arrivé deux jours plus tôt, bien décidé à voir le bout du tunnel. Ses proches sont rassurés : Joe, souffrant déjà d'un ulcère à l'estomac, semble se remettre de son accident cardiaque survenu le 17 juillet. Un malaise qui l'avait obligé à interrompre sa tournée estivale dans le midi de la France. Joe paraissait enfin heureux. Cela faisait si longtemps...

Julien et jonathan

Comme Jacques Brel, il avait trouvé à Tahiti son havre de paix. Là-bas, sa condition de star ne lui pesait pas. Et ce mois d'août, entre parties de billard américain, de golf, et câlins avec Julien, 5 mois, et Jonathan, 18 mois, le chanteur avait bel et bien décidé de profiter des plaisirs simples de son île. En 1973, il y avait même acheté un terrain de vingt hectares à deux cents kilomètres de Papeete, sur l'île de Tahaa, avec l'espoir d'y faire construire un faré, une maison typique. Et ainsi pouvoir vivre d'amour et de tamouré. En attendant, il  séjournait dans la résidence d'une amie, perdue au milieu des cocotiers.

 

La rumeur d'une overdose

 

Le matin du 20 août 1980, il se lève vers 10 heures. Enfile un pantalon blanc, forcément, et une chemise rouge à fleurs. A 11 h 30, il rejoint ses copains pour un apéro dans un bar de Papeete. Au coeur des discussions, une prochaine randonnée à Rangiroa, un atoll de rêve connu pour sa faune sous-marine exceptionnelle. Joe s'en réjouit, tout en sirotant un verre de vin blanc. Imprudent, il s'accorde même une cigarette. Présent, un ami médecin le sermonne. Il sourit. Midi, direction le restaurant Chez Michel et Eliane, son préféré. Chacun fait la queue au buffet. Pour Joe, ce sera poisson cru à la tahitienne, riz à la noix de coco, papaye et jus d'ananas. A table, l'ambiance est joyeuse.

Quand soudain, le chanteur se met à transpirer, devient pâle. Une douleur indescriptible lui déchire le visage. Son regard se fige, sa bouche reste ouverte. Joe s'écroule. Un docteur dans la salle tente aussitôt de le réanimer. Son verdict est cruel : "Il n'y a plus d'espoir." Ses amis essayent un dernier massage cardiaque. Plusieurs minutes s' écoulent, il n'y a plus rien à faire. Le cœur de Joe a lâché. Il est 12h30. Joe, à 41 ans, s'en est allé rejoindre dans le ciel son fils Joshua, mort en 1973, à 5 jours à peine ...

A Paris, la nouvelle fait l'effet d'une bombe, et réveille les vacanciers de leur torpeur estivale. Les radios s'empressent de passer en boucle les tubes du chanteur. La rumeur d'une mort par overdose circule. "Non, Joe ne voulait pas en finir avec la vie", dira Claude Lemesle, l'un de ses paroliers. Mais il reconnaîtra que son coeur devait être usé par des abus. Oui, il fumait, buvait dix tasses de café par jour, aimait faire la bringue. Les vingt-quatre heures de vol pour se rendre à Tahiti n'ont pas dû arranger son état de santé. Ses médecins n'ont-ils pas été imprudents de le laisser effectuer un tel périple ? D'autant que, par souci d'économie, le chanteur avait pris un vol avec deux escales. Ereintant.

Joe Dassin, Jeane Manson et Carlos dans "Les aventures de Pearl White"

En tout cas, 1980 avait été éprouvante pour l'interprète des Dalton. Couvert de disques d'or en quinze ans de carrière, il a enregistré deux cents titres, entouré de groupies, le chanteur semblait mal supporter son statut d'idole. Sa santé, surtout, le préoccupait. Avant son infarctus en juillet, il avait déjà eu plusieurs malaises ... Autre sujet de tourment, la fin de son histoire d'amour avec Christine Delvaux, sa seconde épouse, rencontrée en 1970 dans une station de ski, et pour laquelle il avait divorcé de Maryse, sa fidèle assistante qui lui avait ouvert les portes de la chanson. Malgré la naissance de Julien, en mars 1980, Christine a déserté le domicile familial de Feucherolles.

