Javascript is disable - http://www.supportduweb.com/ - Générateur de ribbons(Bandeaux) web 2.0

  accueil site  accueil siteaccueil site  accueil site accueil  CD bestof Claude Barzotti "Top 40 This Ultimate Collection" (6 juillet 2018) Belgique accueil site  

un homme

Sud Presse Belgique "Non je ne vais pas mourir !"

Sudpresse vendredi 27 novembre 2020 p1 miniSudpresse vendredi 27 novembre 2020 p33 mini

 

Le chanteur tient à dire à ses fans qu’il les aime beaucoup et qu’il les remercie pour toute leur aide 

Pierre Nizzet

Claude peut compter sur ses amis. © D.T.

Il y a deux semaines, Claude Barzotti annonçait qu’il mettait un terme à sa carrière. Miné par la maladie et le confinement, le Rital veut rassurer ses fans :

« Je vais me battre pour encore vivre au moins pendant dix ou quinze ans ». Il en profite pour leur dire « merci » ainsi qu’à ses amis, les « vieux chanteurs ». 

Claude Barzotti n’a pas le moral au zénith, c’est le moins qu’on puisse écrire. Mais il se bat et il nous l’a dit pas plus tard que mercredi soir, depuis sa maison de Court-Saint-Étienne. Il y a deux semaines, nos confrères de la DH avaient expliqué que le Rital mettait un terme à sa carrière. Une semaine plus tard, c’est France Dimanche qui montait chez lui pour prendre sa température. L’hebdomadaire à sensation avait titré : « Je passe mon temps à l’hôpital » en relayant cette phrase terrible du chanteur : « Les médecins m’ont dit qu’ils n’avaient jamais vu ça ».

Francesco, c’est son vrai prénom, ne sort plus de chez lui.

« Depuis le mois de février, je ne suis plus sorti. C’était dans un restaurant. Depuis, c’est la personne que j’emploie qui me prépare les plats »,

confesse l’homme originaire de la région de Pesaro. Il confirme qu’il souffre d’une terrible pancréatite.

« Je passe les trois quarts de mon temps dans les hôpitaux. À Saint-Pierre à Ottignies mais aussi à Erasme et à Saint-Luc à Bruxelles. Je suis triste, je ne vais pas bien. J’ai une santé de merde », dit-il avec la voix sanglotante.

Il ajoute qu’il serait incapable de tenir debout en concert. « Je ne sais même plus marcher 100 mètres à pied. Je ne sais plus chanter dans ces conditions-là. C’est pour cela que je termine ma carrière ».

Sa décision a provoqué un fameux choc chez ses nombreux fans qui n’arrêtent pas de lui écrire.

« Houlala, je n’en peux plus de tous les messages exceptionnels que je reçois et de gens bien ». Il peut compter sur ses amis les artistes. « Lou vient souvent me voir, cela me fait très plaisir. Claude Michel est aussi venu s’enquérir de ma santé. Herbert Léonard m’appelle presque tous les jours. Oui, les vieux chanteurs », ajoute-t-il en retrouvant le sourire.

« Je vais me battre ! »

On lui demande, en le tutoyant, « tu ne vas quand même pas mourir, François ? »

« Non, je ne vais pas mourir ! Je vais me battre… et qui sait, si je retrouve la forme, je pourrai rechanter dans deux, trois ou quatre ans. Je veux vivre encore 10 ou 15 ans, profiter de ma famille et de mes trois petites-filles ».

L’alcool ? « J’en bois beaucoup moins. Ma maman n’en buvait pas une goutte, elle est morte d’un cancer du foie. Mon papa ne buvait qu’une bière le dimanche, il est mort d’un cancer du pancréas », répond-il, fataliste. Et ses fans qui n’arrêtent pas de lui envoyer de gentils messages, il leur répond quoi ? « Simplement que je les aime beaucoup. Je tiens à les remercier pour toute leur aide. J’espère que je leur ai donné quelque chose de bien ».

Ses journées, il les passe à regarder la télévision.

« Je vois plein de journaux télévisés. Des concerts ? Non, certainement pas car je ne m’y retrouve plus. Il n’y a plus de mélodie ! » Et il ne touche plus à sa guitare, ni à son piano…

1er mai 2020 avec Claude

 

Je vous souhaite tout le bonheur du monde

que les clochettes tintent de bonheur et de joie dans un arc en ciel d'amour

Muguet foret Bisous Muguet goute de rosee

Rosee muguet

ci-dessous un petit poème que j'ai composé ce matin...

mai 2017 

mai 2017

 

Lire la suite

Article de presse entrevue avec Claude Barzotti

Claude Barzotti: il écrit quand il va mal

Article presse prot mini

MUSIQUE ENTREVUE

LE PLUS ITALIEN DES CITOYENS BELGES AVOUE QU’IL NE TIENT PLUS LE COMPTE DES ALBUMS QU’IL A LANCÉS AU COURS DE SA PROLIFIQUE CARRIÈRE. CLAUDE BARZOTTI SE LIVRE SANS FARD SUR LE PROCESSUS D’ÉCRITURE QUI EST LE SIEN ET SUR LE SENS DE PLUSIEURS CHANSONS DE SON PLUS RÉCENT ALBUM.