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Trou de mémoire

 

L'heureux événement n'a pas réconcilié les parents. Trois semaines plus tard, Joe avait même demandé le divorce et la garde de ses fils. Pour ce faire, il s'était constitué un épais dossier. Titulaire d'un doctorat d'ethnologie obtenu dans une université du Michigan (Etats-Unis), il s'était mis à étudier la législation française en matière de garde d'enfants. Cette bagarre juridique et les multiples discussions avec Christine l'épuisaient.

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Avec elle, il avait vécu, dit-on, trois années de dérive. Physiquement, il en avait gardé des séquelles, il avait changé. Un peu bouffi, fatigué, irritable. En 1978, à Nantes, il donne un concert. Trop saoul, il a un trou de mémoire. Le public le hue. Lui, le gendre idéal, celui-là même qui enchante les soirées des Français dans les shows télé de Maritie et Gilbert Carpentier, semble en avoir assez. En ce début d'été 1980, la justice lui donne raison. Joe obtient la garde de ses deux fils. Et c'est à Tahiti qu'il décide de prendre un nouveau départ. Il avait demandé à son fidèle parolier Claude Lemesle de lui écrire de nouvelles chansons, plus classiques  que celle de son dernier album Blue Country, sorti en janvier 1980 et que le public traditionnel de Joe avait quelque peu boudé.

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Sa carrière, sa famille, il y tenait. Le destin est cruel... "Ma carcasse, je m'en fiche qu'on la mette à la poubelle", disait-il souvent. Mais c'est au cimetière israélite d' Hollywood que ses parents, le célèbre cinéaste Jules Dassin, sa belle-mère l'actrice Melina Mercouri, sa mère Bea et ses sœurs Julie et Richelle, ont choisi de l'enterrer, le 31 août 1980. Jusqu'au dernier moment, le lieu des obsèques aura été tenu secret. Autour de son cercueil, il n'y aura que la famille. Christine, sa veuve, n'a pas été conviée. Elle aurait aimé rapatrier le corps de Joe en France pour offrir au chanteur une cérémonie digne des plus grands. Jules Dassin lui a rétorqué que Joe était américain ! Né à New York et élevé à Los Angeles, il y reposera loin de ses fans... en paix à jamais

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Joe Dassin : sa femme, Maryse, témoigne [interview exclusive]

Par  

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Elle a été sa moitié pendant 13 ans. Maryse Grimaldi, la première Mme Dassin entre 1963 et 1977, fut à l'origine de la carrière du chanteur de "l'Eté indien" et son plus grand soutien. Alors qu'est diffusé, ce 17 novembre à 20h45 sur France 3, "Joe Dassin, le roman d'une vie", elle nous raconte son quotidien avec celui qui demeure « l'homme de sa vie ».

 

Télé Star : Qu'avez-vous ressentie la première fois que vous avez rencontré, en 1963, Joe Dassin lors d'une soirée costumée chez Eddy Barclay ?

Maryse Grimaldi : Ce qui m'a frappé c'est qu'il était barbu, ce qui était rare, à l'époque, pour un garçon de 25 ans. Au milieu de 2000 personnes, j'ai flashé sur lui d'autant qu'il était déguisé en pirate et portait un maquillage fait par un professionnel qui avait travaillé sur le film de son père, Topkapi. Ce qui est fou, c'est que lui aussi m'avait remarquée et que nous avons passé la soirée, l'un comme l'autre, à chercher des gens pour nous présenter. Finalement, il a réussi à trouver une personne qui me connaissait afin d'établir le contact !

Est-il vrai qu'il vous a définitivement séduite avec une chanson ?

M.G. : C'est-à-dire qu'il m'a invité en week-end quelques jours plus tard et, ayant apporté sa guitare, m'a fait la cour en chantant du folksong !

C'est sa voix chaude qui vous a fait craquer ?

M.G. : Il avait un timbre magnifique, mais son « plus » était son accent gommé. N'oubliez pas que le français n'était pas sa langue maternelle ! Du coup, il était très difficile à imiter. Patrick Sébastien s'y est essayé, sans y parvenir totalement.

Lorsque vous avez commencé à vivre ensemble, était-il ouvert à l'idée de devenir chanteur ?

M.G. : Non, il n'y avait jamais pensé ! Il chantait naturellement, chez lui, avec des copains. Mais quand une première proposition de contrat lui a été faite, Joe a commencé par refuser. J'étais d'accord avec lui, d'ailleurs... Pendant six mois, la maison de disques est revenue à la charge. CBS a dû écouter sa première bande en janvier 1964, et son premier single est sorti en mars 1965. Ça vous donne une idée du délai de réflexion !

Que voulait-il faire ? Être romancier, comme lorsqu'il écrivait des nouvelles pendant ses années d'université ?

M.G. : Absolument, il souhaitait écrire. Et, plus certainement, travailler dans le cinéma. Comme scénariste ou metteur en scène. Il avait même fait l'acteur pour son père, Jules Dassin...

Le déclic pour la musique est venu quand ?

M.G. : Pas immédiatement. Il a enregistré son premier disque fin 1964 et l'a trouvé mauvais. Le deuxième, quelques mois plus tard, était pire encore ! Il a songé à s'arrêter et c'est à ce moment que sont arrivés Jacques Souplet, le nouveau patron de CBS France, et le producteur Jacques Plait. Grâce à eux tout a changé, et Joe est devenu un professionnel.

Croyiez-vous en lui à cette époque ?

M.G. : J'adorais sa voix. Mais, au début, la chanson française n'était pas une passion pour moi, à part des classiques comme Brel ou Brassens. Cela dit, je percevais son potentiel et l'ai, bien sûr, encouragé ! Reste que c'est Jacques Plait qui a créé le ‘personnage' Dassin et a contribué à faire sa carrière...

Vous minimisez votre rôle, vous qui avez apporté sa première bande à CBS...

M.G. : Ce que j'ai fait, c'est dix ans de tournées avec Joe. C'est vrai que j'étais présente lorsqu'il choisissait les chansons, puis quand il les enregistrait. En outre, je pense qu'il avait une confiance totale en moi. Alors, oui, j'ai suivi sa carrière et j'y ai participé.

A part Georges Brassens, quel artiste français Joe Dassin admirait-il ?

M.G. : Bobby Lapointe ! Il en était fou. Au point de le prendre en première partie, quand il a fait sa première tournée en tant que vedette. C'était un plaisir pour Joe comme pour moi...

On sent que votre mari se faisait une haute idée de sa mission de créateur de chansons, même si celles-ci devaient apporter de la légèreté aux gens...

M.G. : Non, je pense plutôt qu'il était conscient de bien faire, d'être professionnel et honnête dans son travail. Maintenant, le doute, tous les artistes l'ont. Quand il sortait du studio d'enregistrement à 3-4h du matin, et qu'on en discutait, Joe pensait qu'il n'avait pas été bon et que ses chansons n'allaient pas marcher. Mais c'était normal comme réaction...

Vous ne l'avez jamais vu sortir d'un enregistrement content de lui ?

M.G. : Sûrement l'était-il parfois, intérieurement. Mais il ne me l'a jamais dit. Ça n'était pas dans son caractère.

Le vrai succès est arrivé, en mai 68, avec "Siffler sur la colline"...

M.G. : C'est vrai. Après ça, 1969 et 1970 ont été de grandes années !

Comment l'a-t-il vécu ?

M.G. : Il était hyper-heureux, et moi avec ! Mais il n'a pas eu la grosse tête et nous avons continué à vivre de la même façon. Alors c'est vrai qu'il surveillait ses ventes, mais il n'était pas dans le star-system. Après les spectacles, il ne trainait pas ; on rentrait tout de suite...

La contrepartie n'était-elle pas une certaine froideur à l'égard des fans ?

M.G. : Quand ça se présentait, il était très aimable. Mais il ne recherchait pas forcément ça. Il ressentait cette adulation comme dégradante. Pas pour lui, mais pour les gens ! Il trouvait qu'il n'y avait pas de quoi s'extasier. Il était très content qu'on achète ses disques et qu'on remplisse les salles, mais le reste ne l'intéressait pas. Il n'était jamais aussi heureux qu'à l'étranger, sans « surveillance » de nos faits et gestes...