C’est avec un chanteur assumant son côté tourmenté que nous nous entretenons. Cet après-midi-là, il travaille avec un autre artiste, Claude Michel.

Quand on lui demande si chaque lancement d’un nouvel opus porte les mêmes espoirs, il répond:

«C’est comme avec les femmes. Chaque fois qu’on en rencontre une, on pense que c’est la meilleure, que c’est la dernière» Poursuivant sur sa lancée, il déclare: «Je ne sais même plus combien d’albums j’ai faits. Quand on aime, on ne compte pas ! Certains ont bien marché, d’autres, moins.»

PAROLES, PAROLES

Le chanteur dit cependant qu’il y a une constante dans son travail, soit de privilégier les chansons à texte.

«Toutes ont une histoire. Malheureusement, je ne sais écrire que lorsque je vais mal. Lorsqu’il pleut, lorsqu’il vente... Mais tout ce que j’écris est vrai. Il n’y a pas un mot que je changerais.

Une fois que c’est fini, je tourne la page, je commence une autre chanson.»

Serait-il un artiste torturé?

«C’est parce que j’ai des problèmes, c’est tout.» L’artiste parle beaucoup de vérité pendant l’entretien, on sent qu’une grande sincérité l’anime. Comme quand il répond sans détour «Je suis tout seul» lorsqu’on lui demande si la famille est son refuge. Il a pourtant composé une chanson pour ses deux petites-filles et une pour son père. «C’est difficile de ne pas parler de son papa.

En fait, j’ai fait une bonne chose.

J’ai écrit deux chansons quand je savais qu’il allait partir. Parce que c’est quand les gens sont là qu’il faut leur dire qu’on les aime.»

Dans le titre Le riche, on pourrait croire que c’est de moi que je parle, (mais il réfute toute part d’autobiographie dans ces paroles qui évoquent un homme nostalgique de son passé.)

«En fait, c’est l’histoire de quelqu’un que j’ai connu par hasard, un homme qui est parti de rien.»

Le chanteur est extrêmement sollicité à titre de parolier, mais il n’accepte pas toutes les propositions qui lui sont faites.

«Avant d’accepter, il faut que je comprenne la personne, que je connaisse la vérité.» C’est ce qu’il a fait avec Laeticia Hallyday lorsque, du vivant de son mari — le rocker Johnny Hallyday —, elle lui avait demandé d’écrire une chanson pour eux.

«Ça, c’est incroyable! Elle m’appelle et me dit: “Vous êtes le seul qui peut raconter notre vraie histoire d’amour.” J’étais vraiment surpris. On est restés une bonne heure au téléphone.» C’est ainsi qu’est né le titre L’enfant que tu attendais. «En écoutant bien, on peut percevoir que j’ai pris des intonations de Johnny. (Il fredonne “L’enfant que tu attendais, celui que nous attendions...”) C’est parce que je ne l’ai pas écrite pour moi, cette chanson.»

SUIVRE SA DESTINÉE

Lorsqu’il songe à sa carrière, l’artiste ne tombe pas dans le piège des regrets, préférant évoquer comment tout a commencé.

«Je ne suis pas allé longtemps à l’école. Je voulais être gymnaste, j’ai été deuxième aux championnats de Belgique sur tapis. Mais la salle dans laquelle je m’entraînais n’a plus reçu de subsides de l’État et a dû fermer. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps... À sept ou huit ans, j’avais commencé à jouer de la guitare, alors j’ai continué.»

Il deviendra professeur de musique à 18 ans et directeur artistique à l’âge de 22 ans. Un changement de destin comme une voie toute tracée qui allait lui faire connaître le succès.

Suivi par un auditoire loyal dans toute la francophonie, Claude Barzotti avoue prendre un grand plaisir à échanger avec les gens d’ici.

«Au Québec, le public est extraordinaire, très chaleureux. Et fidèle.»

En attendant de le revoir sur scène de ce côté-ci de l’Atlantique, ses fans pourront patienter avec les chansons de l’album Un homme.

Un homme est actuellement disponible en magasin.