Vous-même étiez extrêmement discrète !...

M.G. : J'étais déjà 24/24h avec lui, je n'allais pas en plus me mettre en avant ! Je n'étais pas une artiste ; je n'avais rien à vendre. Je ne me cachais nulle part, ni de personne. Je faisais juste partie de sa vie privée. Dès qu'un photographe nous pistait, on le sentait ! Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage. Joe d'ailleurs faisait très peu d'interviews...

Parce qu'il refusait de parler de son intimité ?

M.G. : Tout à fait. Il ne demandait rien à la presse et le payait en retour.

Fréquentait-il des collègues artistes ?

M.G. : Non, à part Carlos et, un peu, Michel Fugain. Mais quand on faisait des dîners chez nous, c'était auprès de la famille ou d'amis qui n'étaient pas du métier. Joe avait, notamment, gardé ses deux copains d'université, Bernard et Alain.

Quel était son caractère au quotidien ?

M.G. : Il était très slave. Du genre dépressif qui, dans la demi-heure qui suivait, me prenait dans ses bras pour danser ! Et puis, il avait aussi beaucoup d'humour...

Avant L'été indien, en 1975, il a connu un creux de la vague ?

M.G. : C'est vrai. Entre 1972 et 1974, Il a vendu moins de disques, mais restait présent à la télé. Et puis est arrivé l'Eté indien. Ce qui lui a fait le plus plaisir, c'était d'avoir le tube de l'été dont il rêvait depuis dix ans ! Dès qu'on a entendu la mélodie, on s'est dit que l'on tenait quelque chose. Le disque a été enregistré très rapidement, d'ailleurs...

Cette époque marque la fin de votre couple. Vous aviez, deux ans auparavant, perdu un bébé, peu après sa naissance...

M.G. : Ce fut traumatisant. Tout allait bien et, pour la première fois, la vie nous refusait quelque chose. Cette perte n'a pourtant rien à voir avec la rupture de notre couple qui s'est dissout en 1976, avant que nous divorcions en 1977. Mais la séparation fait partie de la vie d'un couple. Il y a eu un moment où Joe a voulu autre chose. C'est très humain...

Même si cela a impliqué pour lui une vie débridée ; les nuits en boîte, l'alcool, la drogue ?

M.G. : Il est certes parti dans une autre direction qui n'était pas un bon choix ; il a brûlé la chandelle, tiré la corde jusqu'à ce qu'elle cède. Je me souviens lui avoir dit, au moment de notre séparation, que s'il continuait ainsi il ne serait plus de ce monde dans cinq ans... Mais c'était son choix. Et je le respecte. Joe reste l'homme de ma vie et la seule preuve d'amour, c'est de comprendre les gens. A un moment, il a voulu que j'ouvre la porte pour qu'il puisse s'envoler...

Vous n'êtes pas plus vindicative à l'égard de celle qui l'a accompagné dans cette voie, Christine Delvaux, devenue la seconde Mme Dassin...

M.G. : Pourquoi serais-je agressive ? J'espère juste qu'il a été heureux dans cette relation, parce qu'il a payé l'addition très chère. Quant à moi, j'ai vécu treize années hyper-heureuses avec Joe, sans nuages, ni engueulades. Après, quand les choses changent, il faut en tirer les conséquences...

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

M.G. : Deux mois avant sa mort. Il était en plein marasme, en plein divorce, dans un état tragique. Mais nous avons pu remettre les pendules à l'heure. Et c'est bien...

Propos recueillis par Olivier Rajchman

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Mort de Joe Dassin : le bel hommage de Johnny Hallyday à son ami disparu voilà 35 ans [Photos]

Par Thomas Janua 

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Johnny Hallyday a rendu sur les réseaux sociaux un hommage simple et très beau à son ami Joe Dassin, disparu voilà 35 ans.

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Joe Dassin est mort d'un infarctus voilà 35 ans, le 20 août 1980 à Papeete. Le disparu avait 41 ans. Une grande star qui l'a bien connu, Johnny Hallyday a profité des réseaux sociaux Instagram et Twitter pour publier une photo émouvante du début des années 70 où il patientait, aux côtés de Joe Dassin à Saint Barth. Pas de trémolo ou de texte hommage : Johnny donne juste l'essentiel : "St Barth 1972" et touche au cœur les fans du disparu.

Au moment de sa disparition, Joe Dassin peinait à se remettre d'une épuisante tournée estivale et s'inquiétait à propos de l'intense bataille juridique à venir avec son ex-femme Christine, épousée en 1978. L'objectif pour le chanteur était de préserver la garde de ses deux fils, Jonathan et Julien, respectivement âgés de 1 an et demi et 5 mois.

Le chanteur est mort au beau milieu du déjeuner, à 12 h 30 dans un restaurant où tablaient avec lui Jonathan et Julien. Après la disparition de leur père, les deux garçons seront élevés par leur mère, dans une maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines. Jonathan, 36 ans aujourd'hui, raconte au Nouvel Observateur sa difficulté à faire découvrir sa musique.

Joe Dassin vu par son fils, 35 ans après sa mort

Sophie Delassein   

Gala 13 nov 2013b

"L'Obs" a rencontré Jonathan, l'un des fils chéris de Joe Dassin, mort il y a 35 ans. Lui aussi s'est mis à la musique.

"Qu’est-ce qui m’arrive ?", se demande-t-il à voix haute. Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin déjeune au restaurant "Chez Michel et Eliane", rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson.

Ce déjeuner à Tahiti, c’est un peu sa récompense, Dieu sait qu’il a tant et tant attendu ce moment. Il le vit comme un tournant dans sa vie, lui qui vient de passer des mois éprouvants émotionnellement et physiquement. Dassin contre Dassin : la guerre contre Christine, épousée en secondes noces le 14 janvier 1978, est déclarée.

Le divorce viendra en son temps, pense-t-il, l’enjeu, la priorité, est d’obtenir la garde de Jonathan et de Julien. Dans une vie antérieure, quand il était marié à Maryse Massiera, le couple avait perdu un bébé de 5 jours, Joshua. Traumatisé à jamais, il veut voir grandir ses fils. Absolument, passionnément. C’est son nouveau projet de vie, sa carrière d’étoile de la chanson passera désormais au second plan.

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En août 1979. (Christian Pinson / Sipa)

Avant de s’envoler pour ce voyage charnière à Tahiti, et même si le cœur n’y était pas tout à fait, il est monté sur scène pour une tournée d’été. Tout de blanc vêtu, il s’est montré tel que son public l’aimait, lui le pilier des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, le bon client de Danielle Gilbert, de Michel Drucker.

Il est monté sur scène et il a enchainé ses tubes : "Et si tu m’existais pas", "Cécilia", "L’Amérique", "Les Champs-Elysées", "A toi", "Le petit pain au chocolat", "L’été indien". Il a souri, a attaqué ses chansons avec ce mélange de force et de tendresse qui fait son succès. Il s’est tenu droit, du moins il a essayé.

Tout est fichu

Ce long voyage jusqu’à Papeete n’est pas une bonne idée. Le trajet est long, déraisonnable, une folie, de l’inconscience brute. Il n’est pas en état de le faire et il ne peut l’ignorer. Les médecins et ses amis le lui ont répété mille fois. Il n’a rien voulu entendre. Déraisonnable et dangereux, quand on sait qu’un mois plus tôt... Un mois plus tôt, sa tournée d’été passait par Cannes. Ce soir-là, Joe Dassin n’a fait qu’essayer de chanter, jusqu’au moment où il a vacillé, et a dû quitter la scène au beau milieu d’une chanson. Il part, revient, repart. Définitivement. Le cœur commence à lâcher, le médecin pompier le contraint à l’hospitalisation. Il passe une semaine en soins intensifs à l’Hôpital Américain de Neuilly.

Il n’a toujours qu’un seul but : se mettre au vert pour s’occuper de ses enfants loin des feux de la rampe. Il songe à passer plus de temps dans son Amérique natale et à Tahiti, son île d’adoption. Nous sommes au mois de juillet. Et il part. Mais, déjà, lors de l’escale réglementaire à Los Angeles, il est victime d’un nouvel infarctus.

Il est 12h30, ce 20 août, Joe Dassin a 41 ans. Au beau milieu du déjeuner, il lâche "Qu’est-ce qui m’arrive ?" et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux, et son ambition primordiale : s’occuper de ses deux fils et s’émerveiller de les voir dessiner leurs premiers accords de guitare. Ça ne se fera pas, il faut que les vivants l’intègrent, l’acceptent, survivent à cette injustice. Au chagrin.

Les enfants, surtout. Jonathan et Julien, les fils chéris de Joe Dassin. S’ils ont du mal à parler de leur père, c’est qu’ils ne l’ont pas connu, n’ont pas de souvenirs avec lui. Un père célèbre, hyper populaire, qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. Jonathan Dassin a les mêmes initiales que son père, un air de famille flagrant, émouvant, et quand il chante, on entend parfois les intonations de cette voix familière qui a fait chanter la France des années 1960 et 1970.

Le fils chéri

Jonathan Dassin a sorti un premier album auto-produit il y a deux ans ; il est dans l’attente d’en faire paraître un deuxième prochainement. Il prend son temps, tente de nouer des contacts, de trouver des soutiens. A 36 ans, il n’a ni l’outrecuidance ni les réseaux des "fils de". Il raconte :

J’ai fait le tour des maisons de disques pour me heurter à une certaine incompréhension : souvent, les gens ne savent pas comment ils vont me présenter. Le fait que je sois le fils de Joe Dassin semble les gêner. Mon âge aussi, sans doute, alors que je pense au contraire que plus on avance et plus on a de choses à raconter."

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Jonathan Dassin en 2013. (PJB / Sipa)

A 36 ans, Jonathan Dassin mène une double carrière : développer ses projets musicaux personnels et gérer le catalogue de son défunt père au côté de Julien, son petit frère. A chaque commémoration du 20 août 1980, tous les cinq ans, les dix ans, les quinze ans, il leur faut imaginer un concept pour raviver la flamme et que vivent les chansons : une intégrale, un best of, un spectacle, un documentaire, pourquoi pas un biopic.

Mais qui est Joe pour Jonathan ? Il en parle à la fois avec émotion et distance, tant d’années ont passé depuis l’été meurtrier, depuis le déjeuner fatal de Papeete.

Je n’ai pas eu le temps de le connaitre, d’avoir des souvenirs, des anecdotes. Je ne le connais pas davantage que son public, puisque je ne l’ai finalement vu qu’à travers des photos, des vidéos. Ce que j’ai en plus, ce sont les témoignages de ses sœurs, mes tantes, dont je suis très proche. Mais lui, mon père, je ne l’ai jamais eu en face de moi".

Jonathan a ainsi grandi, dans l’absence et le fantasme, mais pas tout à fait comme les autres orphelins, justement parce que beaucoup de gens le connaissent mieux que lui, comme il dit.

Elevés par leur mère

Après la disparition prématurée et tragique de Joe Dassin, c’est leur mère, Christine, qui a repris ses droits sur les deux petits garçons. Elle les a élevés, seule, dans la grande maison que Joe Dassin avait fait construire dans les Yvelines, à Feucherolles. Juifs par leur père qui les avait circoncis à la naissance, Christine les fait baptiser. Les liens avec la famille Dassin ne sont pas rompus pour autant. Au contraire. Depuis la Grèce où il vit avec Mélina Mercouri, Jules Dassin, le cinéaste de "Jamais le dimanche" et "Du rififi chez les hommes", veille sur ses petits-fils jusqu’au bout – il mourra à l’âge de 97 ans. Jonathan Dassin poursuit :

Dans la vie, on rencontre des hommes qui pourraient devenir des figures paternelles. Moi, des pères, j’en ai eu des tonnes, je pense surtout à mon grand-père. Je retrouvais Mélina et Jules environ trois fois par an, pendant les vacances scolaires. Il était très regardant sur ce qu’on devenait. Quant à Mélina, elle fut pour moi comme une grand-mère. Elle avait énormément de caractère, c’était une femme à poigne, mais je m’entendais très bien avec elle."

Une femme de tempérament, Christine en est une autre. Dans les livres et les documentaires, elle est souvent décrite comme celle qui, entre les disputes et toutes sortes d’excès, précipita la mort de Joe Dassin. Son fils est blessé :

C’est très compliqué de juger ce qu’on ne connait pas, comme le fonctionnement d’un couple. Certaines personnes ont pu être témoins de soirées arrosées et même davantage, mais qui peut affirmer que c’était leur quotidien ? Cela ne ressemble pas à ce que nous avons vécu, mon frère et moi. Malgré les circonstances, nous avons été bien élevés. Je tiens à dire que ma mère était une femme courageuse."

Mais, assez vite, dans la maison de Feugerolles, un autre drame se trame : Jonathan n’a que 16 ans quand Christine disparaît à son tour – la maintenance de la maison est assurée par un couple de Yougoslaves. Il est le premier à quitter les lieux, Julien attendra que la bâtisse soit vendue.

Jonathan n’a pas tardé à arrêter ses études pour s’engager dans une carrière de musicien. Il a continué à prendre des cours de trompettes, de piano, de solfège. Il a monté des groupes, jusqu’au moment où il s’est lancé en solitaire, en novembre 2013. Non sans difficultés…

Sophie Delassein

Il se marie à Cotignac dans le VAR avec Christine

 

Le "paradis blanc" de Joe Dassin

Par Olivier Rajchman 

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C'est le témoignage-choc de la semaine. Celui de l'ex-flic René-Georges Querry qui, dans un chapitre de son livre "De Mesrine à DSK" (Editions JC Gawsewitch), évoque une anecdote qu'on pouvait imaginer sans qu'elle ait été, jusqu'alors, racontée. Elle concerne un chanteur immensément populaire : Joe Dassin. Entre...

1977 et 1980, l'auteur-compositeur-interprète des "Champs-Elysées" et de "l'Eté indien" a plongé dans l'enfer des drogues dures. Une pratique qui a modifié son comportement -il devenait souvent difficile avec les autres et ingérable, en dépit de son grand professionnalisme- et a probablement précipité sa mort, d'une crise cardiaque, en août 1980.

Déjà, en 1977, Joe et son épouse, Christine Delvaux, avaient été interpellés par la police en possession de 20 grammes de cocaïne. La star avait alors déclaré à la presse : "Je ne me drogue pas". Sans vraiment convaincre... Querry, de son côté, rapporte dans son livre avoir arrêté le chanteur alors que ce dernier détenait une quantité impressionnante de 200 grammes de coke!

La scène a lieu alors que Dassin vient de se fournir chez son dealer. Il est accompagné d'une amie : "L'interpellation se passe dans le calme. Je me dis : "Ce n'est pas possible que ce type prenne de la came". Je le vois dans cet endroit presque minable (...) On l'emmène au 36 quai des Orfèvres. Il ne proteste pas. Sa copine se défend un peu. On l'emmène dans une pièce pour la fouiller. "Pas la peine !", elle sort de sa culotte 200 grammes de cocaïne. Lui : "Oui, je reconnais, c'est pour ma consommation personnelle".

Inculpé pour possession de drogue, Joe Dassin n'en voulut pas à Querry... au point de l'inviter à déjeuner.

Il faut dire que le flic avait su rester discret et que la presse de l'époque fermait volontiers les yeux sur ce genre d'affaires. Dassin, lui, malgré sa grande intelligence, ses nombreux dons, les exigences nouvelles de sa paternité (il eut deux fils en 1978 et 1980) et l'amour de son public ne s'en est pas remis. Un vrai gâchis...

Photo : France 3 (c)

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 La Sélection Best Of 3 CD 
à paraître le 12 août 2016

Avec Les Champs-ÉlyséesL'été indienEt si tu n'existais pasÀ toiSiffler sur la colline...
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Date sortie / parution : Disponible le 12/08/2016

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sortie en presse dans closer Hors Série

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et dans Destins Brisés France Dimanche (8 pages sur Joe)

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